Apprendre à conduire en France

Puisque nous sommes en train de le vivre nous-mêmes (en tant que parents, qui sont assez impliqués dans le processus !), j’ai pensé qu’il pourrait être utile d’expliquer ce qui se passe lorsque votre adolescent veut apprendre à conduire en France. C’est intéressant car le processus est assez différent de celui de la plupart des autres pays, en outre l’apprentissage de la conduite est absolument indispensable.

La patience est de mise

La première chose dont vous avez besoin est la patience, car le processus complet prend environ 18 mois du début à la fin. Un élève doit avoir au moins 16 ans avant de pouvoir commencer à apprendre à conduire en France.

Il doit d’abord passer son examen du code de la route, ce qui prend généralement deux mois, voire plus, à moins qu’il n’ait beaucoup de temps libre pour étudier. Cette étape consiste principalement à apprendre le code de la route (français !), à passer de nombreux examens blancs pour voir comment ils progressent, et finalement, lorsque leurs résultats sont suffisamment bons, ils peuvent passer le véritable examen.

Ne les pressez pas de passer l’examen avant qu’ils ne soient prêts (bien que l’auto-école ne vous laissera pas faire de toute façon). S’ils échouent à l’examen et doivent le repasser, vous devrez apparemment débourser 60 euros supplémentaires pour une nouvelle tentative…

Cette étape doit être terminée de manière satisfaisante avant qu’ils ne puissent prendre le volant d’une quelconque voiture.

Prévoir un budget nécessaire

L’étape suivante est celle des leçons de conduite avec un moniteur d’auto-école.  En général, 20 à 25 heures de cours sont nécessaires, dont au moins 20 sont obligatoires. Comme vous pouvez l’imaginer, vous allez devoir débourser plusieurs centaines d’euros, souvent plus de 1000 euros, pour le processus d’apprentissage.

À ce stade et pendant les quelques mois qui suivent, un instructeur accompagne l’apprenant et, leçon après leçon, il lui dresse la liste des tâches nécessaires pour devenir un conducteur compétent. S’il faut six semaines à l’apprenant pour réussir la partie « conduite lente en ligne droite » du cours, vous devriez peut-être commencer à prendre des dispositions pour votre deuxième hypothèque…

Le résultat de ce processus est que le « test » final est rarement raté parce que l’instructeur ne signe pas le papier disant qu’ils sont prêts pour la prochaine étape jusqu’à ce que, eh bien, ils soient prêts pour la prochaine étape. Ils peuvent donc (et le font souvent) dire que l’apprenant a besoin de 5 à 10 heures de cours supplémentaires, ce qui représente une dépense additionnelle si votre contrat est un contrat « standard de 20 heures ».

Temps et courage

La troisième phase est la plus longue de toutes. Après avoir été déclaré apte à prendre le volant, l’apprenant doit effectuer au moins 12 mois et 3000 kilomètres de « conduite accompagnée ». Autrement dit, partout où vous irez en voiture, c’est lui qui vous conduira et vous ferez des commentaires constructifs.

Je trouve que « c’était juste » et « qu’est-ce que tu crois faire » sont les plus utiles, mais je suis sûr que vous en trouverez d’autres.

L’une des restrictions est qu’ils doivent rouler à 10 km/h en dessous de la vitesse autorisée lorsqu’ils sont à la campagne, l’autre est que vous devez être en état de prendre le volant si nécessaire, donc ils ne peuvent pas vous ramener chez vous si vous avez dépassé la limite légale d’alcoolémie – vous serez également banni !

Le badge « Conducteur accompagné » Vous pouvez repérer les voitures avec « conducteur accompagné » parce qu’elles portent un badge rond à l’arrière avec l’image d’un adulte et d’un élève qui dit « Conducteur accompagné ».

Vous devez indiquer à l’auto-école qui seront les « conducteurs accompagnés » – il doit s’agir de conducteurs expérimentés, titulaires d’un permis depuis au moins trois ans – et en informer votre compagnie d’assurance automobile. Il est remarquable qu’il n’y ait pas d’augmentation du coût de votre assurance à ce moment-là, il suffit de les informer de la présence du nouveau conducteur.

Au cours de l’année, les apprentis conducteurs tiennent un registre de tous les trajets qu’ils effectuent, y compris la distance, les conditions météorologiques, etc. et passent également quelques tests « intermédiaires » pour suivre leurs progrès, sans doute pour empêcher les parents de signer des bouts de papier indiquant qu’ils ont effectué la conduite accompagnée.

Ces trajets doivent être variés. Ainsi, aller à l’école et en revenir tous les jours pendant un an peut représenter 3000 kilomètres, mais cela ne suffira pas pour obtenir un permis à la fin.

L’obtention du permis de conduire complet

Après tout ce temps et ces efforts, ils passeront un dernier test (si tout va bien) à l’auto-école, avant d’être autorisés à sortir seuls. Dans tous les cas, ils doivent avoir 18 ans avant d’obtenir un permis de conduire pour une voiture.

Pendant les deux ou trois premières années, les conducteurs nouvellement qualifiés en France portent un badge rond « A » (apprenti) à l’arrière de leur voiture.

Les plus de 18 ans qui apprennent à conduire en France

Ce qui précède décrit ce qui se passe lorsque votre enfant de 16 ou 17 ans veut apprendre à conduire. Ceux qui commencent à 18 ans ou plus peuvent poursuivre leur apprentissage avec une auto-école et ne pas avoir à faire une année de conduite accompagnée (bien que cela reste une option, par exemple si une femme apprend à son mari à conduire).