Pilote de ligne / Commandant de bord

devenir pilote de ligne

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : 5 ans environ minimum après le Bac
Diplôme requis d’entrée en formation : bac+2 minimum, à voir selon les organismes de formation ou de sélection
Lieux de formation : L’ENAC ou écoles privées de pilotage ou Air France
Déplacements : OUI

Le métier

Appartenant au ‘ Personnel Navigant Technique ‘, ces professionnels ne portent pas uniquement l’uniforme et ne font pas que piloter les avions. Le pilote de ligne par exemple doit préparer tout l’avant vol en prenant en compte différents paramètres (météo, configuration des aéroports de départ et d’arrivée) et différentes données techniques (capacité de l’avion, etc.).

Parlant parfaitement anglais, il assure le bon déroulement du vol en liaison avec les services aériens au sol et il est responsable, à la fois, du vol et de la prise en charge des passagers en relais avec le chef de cabine qui est responsable des hôtesses de l’air et des stewards.

L’électronique et les nouvelles technologies en constante évolution font que le pilote de ligne ou co-pilote et son supérieur hiérarchique, le commandant de bord, doivent se tenir à jour par des formations régulières sur les nouveaux systèmes et modèles. La surveillance du tableau de bord et le pilotage, notamment au décollage et à l’atterrissage, sont manuels. La concentration des personnels navigants techniques doit donc être forte et maintenue.

En cas de problème technique soudain, les personnels navigants techniques se doivent d’intervenir, d’où le stress important généré par ces métiers. Avec les nouvelles lois antiterroristes, ils sont désormais isolés en vol dans le cockpit et ils ne doivent pas obéir aux pirates de l’air, même si les passagers sont menacés. Ils doivent donc être techniquement, juridiquement et médicalement à jour et posséder une grande résistance physique et nerveuse (incidents, décalages horaires, conditions climatiques défavorables, etc.).

Ils peuvent travailler dans des compagnies effectuant du court (national) ou du moyen (par exemple sur l’Europe) ou du long courrier. Ils peuvent donc être amenés à piloter différents types d’avions. Cependant, selon les recrutements et les besoins, il y aura spécialisation automatique sur des types d’avions précis (Boeing, Airbus, etc.), les uns et les autres se pilotant différemment.

Il leur faudra donc, bien souvent, refaire une session complète d’apprentissage pour piloter un autre modèle d’avion.

L’accès au métier

Deux voies gratuites de formation au métier existent.

L’une passe par L’Ecole Nationale de l’Aviation Civile (ENAC) avec une entrée à l’école accessible sur concours pour des candidats ayant validé au moins un bac+2 scientifique (plutôt bac+4). Cette formation ne garantit pas un emploi à la sortie et le pilote à la fin de ses d’études doit chercher un poste dans une compagnie aérienne.

De plus, L’ENAC ne recrute qu’une vingtaine d’élèves pilotes par an (EPL). La formation qui est gratuite dure deux ans et demi.

La partie théorique se déroule à L’ENAC et dure six mois. La partie pratique est gérée par le SEFA. Il s’agit d’obtenir au moins, pour devenir co-pilote ou pilote de ligne, L’ATPL (licence de pilote de ligne) théorique, plus la licence de pilote professionnel (CPL) et la qualification de vol aux instruments (IR).

A la fin de la formation, il faut passer la MCC (Multi Crew Coordination) qui est nécessaire pour piloter des avions dont l’équipage de conduite se compose d’un minimum de deux pilotes. Le commandant de bord doit posséder L’ATPL.

L’autre voie gratuite de formation passe par Air France qui a sa propre école de formation pour les pilotes cadets qu’elle recrute et qu’elle embauche ensuite. Les profils recherchés sont des profils jeunes (moins de vingt-sept ans) ayant un bac+2 scientifique. La formation dure vingt-huit mois. Des aptitudes médicales sont demandées ainsi que de remplir certaines conditions (Nationalité Française, etc.).

Sinon, des aéroclubs existent ou des écoles privées de formation, mais l’insertion dans l’emploi est beaucoup plus difficile ensuite et le coût de la formation est très important. La personne qui suit cette filière autodidacte doit financer sa formation et passer ses différentes licences en montant ses heures de vol entre chacune d’elles. Il faut donc ici être très passionné par le métier.

Ne pas oublier la filière militaire de formation (Marine Nationale et Armée de L’Air).

Bien se renseigner avant de s’engager dans une formation vers ce métier !

Les contraintes du métier

Les horaires de travail sont aléatoires avec du travail en semaine, les week-ends, les jours fériés, de jour comme de nuit, en fonction des affectations.

Les lieux d’exercice

– Au sein de compagnies aériennes privées ou publiques

– Dans L’Armée de L’Air ou dans La Marine Nationale

Conducteur polyvalent d’engins de chantier

devenir conducteur engins de chantier

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Formation
Durée de formation : de 9 mois à deux ans pour un CAPou passage du Caces
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour un CAP
Lieux de formation : lycées professionnels ou CFA ou organismes privés de formation en TP
Déplacements : OUI

Le métier

Aux commandes d’engins de chantier de toutes sortes (pelleteuse, niveleuse, chargeuse, etc.), engins par ailleurs très coûteux, les conducteurs polyvalents d’engins de chantier préparent le terrain avant les travaux de nivellement ou de terrassement.

Le conducteur polyvalent d’engins de chantier a le compas dans l’oeil et le geste sûr pour réussir la tâche confiée et il respecte les normes de sécurité pour lui-même, pour autrui, et pour les biens alentour. Certains chantiers sont parfois dangereux (glissements de terrain, sols instables, sablières, etc.).

Mobile, ce professionnel peut être amené à travailler de quelques semaines à plusieurs mois sur un chantier à un endroit géographique précis, puis être conduit à se déplacer ensuite sur un autre chantier. Toutefois, en général, il rentre chez lui tous les soirs.

Il doit entretenir son engin et son matériel, d’où la nécessité pour lui d’être habile de ses mains et de posséder de bonnes bases en mécanique. Il peut se spécialiser sur des engins particuliers, notamment les grues ou les tunneliers qui sont plus difficiles à manier.

Après quelques années d’expérience, il peut évoluer vers un poste de chef d’équipe, s’il en montre les compétences.

L’accès au métier

Le CAP Conduite d’Engins de Travaux Publics (accessible en 9 mois si la personne a déjà un CAP dans un autre secteur) est le diplôme par excellence pour exercer ce métier qui nécessite une véritable formation au point de vue du maniement des différents engins. Ce diplôme peut se passer au sein de lycées professionnels privés ou publics ou au sein d’organismes privés. Un BP Conducteur d’Engins de Chantiers existe aussi. On peut aussi accéder au métier en passant un CACES engins de chantier (voir les différentes catégories).

Les contraintes du métier

Le travail se déroule en journée et en semaine – sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Au sein d’entreprises de Travaux Publics

Coursier / Chauffeur livreur véhicule léger

devenir coursier

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : aucune sauf si préparation d’un CAP Livreur
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour faire un CAP
Lieux de formation : aucun sauf si préparation d’un diplôme
Déplacements : OUI

Le métier

Le chauffeur livreur véhicule léger ou coursier travaille surtout seul lors d’opérations où il se charge d’assurer l’enlèvement ou la livraison de marchandises (lettres, plis urgents, paquets, etc.) chez différents clients, particuliers ou entreprises, à bord d’un véhicule léger (voiture ou camionnette). Ces opérations ne sont pas toujours regroupées en tournées, ce sont souvent des courses. Le coursier peut aussi travailler en scooter, en moto, etc..

Très autonome et responsable de la marchandise qu’il transporte, il lui faut avoir un bon contact et une bonne présentation physique, et parfois même savoir faire preuve de diplomatie quand on le fait attendre alors qu’il n’a pas de temps à perdre.

Maître de son véhicule et débrouillard dans sa recherche des différents itinéraires possibles, il connaît bien, en général, le secteur géographique qu’il dessert. Son temps est précieux et ses points sur son permis aussi, d’où un équilibre à trouver pour lui sur la route.

Une fois la course terminée, il doit parfois reprendre contact avec son entreprise qui lui indique une nouvelle adresse où se rendre ou qui lui donne une nouvelle mission.

Il doit savoir lire et écrire car il a des documents administratifs à faire signer. Il gère aussi parfois en direct des encaissements.

Lorsqu’il est chauffeur livreur avec une clientèle de particuliers, il est souvent obligé de travailler en horaires décalés, puisqu’il doit trouver les clients chez eux pour effectuer les livraisons (le soir ou le samedi).

L’accès au métier

Il faut avoir son permis de conduire (permis B) depuis plus de deux ans de préférence et avoir encore un certain nombre de points sur celui-ci. Une expérience commerciale et une bonne présentation physique sont souvent exigées. Aucun diplôme de base n’est vraiment nécessaire, bien qu’un CAP Livreur existe.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée, en semaine et le samedi, sauf organisation spécifique de l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Au sein de sociétés spécialisées en courses urgentes ou de services de coursiers

– Au sein d’entreprises commerciales ou au sein de grandes surfaces de distribution qui livrent des produits à domicile (de type surgelés, etc.)

Mécanicien automobile / Poids Lourds / agricole / motos / bateau/ avion

devenir mecanicien

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Formation
Durée de formation : de 9 mois à 2 ans pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour un CAP
Lieux de formation : lycées professionnels ou CFA ou organismes de formation pour adultes, etc.
Déplacements : NON

Les métiers

  • Mécanicien automobile
  • Mécanicien Poids Lourds
  • Mécanicien agricole
  • Mécanicien motos et loisirs
  • Mécanicien bateau
  • Mécanicien avion

Ces professionnels de la mécanique, quelle que soit la spécialité choisie, assurent le bon fonctionnement des véhicules et des engins par une démarche préventive (révisions, entretiens, etc.) et curative, en cas de pannes ou d’incidents.

Ils possèdent des compétences spécifiques, aussi bien en mécanique pure qu’en hydraulique, qu’en pneumatique, qu’en électronique ou qu’en moteurs (propulseurs, etc.). Les mécaniciens ne doivent pas avoir peur de se salir ou de tenir les positions nécessaires aux interventions.

Ils sont en très bonne santé et en bonne condition physique car les journées peuvent être longues et les manipulations de pièces difficiles, répétitives et courantes.

Chaque type de mécaniciens intervient dans un domaine différent et il se doit donc d’acquérir les compétences nécessaires pour travailler dans le secteur d’activité choisi.

Le mécanicien automobile, agricole, Poids Lourds, aéronautique, bateau, motos et loisirs ou avion est garant et responsable de son intervention, d’où l’intérêt pour lui d’effectuer un travail de qualité dans le respect des règles de sécurité. Il peut mettre la vie des autres en jeu. Il travaille souvent en partenariat avec des assureurs, des dépanneurs (parfois c’est lui qui réalise la prestation dépannage), la maintenance aérienne, les fournisseurs, les grandes marques automobiles, les experts automobiles, etc..

C’est pourquoi un bon sens relationnel mis en oeuvre tant auprès de sa clientèle directe, s’il en a une, qu’auprès de ses partenaires doit venir compléter ses capacités techniques. D’ailleurs, la plupart des mécaniciens automobiles, agricoles, etc. travaillent aujourd’hui en réseau sous l’enseigne d’une grande marque.

Les mécaniciens travaillent en équipe, notamment dans l’aéronautique et dans le naval. Ce sont des métiers considérés comme usants physiquement et parfois, en milieu ou en fin de carrière, les mécaniciens, comme ceux de l’automobile par exemple, se reconvertissent.

Selon la spécialité d’engins ciblée, le mécanicien doit parfois détenir des permis de conduire correspondants ou des certificats spécifiques, des CACES, des habilitations etc.. Il est nécessaire qu’un mécanicien automobile par exemple ait son permis B.

L’accès au métier

Pour être mécanicien, il n’y a pas de secret, il faut avoir un diplôme, et au minimum un CAP. Il faut aussi avoir une passion pour le secteur ciblé. Les formations vont jusqu’au BTS ou plus pour tous les secteurs de la mécanique.

Ces formations s’effectuent en général dans des lycées professionnels ou en CFA en deux ans pour un CAP (ou en neuf mois si la personne a déjà un CAP dans une autre discipline).

Mécanicien automobile : CAP Maintenance des Véhicules Automobiles option Véhicules Particuliers.

Mécanicien motos et loisirs : CAP Maintenance des Véhicules Automobiles option Motocycles.

Mécanicien bateau : CAP Réparation et Entretien des Embarcations de Plaisance ou BEP Mécanicien Maritime. Attention Réforme des BEP et donc des cursus de formation !

Le métier de mécanicien naval se prépare aussi avec un niveau de BEP à Bac+2 après formation initiale au Centre d’Instruction Navale de Saint-Mandrier.

Mécanicien agricole : BEPA Agroéquipement (Attention réforme des BEPA et donc des cursus de formation !) ou CAP Maintenance des Matériels option Tracteurs et Matériels Agricoles.

Mécanicien d’avion : CAP Mécanicien Cellules d’Aéronefs ou CAP Maintenance sur Systèmes d’Aéronefs ou encore BTS MEMA. La maîtrise de l’anglais technique est ici obligatoire.

Mécanicien Poids Lourds : CAP Maintenance des Véhicules Automobiles option Véhicules Industriels.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée, en semaine et le samedi, sauf organisation spécifique à l’entreprise. Un permis est fréquemment requis pour bouger les véhicules ou les engins.

Les lieux d’exercice

– Dans des garages automobiles, dans des chantiers de réparation navale, etc.

– Dans les chantiers navals ou dans les ports

– Dans des aéroports ou dans des aérodromes ou dans des compagnies de transport aérien

– Dans de grandes concessions ou dans des coopératives agricoles

– Dans La Marine Nationale ou dans L’Armée de L’Air

Batelier / Marinier / Matelot / Éclusier

Devenir batelier eclusier

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : formation souvent ‘ sur le tas ‘ pour le batelier mais diplôme conseillé plus Attestation de Capacité Professionnelle, formation en interne pour le matelot
Diplôme requis d’entrée en formation : CAP/BEP pour ceux qui se présentent au concours d’éclusier et BEP apprécié pour les matelots. Attention Réforme des BEP !
Lieux de formation : au sein du Ministère de L’Equipement pour l’éclusier ou de L’Armée pour le matelot ou en CFA
Déplacements : OUI

Le métier

Ces professionnels, à leur compte, salariés, fonctionnaires, ou engagés militaires transportent ou aident à transporter par voies navigables des personnes ou des marchandises. Ou bien alors ils travaillent sur des bateaux comme techniciens de maintenance, etc..

Ce sont pour certains d’entre eux des passionnés voués à l’entretien constant de leur bateau et formés aux nouvelles technologies de la navigation.

Le batelier ou marinier transporte des matières premières en général (sable, gravats, etc.) sur la Seine et dans Les Pays du Benelux. Il est en général propriétaire de son bateau qui lui sert pour son activité professionnelle, et de résidence principale. Les enfants de bateliers vont souvent dans des écoles spéciales qui leur sont dédiées.

Certains bateliers se reconvertissent dans le tourisme (balades au fil de l’eau, chambres d’hôtes flottantes, etc.).

L’éclusier, quant à lui, facilite et régule la circulation sur voies navigables en entretenant son poste et en manipulant des écluses manuelles ou automatisées pour faire passer les bateaux. Il accueille les usagers et il a un rôle de contrôle de police sans être assermenté (vignettes, etc.).

Ce sont des métiers exercés en équipe ou seul (éclusier), en famille (batelier), ou en communauté (l’armée). Mais tous ces professionnels ont un point en commun : l’eau. Le rapport à l’eau est particulier et les règles de sécurité à observer sont strictes.

Le matelot est souvent un engagé militaire pour trois ans minimum dans La Marine Nationale (EILD de dix ans ou EILC de trois ans ou Engagement Initial de Longue ou Courte Durée possible). Sur un bateau, sur un sous-marin, sur un porte-avion, etc. ou dans un port, il est affecté sur des postes aussi diversifiés que les secteurs d’activité représentés (maintenance, cuisine, etc.), en fonction de sa spécialité et de sa durée d’engagement.

En tant que militaire, il se doit d’avoir une action préventive ou active en cas d’intervention dans des zones géographiques sensibles, d’où un entraînement militaire obligatoire. Il doit obéir aux ordres et vivre en communauté. Il peut faire carrière dans La Marine Nationale et évoluer vers le métier de marin, etc..

Le matelot peut aussi travailler dans des entreprises d’activités maritimes ou portuaires, il a alors un CAP Maritime de Matelot Polyvalent par exemple et des habilitations et permis maritimes spécifiques. Il surveille, manoeuvre et entretient alors les équipements des navires et leurs cargaisons.

L’accès au métier

L’éclusier est souvent fonctionnaire, suite à la réussite d’un concours de catégorie C des VNF ou Voies Navigables de France qui dépendent du Ministère de L’Equipement. Il est plus rarement salarié dans le privé. Il doit avoir un CAP/BEP pour pouvoir se présenter au concours et il doit savoir nager.

Le batelier est en général à son compte. Il possède sa propre péniche et il assure des contrats de transport pour de grosses entreprises qui ont des besoins en matières premières (entreprises de TP, carrières, etc.). Le CAP Navigation Fluviale est conseillé pour tous les métiers de la navigation. Après le CAP, on peut aussi faire une Mention Complémentaire ‘ Transporteur Fluvial ‘.

L’Attestation de Capacité Professionnelle (ACP) permet de s’installer comme entrepreneur batelier. Il faut aussi posséder le Certificat de Capacité de bateaux de toutes longueurs (ou permis de conduire) et certains certificats réglementaires obligatoires et attestations selon la nature de la voie d’eau empruntée et celle des marchandises transportées (Certificat restreint de radiotéléphonie, Attestation spéciale radar, Attestation ADNR pour le transport de matières dangereuses).

Avec un Bac, on peut entrer à L’ITIP ou Institut National des Transports Internationaux et des Ports pour préparer le Diplôme de Technicien Supérieur du Transport International et de la Logistique Portuaire.

Le matelot est souvent un engagé militaire de moins de vingt-cinq ans. Les profils détenteurs d’un BEP ou d’un CAP sont très appréciés (BEP Electrotechnique, Electricité, etc.). Voir les points d’information de La Marine Nationale. Voir aussi L’Ecole des Mousses de Brest qui vient de rouvrir ses portes. On peut aussi être matelot sans engagement dans l’armée.

Attention Réforme des BEP et donc des cursus de formation !

Les contraintes du métier

Les horaires sont aléatoires, semaine et week-end sont travaillés. Il faut un permis spécifique et des autorisations particulières selon les parcours et les chemins fluviaux empruntés.

Les lieux d’exercice

– Dans La Marine Nationale

– Sur Les Voies Navigables de France qui dépendent du Ministère de l’Équipement

– En tant qu’artisan, à son compte

– En tant que salarié d’une entreprise de transport et de TP (plus rare)

Carrossier réparateur / Peintre en carrosserie

Devenir carrossier

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Formation
Durée de formation : de 9 mois à 2 ans pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour un CAP
Lieux de formation : lycées professionnels ou CFA ou organismes privés ou organismes de formation pour adultes
Déplacements : NON

Le métier

Le carrossier réparateur répare les véhicules endommagés. Il peut ajuster le soubassement d’une carrosserie, remplacer un élément ou le restucturer, contrôler la géométrie des châssis. A l’aide d’outils, il débosselle, redresse ou remplace les éléments accidentés du véhicule. Il travaille le métal comme le plastique pour retrouver l’esthétique d’origine. Ce métier demande des connaissances en électricité, en mécanique, en électronique, etc.. Le métier a cependant évolué et il est rare qu’on répare désormais. On remplace plutôt la pièce endommagée par une neuve et des outils de haute technicité sont désormais employés (banc de mesure au laser, logiciels GMAO).

Le peintre en carrosserie prépare les surfaces sur lesquelles il applique ensuite la peinture. Il doit redonner au véhicule son aspect d’origine en se référant au référentiel/nuancier du constructeur automobile. Il est amené à travailler sur différentes surfaces et matières et ses connaissances dans ces domaines sont primordiales.

Il ne s’occupe pas seulement de redonner bonne mine au véhicule, il lui applique aussi des traitements particuliers (antirouille, étanchéité, etc.).

Ces professionnels doivent être en excellente condition physique et respecter les règles de sécurité (port d’une combinaison de protection, masque, lunettes, cagoule, gants pour travailler en cabine de peinture, etc.). Ils ne doivent pas souffrir d’asthme ni avoir des problèmes de dos. Très consciencieux, ils doivent avoir le geste sûr et précis car les rattrapages sont souvent difficiles.

Il leur faut aussi avoir de bonnes aptitudes relationnelles car ils travaillent en relais avec les mécaniciens, les experts automobiles, les carrossiers réparateurs, etc..

Quelques uns de ces professionnels se spécialisent en tuning.

L’accès au métier

Le carrossier réparateur doit avoir un CAP Construction ou Réparation des Carrosseries. Le peintre en carrosserie a souvent un CAP Peinture en Carrosserie (voir les options à l’intérieur de chacun des CAP comme celles de peintre automobile, au pistolet, coloriste, etc.) qui s’effectue en deux ans dans les lycées professionnels ou dans les CFA. Si la personne a déjà un CAP dans une autre discipline, elle peut réaliser ce CAP en neuf mois. Des permis de conduire peuvent être requis.

Il est possible après un CAP de continuer sur un Bac pro (Construction des Carrosseries), puis sur un BTS.

Certains organismes privés proposent aussi des formations, de même que des organismes de formation pour adultes (Greta, Afpa).

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée, en semaine et parfois le samedi, sauf organisation spécifique de l’entreprise. Le permis de conduire est souvent indispensable pour bouger les véhicules.

Les lieux d’exercice

– Dans des garages et dans des concessions automobiles

– Dans des entreprises spécialisées en carrosserie-peinture

– Dans de grands parcs automobiles comme les agences de location de voitures, ou dans des entreprises appartenant à de grands groupes

Chef de quai / Technicien logistique / Responsable logistique

devenir responsable logistique

Résumé de l’accès au métier

Débouchés : Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : 2 ans après le Bac au minimum, 5 ans à 6 ans après le bac pour être responsable logistique
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat
Lieux de formation : lycées professionnels, IUT, AFT-IFTIM, ISTELI
Déplacements : NON

Le métier

Le logisticien veille au bon déroulement des opérations de réception, de dispatching (tri) et de livraison de marchandises en respectant délais, coûts, production et exigences du client.

Le chef de quai s’occupe plus particulièrement de la logistique interne en organisant la réception, le dispatching et la livraison des marchandises dans le cadre d’activités de messagerie ou de transport express. Souvent, c’est lui qui établit les tournées et qui veille aux chargements et aux déchargements des camions tout en encadrant son équipe de manutentionnaires. Il gère les flux qui transitent sur le quai de l’entreprise.

Le technicien logistique s’occupe lui aussi de l’organisation interne mais, bien souvent, il gère aussi les stocks et il propose de nouveaux systèmes de stockage et de manutention. Il traque les dysfonctionnements et il pilote à distance la circulation des marchandises en utilisant des outils informatiques.

Le responsable logistique est garant du bon fonctionnement de son secteur au sein de l’entreprise qui l’emploie, entreprise de production ou plate-forme logistique. Au carrefour de la production, du commercial (vente, service après-vente, etc.), de l’informatique, du marketing et de la comptabilité, il se doit d’avoir une vision globale de l’activité pour mettre en place des stratégies logistiques adaptées. C’est un chef d’orchestre, un manager qui travaille aussi avec des sous-traitants, des transporteurs, etc..

Résistant physiquement et nerveusement, il travaille souvent dans l’urgence ou le stress, et il est appelé à régler des litiges parfois externes (avaries de marchandises, grèves de fournisseurs, problèmes de production, etc.).

Véritable pivot de l’activité, c’est un coordinateur hors pair doté d’un sens pratique et technique inébranlable. C’est un manager d’hommes qui sait faire preuve de fermeté. Il se tient au courant du marché extérieur du transport et des évolutions technologiques et il cherche toujours à améliorer l’organisation de l’acheminement des produits. Il peut être source de propositions pour l’amélioration des lignes de réception/expédition, aujourd’hui presque partout automatisées.

Négociateur et diplomate, il peut lui arriver d’avoir à gérer avec les fournisseurs les approvisionnements en matières premières, s’il n’y a pas d’acheteur au sein de son entreprise.

L’anglais courant lui est indispensable, s’il doit travailler avec des fournisseurs étrangers.

L’accès au métier

Pour être technicien logistique ou chef de quai, avoir le Bac pro Transport est nécessaire, mais les entreprises recrutent de plus en plus souvent des profils bac+2 ayant un BTS Transport préparé en lycée professionnel ou un DUT Gestion, Logistique et Transport préparé en IUT. Il peut être aussi demandé à ces professionnels d’avoir un ou des CACES.

Les entreprises recrutent aussi des profils ayant le TSMEL (Technicien Supérieur en Méthodes et Exploitation Logistique), formation préparée à l’AFT-IFTIM. Une expérience significative est en plus exigée, d’où l’intérêt de bien choisir ses stages.

Aujourd’hui, ce niveau d’études est minimal pour pouvoir évoluer vers un poste de responsable logistique, responsable d’entrepôt, ou responsable d’agence.

De nouvelles filières se sont créées avec des diplômes de niveau bac+3 et plus par le biais de L’ISTELI (Institut Supérieur du Transport et de La Logistique Internationale) ou par le biais de Licences Professionnelles Logistique préparées dans les Universités.

Pour une certification supérieure, certains organismes privés proposent des formations en logistique homologuées par L’Etat, de type mastères spécialisés ou masters pro, de niveau bac+5/6. Désormais, un responsable logistique doit avoir un niveau Bac+5/6 pour pouvoir accéder à un poste d’encadrement.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée, en semaine, sauf organisation spécifique de l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Dans des plates-formes et dans des entrepôts de logistique (domaines : alimentaire, automobile, transport, pharmaceutique, grande distribution, etc.)

– Dans des agences de transport

– Dans de grosses industries de production

– Sur concours, dans les organismes publics ou parapublics de plates-formes logistiques (ports, aéroports, etc.)

Conducteur de bus et de car

devenir conducteur de bus

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Formation
Durée de formation : 2 ans pour obtenir un CAP ou bien obtention nécessaire du permis D et de la FIMO
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour un CAP
Lieux de formation : auto-écoles spécialisées et organismes spécialisés (AFT-IFTIM, PROMOTRANS, ECF, etc.) ou CFA ou à La RATP après recrutement
Déplacements : OUI

Le métier

Le conducteur de bus et de car prend en charge des usagers pour les mener d’un point à un autre, tout en assurant leur sécurité par une conduite souple et adaptée. Il est responsable du respect de l’ordre, des consignes de sécurité et de la courtoisie au sein de son véhicule. La plupart des conducteurs doivent aussi contrôler, vendre les tickets de transport et encaisser le prix des courses. Il leur faut aussi avoir de bonnes bases en mécanique générale pour pouvoir entretenir ou dépanner leur véhicule.

Selon un itinéraire précis établi à l’avance, le conducteur de bus doit respecter les horaires, les points d’arrêt, les consignes, sans jamais perdre de sa concentration.

Parfois bloqué dans les embouteillages, notamment dans les grandes villes, il se doit de faire aussi face au nombre élevé de personnes qui montent dans son véhicule aux heures de pointe. Il se doit de garder son sang-froid et de rester calme pour assurer la meilleure prise en charge qui soit. Courtois, souriant, il accueille les passagers, et il participe au bon déroulement du voyage par sa présence et par son savoir-être.

Bien souvent aussi, il informe les voyageurs sur des itinéraires ou sur des lieux touristiques, à leur demande. Il doit rester en contact avec sa base pour signaler tout incident.

Certains conducteurs de bus et de car font du ramassage scolaire, d’autres font des dessertes de villes ou du transport touristique au national ou à l’international. La maîtrise de l’anglais est dans ce dernier cas appréciée.

L’accès au métier

Aucun diplôme de base n’est exigé pour devenir conducteur de bus et de car. Il faut avoir vingt et un ans, posséder son permis de conduire automobile (permis B) pour pouvoir passer le permis D (Transport en Commun avec véhicule de plus de huit places assises outre le siège du conducteur), et avoir la FIMO option ‘ Voyageurs ‘ (Formation Initiale Minimum Obligatoire) qui est désormais obligatoire et à renouveler tous les cinq ans. Il faut aussi passer une visite médicale et avoir un casier judiciaire vierge.

Avoir un diplôme comme le CAP Agent d’Accueil et de Conduite Routière-Transport de Voyageurs ou des titres de niveau V dispense de la FIMO et permet aux jeunes, dès dix-huit ans, d’exercer ce métier.

La RATP recrute des candidats âgés d’au moins vingt et un ans titulaire du permis B et/ou D. Aucun diplôme n’est exigé. Une formation en alternance de douze semaines est proposée aux candidats sélectionnés. Une qualification professionnelle devra être obtenue en fin de formation (permis D, épreuves de contrôle continu). La formation sera plus courte si le candidat a le permis D.

Voir le site Internet de La RATP.

Les contraintes du métier

Le travail se déroule le matin, en journée, en soirée, la nuit et le week-end, sauf organisation spécifique de l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Dans des entreprises privées de transport effectuant du ramassage scolaire, des dessertes de villes ou des voyages au national et à l’international

– Dans des Collectivités Territoriales, notamment pour des dessertes de villes ou pour du ramassage scolaire

– A La RATP

Hôtesse de l’air / Steward

devenir hotesse de l'air stewart

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : de quelques mois à plus d’un an après recrutement
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat minimum et plutôt bac+2 pour passer les épreuves de sélection
Lieux de formation : en interne dans les compagnies aériennes après recrutement ou dans des organismes privés
Déplacements : OUI

Le métier

Les hôtesses de l’air et les stewards appartiennent au ‘ Personnel Navigant Commercial (PNC) ‘. Ils assurent une prise en charge des passagers avant, pendant, et après le vol. Ils contrôlent le matériel de sauvetage (gilets, etc.), vérifient l’amarrage des caissons de repas et de boissons, rechargent l’arrière des sièges en magazines et veillent à ce que tout soit prêt pour l’embarquement des passagers.

Lorsque l’embarquement commence, ils doivent s’assurer de l’identité des voyageurs ou de la validité de leur titre de transport, puis installer ces derniers dans l’avion ou dans les navettes qui conduisent à l’avion.

Ces professionnels expliquent, lors de démonstrations, les règles de sécurité et ils veillent au confort de chacun des passagers en fonction des règles instituées (ceintures, etc.) et des besoins. Ils interviennent en cas d’incidents (agression, mal de l’air, malaise, alcoolisme, évacuation de l’avion, etc.). Ils sont à l’écoute des clients. Ils les rassurent, les accompagnent, et ils leur proposent parfois des activités spécifiques sur les longs courriers (longs voyages) ou l’achat de produits hors taxes.

Ce métier n’est pas de tout repos et la responsabilité engagée par ceux qui l’exercent est grande. Les décisions prises pourront entraîner de graves conséquences en cas d’accident. Avec les nouvelles réglementations antiterroristes, ces professionnels participent aux mesures de prévention et sont attentifs à la sécurité des passagers pendant le vol.

Lors du débarquement, ces professionnels s’assurent que chaque passager a bien récupéré ses bagages et qu’il a quitté l’avion sans encombre.

Sourire, amabilité, patience, maîtrise de soi et fermeté sont de mise. L’anglais courant au minimum et une excellente présentation sont indispensables pour intégrer ces fonctions.

L’accès au métier

En général, les compagnies aériennes sélectionnent de jeunes candidats à ces postes et elles les forment en interne.

Pour être sélectionné par Air France, il faut parler anglais couramment, et si possible deux autres langues étrangères, être de Nationalité Française ou appartenir à L’Union Européenne, avoir au minimum un Bac, remplir les conditions de mesures et d’âge et posséder le CFS ou Certificat de Formation à la Sécurité (100 heures de formation théorique, 35 heures de formation pratique, mais pas de stage) délivré par La DGAC.

Les candidats sélectionnés devront ensuite obtenir une attestation d’aptitude médicale physique et mentale payante délivrée par l’un des CEMPN (Centres d’Expertise Médicale du Personnel Navigant) avec obligation de reconduction de cette attestation tous les deux ans. lls devront aussi satisfaire à la visite médicale du travail obligatoire et obtenir leur CMC (Crew Member Certificate) demandé par l’employeur à la Préfecture.

Les profils bac+2 option Commerce ou Tourisme sont très appréciés par les compagnies. Des écoles et des organismes privés proposent aussi des formations de quelques mois à plus d’un an aux métiers de Personnel Navigant Commercial et des formations CFS.

Les contraintes du métier

Les horaires sont aléatoires avec du travail en semaine, les week-ends, les jours fériés, la nuit, en fonction des vols et des affectations.

Les lieux d’exercice

– Au sein des compagnies aériennes nationales ou privées

– Certains de ces professionnels se reconvertissent parfois comme agents commerciaux ou comme Personnel au Sol ou bien ils s’insèrent dans des agences de tourisme comme agents de voyage

Agent de transit / Affréteur

devenir agent de transit

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : 2 à 3 ans après le Bac minimum, compter plutôt 5 ans
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat
Lieux de formation : lycées professionnels, Instituts Universitaires de Technologie, écoles d’ingénieurs en Transport et Logistique
Déplacements : NON

Le métier

Les agents de transit et les affréteurs assurent les interfaces administratives, commerciales et économiques au niveau logistique et transport entre un expéditeur et un destinataire dans le cadre d’échanges nationaux ou internationaux (import export). Il s’agit pour eux de trouver des solutions au meilleur rapport qualité/prix/délais pour faire transiter des marchandises.

En fait, il leur faut agir de la manière la plus efficace et la plus rentable qui soit, tout en veillant au respect de La Législation en vigueur et au respect des consignes et des règles de sécurité.

Loin d’avoir la tête dans les nuages, ces professionnels sont pragmatiques, capables d’intervenir dans l’urgence, ce qui constitue l’essentiel de leur quotidien. Ils doivent régler par la négociation des litiges concernant des réclamations, des clauses de cahiers des charges non respectées, et autres aléas (grèves, avaries de marchandises, flambées des prix du carburant, etc.).

Ils coordonnent les différentes équipes (commerciales, transport) et travaillent avec les services des douanes ou avec des organismes portuaires (CCI), etc..

De l’organisation de la réception des marchandises chez l’expéditeur au stockage, puis au transit vers le destinataire, ces professionnels doivent envisager tous les cas de figure et proposer une solution fiable qui doit être validée par les clients.

Une partie de leur travail peut s’effectuer lors du montage de dossiers administratifs (déclarations de douanes, certificats sanitaires, etc.) aux procédures strictes et parfois complexes, notamment lorsqu’il s’agit d’import export en dehors de L’Union Européenne.

Ces démarches peuvent prendre du temps et parfois freiner, voire retarder, le transit. C’est pourquoi il faut à ces professionnels de la ténacité, de la conviction et une bonne dose de débrouillardise pour trouver des solutions et satisfaire le client, tout en ne débordant pas du cadre législatif du transport.

L’affréteur, quant à lui, est celui qui, en tant qu’intermédiaire entre clients et transporteurs, choisit le moyen de transport le plus adapté (routier, maritime, ferroviaire, fluvial ou aérien) aux besoins des expéditeurs et des destinataires.

L’anglais, le sens de l’organisation et un sens commercial affirmé sont indispensables pour exercer ces métiers. Il s’agit en effet de veiller à l’atteinte de l’objectif de marge, à la satisfaction du client et à la fiabilité des sous-traitants tout en s’appuyant sur la législation en vigueur, les prix du marché et la géographie des transports.

L’accès au métier

Le diplôme minimum demandé pour accéder à ces métiers est le Bac pro Logistique ou Exploitation des Transports. Ces deux baccalauréats sont souvent préparés dans les lycées professionnels.

Cependant, pour une meilleure insertion professionnelle, il vaut mieux acquérir un BTS Transport ou avoir un DUT Gestion, Logistique et Transport préparé dans un Institut Universitaire de Technologie dépendant d’une Université.

Une première expérience professionnelle est souhaitable, d’où l’intérêt de bien choisir son lieu de stage.

Pratiquer l’anglais est plus que recommandé.

Certaines entreprises demandent désormais un bac+4/5 comme une Maîtrise en Sciences de Gestion, Sciences Economiques ou Commerce International. Des diplômes d’école d’ingénieurs en Transport et Logistique existent comme ceux de L’ISEL ou Institut Supérieur d’Etudes Logistiques du Havre par exemple.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée, en semaine, et fréquemment le samedi, selon l’organisation spécifique de l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Dans de grandes entreprises privées de logistique

– Sur concours dans les organismes publics ou parapublics de plates-formes logistiques (ports, aéroports, etc.)

Magasinier / Cariste / Préparateur de commandes

Devenir cariste

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : de quelques jours à quelques semaines pour le CACES, mais de 9 mois à 2 ans pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour préparer un CAP
Lieux de formation : organismes privés ou lycées professionnels ou auto-écoles spécialisées
Déplacements : NON

Le métier

Le magasinage effectué à l’aide de matériel, transpalettes mécaniques ou chariots élévateurs automatisés, ou effectué manuellement est une activité qui allie planification, coordination, manutention et bon sens. L’utilisation d’un ordinateur pour la gestion des manipulations et des déplacements est de plus en plus fréquent. Le professionnel du magasinage participe à la fonction logistique de l’entreprise et il doit assurer la réception, le stockage, la préparation et la distribution des marchandises dans un temps imparti. Il doit remplir les documents de réception, effectuer un contrôle qualité et gérer les stocks de manière informatisée en général.

Parfois même, il doit s’occuper des retours marchandises des clients mécontents en partenariat avec le service commercial (produits défectueux ou cassés, erreurs de livraison, etc.).

Aujourd’hui, savoir utiliser des logiciels informatiques est exigé par les entreprises. Il faut dans ces professions savoir anticiper et planifier les besoins de la production, et savoir approvisionner rapidement les postes de travail.

Certains magasiniers sont de véritables gestionnaires de stocks : le stock existant, ce qui est à commander, les stocks non épuisés ou périmés, etc.. Ces professionnels peuvent même être amenés à passer des commandes auprès des fournisseurs.

Le préparateur de commandes organise et prépare les commandes de matières premières, de produits, dans le respect des procédures, des délais, de la qualité, et des consignes de sécurité. Il est chargé de préparer les envois aux clients selon un bon de commande précis. Il renseigne les documents d’expédition et les systèmes de gestion des flux d’approvisionnement. Il contrôle les niveaux de stocks.

Il se doit d’être rigoureux, méthodique afin d’éviter des retours de marchandises qui seraient préjudiciables financièrement et commercialement à l’entreprise.

Le cariste utilise différents matériels (chariots élévateurs, transpalettes électriques) pour réceptionner, entreposer, stocker (gestion de stocks assistée par ordinateur) et distribuer les marchandises. Il doit détenir le certificat de capacité professionnelle de cariste ou CACES (Certificat d’Aptitude à la Conduite En Sécurité). Le CACES qui comporte plusieurs catégories 1, 3, 5, etc. est maintenant demandé. Avoir un certificat d’aptitude médicale est obligatoire.

Le cariste peut aussi exercer des tâches plus administratives et il doit pouvoir désormais travailler en utilisant l’informatique.

Le cariste doit veiller à la sécurité des personnes car on lui demande de faire des approvisionnements rapides en marchandises sans provoquer d’accidents de travail, de préférence. Il n’est pas rare de voir des caristes jouer du klaxon dans les allées pour signaler leur arrivée ou pour se saluer entre eux.

Avant d’avoir une place stable en CDI, ce professionnel enchaînera souvent de nombreuses missions en intérim ou des CDD. Les caristes ont peu de soucis d’insertion professionnelle, bien que leurs contrats restent souvent précaires. Attention, avec la crise, l’insertion professionnelle est plus complexe !

L’évolution professionnelle peut se faire sur des postes de chefs d’entrepôt ou de chefs d’équipe, en fonction des compétences.

L’accès au métier

Aucun diplôme n’était jusqu’alors exigé, si ce n’était un ou des CACES pour les caristes, à passer en auto-écoles spécialisées ou en écoles privées.

Cependant, l’évolution du marché de l’emploi et de la formation conduit à ce que de plus en plus d’entreprises cherchent à recruter des professionnels ayant un diplôme de niveau V minimum comme le CAP Agent d’Entreposage et de Messagerie, qui est proposé dans des organismes privés ou dans les lycées professionnels. Des CFP ou Certificats de Formation Professionnelle d’AMTS ou Agent Magasinier Tenue des Stocks peuvent aussi être préparés à condition d’avoir de préférence un niveau 3ème. Les entreprises recrutent même sur ces postes des personnes ayant un bac pro Logistique.

Attention Réforme des BEP et donc des cursus de formation !

Les contraintes du métier

Le travail se déroule en semaine (matin tôt, journée/soirée et nuit) et parfois le samedi, notamment dans les grandes surfaces.

Les lieux d’exercice

– Dans l’industrie

– Dans la grande distribution aux services SAV (Services Après-Vente) ou dans des entrepôts

– Sur les plates-formes logistiques de type messageries ou dans des centres de tri postaux, etc.

Moniteur d’auto-école / Inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière

devenir moniteur auto ecole

Résumé de l’accès au métier

Débouchés :  Métier Métier Métier Métier si examen ou concours obtenu
Durée de formation : de quelques mois pour le préparation du BEPECASER à un an de stage avant titularisation pour les inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière
Diplôme requis d’entrée en formation : Brevet des Collèges pour préparer l’examen de moniteur d’auto-école, Bac pour passer le concours d’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière
Lieux de formation : dans des centres privés de formation agréés de préparation à l’examen ou au concours. A L’EFCASER (préparation du concours) et à L’ENSRR pour les inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière
Déplacements : OUI

Les métiers

  • Moniteur d’auto-école
  • Inspecteur du permis de conduire
  • et de la sécurité routière

Au sein d’une voiture avec doubles commandes au pied, le moniteur d’auto-école doit supporter la conduite parfois dangereuse de ses élèves et leurs réactions quand ils sont confrontés à la circulation ou aux autres automobilistes.

Ce professionnel a besoin de maîtrise, de sang-froid, de calme et de patience pour enseigner à tous les types de publics Le Code de la Route (théorie) et la conduite en tant que telle (pratique). S’il n’a pas une bonne résistance physique, une bonne santé et un équilibre psychologique certain, il risque d’être vite dépassé par le stress de la route et par celui occasionné par ses apprenants.

Confronté à la peur des élèves, à leur maîtrise limitée du français parfois ou à leur inconscience face au danger, etc., ce professionnel doit se maîtriser et participer à l’apprentissage de la conduite, des comportements de sécurité et de civisme de ces mêmes élèves. Il est souvent le destinataire de leurs confidences.

Il peut se spécialiser dans l’enseignement de la conduite de véhicules Poids Lourds, de deux roues, etc..

C’est un métier que peu de ces professionnels exercent toute leur vie. Bien souvent, ils s’orientent ensuite vers la formation de moniteurs d’auto-école, ou ils créent leurs propres auto-écoles, ou ils se dirigent vers l’inspection du permis de conduire. Parfois même, ils se réorientent complètement.

L’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière ou IPCSR est celui qui décide de délivrer ou de ne pas délivrer aux élèves conducteurs le fameux papier rose ou permis de conduire après le passage de l’examen pratique de conduite. Sa responsabilité est grande car il doit évaluer la capacité d’un élève à être suffisamment autonome au volant d’un véhicule pour pouvoir devenir un conducteur à part entière. Il a en général vingt minutes maximum pour évaluer un élève lors de l’examen pratique de conduite. Il fait passer les épreuves théoriques et pratiques du permis de conduire pour tous les types de véhicules. Il contrôle la pédagogie des auto-écoles et il participe aux actions de prévention routière.

Attention Réforme en vue du permis de conduire !

L’accès au métier

Pour devenir moniteur d’auto-école, il faut avoir plus de vingt ans, posséder au moins son Brevet des Collèges ou réussir un examen de niveau ou avoir un diplôme de niveau V. Il faut aussi posséder son permis B depuis plus d’un an. On peut alors se présenter à l’examen du BEPECASER (Brevet pour l’Exercice de la Profession d’Enseignant de la Conduite Automobile et de la Sécurité Routière).

L’examen obtenu, il faut ensuite obtenir une autorisation administrative d’enseigner délivrée par La Préfecture et renouvelable tous les cinq ans, plus satisfaire à une visite médicale. Il faut avoir aussi un casier judicaire vierge.

Il faut s’inscrire à l’examen auprès des Préfectures. Cet examen est assez difficile et il y a peu d’élus. L’examen se déroule en deux parties : épreuves d’admissibilité (note de synthèse et oral à passer avec une note de 10 sur 20 à obtenir pour aller en admission) et épreuves d’admission finales. Deux spécialisations supplémentaires, ‘ deux-roues ‘ ou ‘ groupe lourd ‘, sont aussi proposées.

La préparation à l’examen qui se déroule en deux parties, admissibilité et admission, est payante et elle peut se faire dans des centres de formation privés agréés en huit à dix mois. Il y a aussi possibilité de se présenter en candidat libre.

Un inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière est un fonctionnaire qui dépend du MEEDDAT ou Ministère de L’Ecologie, de L’Energie, du Développement Durable et de L’Aménagement du Territoire. Ce métier est accessible par le biais d’un concours de catégorie B externe ou d’un concours interne (voir conditions). Il est nécessaire d’avoir un Baccalauréat ou un diplôme équivalent ou le BEPECASER, pour pouvoir se présenter au concours externe.

Pour se présenter à ce concours externe, il faut en plus avoir le permis B depuis plus de trois ans, appartenir à La Communauté Européenne, ne pas avoir eu une annulation ou une suspension de permis et avoir les aptitudes physiques nécessaires pour pouvoir passer tous les permis. Les places ouvertes sont très peu nombreuses.

Pour obtenir le concours, il faut réussir les épreuves d’admissibilité et d’admission. Des centres de formation privés préparent à ce concours ainsi que L’EFCASER de Nevers dans le cadre d’une formation à distance. Les reçus au concours sont stagiaires durant un an. Ils suivent avant titularisation une formation de six mois à L’ENSRR de Nevers et font en plus un stage sur le terrain dans le département de nomination. Ils doivent aussi obtenir leur permis moto.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, plus le samedi pour les moniteurs d’auto-école.

Les lieux d’exercice

  • En auto-écoles comme salarié ou à son compte
  • Au sein d’entreprises privées de rattrapage de points du permis de conduire
  • Au sein d’organismes publics comme les centres de Sécurité Routière, etc.

Combien de temps faut-il pour devenir moniteur d’auto-école ?

L’une des questions que les gens posent souvent lorsqu’ils envisagent de devenir moniteur d’auto-école est « combien de temps faut-il pour devenir un instructeur de conduite ».

Il faut au moins 6 mois pour devenir un moniteur d’auto-école, 6 mois étant le temps minimum et cela peut prendre jusqu’à 12 mois selon le temps et les efforts que vous y consacrez. En savoir plus.

Voici quelques autres questions que vous vous posez peut-être avant de faire le grand saut dans le monde de l’enseignement de la conduite).

Puis-je devenir moniteur de conduite en moins de 6 mois ?

C’est possible si vous travaillez très dur, mais les exigences en terme de formation sont importantes et il est fondamental de ne pas griller des étapes. Vous imaginez bien quelle responsabilité vous incombera une fois diplômé !

Il n’est évidemment pas possible d’accélérer à l’infini le processus, par contre il ne fait aucun doute que vos instructeurs chercheront à s’assurer que vous êtes compétent.

Pourquoi la formation d’un moniteur prend-elle 6 mois ?

L’apprentissage du métier d’instructeur de conduite est une compétence. Si vous pouviez l’apprendre rapidement, tout le monde le ferait et l’industrie deviendrait rapidement saturée.

Si nous pouvions vous enseigner tout ce que nous savons sur l’enseignement de la conduite en une semaine ou un mois, que diriez-vous de la qualité de notre service ou de votre capacité à devenir un bon moniteur ?

Six mois pour apprendre une compétence que vous pouvez utiliser pour gagner votre vie pour le reste de votre vie n’est pas un gros investissement à long terme et vaut bien votre temps, votre patience et votre persévérance.

Conducteur Poids Lourds / Convoyeur de fonds / Déménageur

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Formation
Durée de formation : 2 ans environ pour un CAP, si choix d’obtenir un diplôme
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour faire un CAP
Lieux de formation : centres agréés de conduite (permis, plus FIMO et FCOS) ou lycées professionnels ou CFA. Bien se renseigner sur les permis à passer, sur les habilitations à avoir, sur les formations à valider !
Déplacements : OUI

Les métiers

  • Conducteur Poids Lourds ou Super Lourds
  • Convoyeur de fonds
  • Déménageur

Le conducteur ou chauffeur Poids Lourds ou Super Lourds travaille en général plus de quarante heures par semaine, aussi bien dans la livraison de marchandises que dans la messagerie ou dans le BTP.

Doté d’un coup d’oeil sûr, il sait manoeuvrer un engin de plusieurs tonnes dans des situations parfois complexes (carrefours encombrés, rues étroites, voitures mal garées, etc.). Ce conducteur ou chauffeur doit veiller à la sécurité des marchandises transportées (vols, détériorations, etc.) car il en est responsable. Il veille à la sécurité des autres usagers de la route par une conduite adaptée et souple.

Bien souvent, il est amené à charger ou à décharger son camion, à livrer des clients selon une tournée préétablie, à faire des encaissements. Il doit même connaître la mécanique de base pour pouvoir entretenir ou dépanner son camion. Il peut travailler en local ou en régional, mais ce sont surtout les chauffeurs disponibles pour le transport au national et à l’international (avec découchage) qui sont recherchés.

On parle beaucoup de l’utilisation du disque et des règles de sécurité. Les contrôles s’étant renforcés, le chauffeur est parfois pris entre deux feux, le respect de la réglementation en vigueur et la détermination de son employeur qui lui programme des tournées chargées. C’est pourtant sa responsabilité qui est engagée en cas d’infractions (horaire ou vitesse).

Les durées de conduite maximales par jour et par semaine ainsi que les périodes de repos obligatoires sont réglementées. Le chauffeur dispose d’un chronotachygraphe enregistrant sur un disque ou sur une carte à puce personnelle son activité de conduite.

Le conducteur Poids Lourds ou Super Lourds peut se spécialiser en transport de matières explosives, en conduite en montagne, etc..

Les convoyeurs de fonds, de valeurs, d’argent, de métaux, de bijoux, etc. reçoivent une formation interne poussée en auto-défense, sont entraînés au tir, et ceux qui manient les armes sont appréciés. Le stéréotype de l’attaque de camions blindés est confirmé et il n’est pas rare qu’un convoyeur de fonds soit mis en joug ou attaqué. Il lui faut donc avoir beaucoup de maîtrise de soi et une bonne aptitude à gérer peur et émotions.

Le chauffeur Poids Lourds ou Super Lourds peut aussi conduire des convois exceptionnels, passer un CACES, etc.. Il peut acquérir des habilitations spécifiques pour le transport de matières dangereuses (gaz, carburants, etc.) en fonction du secteur d’activité de son entreprise d’accueil.

Le déménageur assure les opérations d’emballage, de déballage, de démontage et de montage de mobilier, etc.. Il peut, s’il est habilité à le faire, conduire le camion de déménagement. Il est alors conducteur déménageur.

Le déménageur fait appel à des machines adaptées (monte-meubles) et il doit respecter des règles de sécurité quand il les utilise. Il vaut mieux pour lui être en excellente santé, avoir un dos en acier et de bonnes aptitudes manuelles qui lui seront utiles pour pouvoir monter ou descendre sans casse meubles et cartons.

L’accès au métier

Bien souvent, le permis C (plus de 3,5 tonnes avec remorque dont le PTAC est inférieur à 750 kg) et le permis EC (plus de 3,5 tonnes avec remorque dont le PTAC dépasse 750 kg) plus la validation de la FIMO (Formation Initiale Minimale Obligatoire d’une durée variable selon l’âge du chauffeur, 280 heures dès dix-huit ans, 140 heures à partir de vingt et un ans) suffisent pour être conducteur Poids Lourds ou Super Lourds.

Si le candidat aux permis est âgé entre dix-huit et vingt et un ans, il ne pourra pas conduire avec le permis C des véhicules de plus de 7,5 tonnes et il ne pourra passer son permis EC que s’il a déjà son permis C, sauf s’il est titulaire de diplômes spécifiques de conducteur routier. Il est nécessaire à tout candidat de satisfaire à une visite médicale.

Des diplômes existent de niveau V comme le BEP Conduite et Services dans Le Transport Routier ou comme le CAP Transport de Marchandises ou comme le CAP Conduite Routière qui proposent une formation complète et diplômante avec dispense de la FIMO, mais pas de la FCOS ou Formation Continue Obligatoire de Sécurité, et qui permettent donc de travailler rapidement. On peut aussi passer un CFP ou Certificat de Formation Professionnelle.

Attention Réforme des BEP et des cursus de formation en général, dans le transport cependant certains BEP sont maintenus !

Les permis de conduire se passent dans des centres agréés de type écoles de conduite ou au sein des lycées professionnels ou dans des CFA pour les formations diplômantes de L’Education Nationale.

De plus, les employeurs doivent prendre des dispositions pour que leurs chauffeurs bénéficient au cours de toute période consécutive de cinq ans d’un stage de Formation Continue Obligatoire de Sécurité ou FCOS. Avoir sa carte professionnelle est obligatoire.

Lors de leur formation interne de convoyeur de fonds, les stagiaires reçoivent de leurs employeurs des cours d’auto défense et de maniement d’armes. Ils sont formés sur les opérations de transport de fonds (aspects juridiques, dispositions législatives). Les entreprises de convoyeurs de fonds recrutent aussi dans les rangs de l’armée et de la police.

Attention depuis le 1er janvier 2008, les entreprises ont obligation de recruter des agents de sécurité justifiant d’une aptitude professionnelle préalable comme le Certificat de Qualification Agent de Prévention et de Sécurité par exemple !

La préparation du CAP Agent de Prévention et de Sécurité est donc conseillée pour rejoindre ce métier. Pour exercer comme convoyeur de fonds, il faut avoir plus de vingt et un ans et un casier judiciaire vierge. Le permis Poids Lourds peut être exigé. Aucune qualification n’existe qui prépare directement à ce métier. Le port d’armes est soumis à Autorisation Préfectorale.

Le déménageur peut avoir permis, FIMO, plus un CAP Déménageur Professionnel par exemple. Ce CAP peut se préparer en deux ans dans un CFA (AFT-IFTIM du Tremblay-sur-Mauldre et de Rungis par exemple). Il inclut passage des permis de conduire B et EB, plus celui d’un CACES pour pouvoir travailler dans un garde-meubles.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée pour les chauffeurs avec des découchages pour les transports régionaux longs ou internationaux. Il faut prévoir de travailler en semaine et fréquemment le week-end, sauf organisation spécifique de l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Dans le BTP où ces professionnels conduisent des bennes ou des camions de matières premières (gravats, ordures, sable, etc.). Attention ces professionnels ne peuvent pas conduire des engins de chantiers de type pelleteuse, etc. qui font l’objet d’une autre formation !

– Dans les entreprises de transport de marchandises (meubles, véhicules, agroalimentaire, etc.) où FIMO/FCOS sont obligatoires

– Dans les entreprises de transport de matières dangereuses ou froides où FIMO/FCOS et certaines habilitations particulières sont exigées

– Dans les entreprises de messagerie/courrier où FIMO/FCOS sont obligatoires

– Dans Les Collectivités Territoriales où, bien souvent, le chauffeur est amené en même temps à être agent d’entretien des espaces verts

– Dans les exploitations agricoles où le permis C est désormais exigé pour conduire un tracteur ou des camions de plus de 3,5 tonnes

– Au sein d’entreprises de transport de fonds ou de déménagement

Chauffeur ou conducteur de taxi

devenir taxi

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : de 2 à 3 mois si inscription à la préparation à l’examen du CCPCT ou Certificat de Capacité Professionnelle de Conducteur de Taxi
Diplôme requis d’entrée en formation : niveau CAP/BEP
Lieux de formation : CNFT ou parfois CFA
Déplacements : OUI

Le métier

Le chauffeur de taxi ou conducteur de taxi sillonne en voiture un périmètre géographique déterminé et il prend en charge des voyageurs qui veulent se rendre d’un point à un autre.

Maître de son véhicule en toutes circonstances, le chauffeur de taxi doit assurer l’entretien de ce dernier, et parfois même la mécanique de base. Très soucieux de sa sécurité, de celle de ses passagers, et d’autrui, il lui faut avoir une attention soutenue sur la route ainsi qu’une souplesse certaine dans sa conduite automobile.

Sourire inaltérable, amabilité, politesse sont les bases d’une approche chaleureuse avec des clients qui, en revanche, ne seront pas toujours faciles.

Le chauffeur de taxi dispose d’une série d’outils pour travailler comme un compteur horokilométrique pour fixer le prix des courses selon le jour, l’heure et la zone, un terminal de paiement et un système de communication d’information trafic et de guidage, etc..

Dans les grandes villes, il est souvent rattaché à une centrale qui canalise les demandes de prises en charge (service payant). Le bouche à oreille pour avoir des clients réguliers est déterminant. Une certaine forme de solidarité existe entre les chauffeurs de taxi qui se rendent service mutuellement pour assurer les courses, et ainsi ne pas perdre de clients.

Les taxis peuvent désormais assurer des prestations de transport de patients autonomes pour amener ces derniers en chimiothérapie, etc.. Ils doivent alors valider leur PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1 – ex AFPS).

L’accès au métier

Il faut avoir son permis de conduire, de préférence depuis plus de deux ans, un niveau d’études égal ou supérieur au CAP/BEP, un casier judiciaire vierge, un certificat médical et son Attestation Prévention et Secours Civiques de niveau 1 pour pouvoir se présenter au Certificat de Capacité Professionnelle de Conducteur de Taxi (CCPCT).

C’est l’examen obligatoire à réussir pour exercer à son compte ou en salarié. La réussite à cet examen donne une autorisation d’exercer (c’est comme une carte professionnelle) qui précise le ou les départements où la profession peut être exercée. Mais attention la réussite à l’examen n’ocroie pas une Licence pour stationner sur la voie publique !

L’examen se décompose en deux parties, l’une avec une épreuve d’admissibilité composée d’unités de valeur de portée nationale ou locale et l’autre avec une épreuve d’admission composée d’une unité de valeur de portée locale. Il y a donc deux séries d’épreuves distinctes.

Des centres de formation agréés préparent à l’examen de conducteur de taxi en deux ou trois mois (Centre National de Formation des Taxis ou CNFT). A voir aussi les formations organisées dans des Chambres Consulaires (CCI ou CMA) ou par des centres habilités.

Il est conseillé de suivre une préparation à l’examen souvent payante.

Attention un chauffeur de taxi ne peut pas exercer son métier où il veut ! De plus, tout conducteur de taxi est tenu de suivre tous les cinq ans un stage de formation continue dispensé dans une école agréée.

Les contraintes du métier

Les horaires de travail sont aléatoires et s’effectuent aussi bien en journée, la nuit, en semaine, le week-end et les jours fériés. Il faut obligatoirement avoir une Licence délivrée par La Préfecture du Département pour pouvoir exercer à son compte, ou il faut en racheter une.

Les lieux d’exercice

– La plupart des chauffeurs de taxi travaillent à leur compte et ils sont donc artisans. Ils doivent racheter une ‘ plaque ‘ ou Licence à un chauffeur de taxi qui part en retraite. Cette plaque peut valoir jusqu’à plus de 200 000 Euros, à Paris par exemple. Ils peuvent aussi attendre d’obtenir une autorisation ou Licence gratuite de La Mairie ou de La Préfecture pour pouvoir stationner sur la voie publique (dix ans parfois d’attente). Cette Licence leur accorde le droit d’exercer à leur compte. Il existe un nombre limité de licences déterminé par La Préfecture de chaque Département.

– Certains chauffeurs de taxi sont salariés d’une entreprise, mais ce n’est pas le cas de la majorité d’entre eux

– D’autres chauffeurs de taxi, une minorité, sont ‘ locataires ‘, c’est-à-dire qu’ils payent une redevance à une société de taxis disposant d’une autorisation de stationnement. Dans cette configuration, la rentabilité n’est pas toujours au rendez-vous

Conducteur de train / Conducteur de métro

devenir conducteur de train metro

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : de quelques semaines à quelques mois, selon le poste et l’employeur
Diplôme requis d’entrée en formation : CAP/BEP ou Bac selon le poste ou l’employeur visé. Attention Réforme des BEP et donc des cursus de formation !
Lieux de formation : en interne
Déplacements : OUI

Le métier

Responsable de la vie de centaines de personnes, le conducteur de train ou le conducteur de métro s’assure tout d’abord du bon état de fonctionnement de sa machine et des voies en relation avec l’équipe de maintenance. Il prépare son véhicule et il contrôle les freins, la charge pondérale des voitures, etc., d’où la prépondérance des profils électroniques dans les embauches. Il régule sa vitesse selon les indications du tableau de bord. Il tient un carnet de bord et il rédige des bulletins de service et des rapports d’incidents. Les systèmes actuels sont très automatisés, mais cela ne remplace pas vigilance et bon sens, en cas d’imprévus ou d’obstacles sur la voie.

Le conducteur de train ou de métro prend en charge des voyageurs pour les mener d’un point à un autre, selon des horaires précis à respecter. Il est en contact permanent avec son Poste de Commande Centralisé qui l’informe de l’état des voies et des incidents (caténaires rompus, etc.).

L’évolution de la société faisant, il est soumis aux lois antiterroristes et il ne doit en aucun cas céder à la pression en déviant un train ou une rame de métro sous la menace. De plus, il peut être confronté à des suicides appelés souvent ‘ des accidents de personnes ‘, dont il ne sera pas responsable, mais qui nécessiteront de sa part une grande résistance psychologique.

Stable, calme, en bonne santé, doté d’une bonne acuité visuelle et d’une forte capacité à la concentration, ce professionnel est en autonomie dans sa cabine, mais en relation avec son équipe par radio. Il peut conduire des trains de marchandises ou de voyageurs, des trains de banlieue ou de grandes lignes, des TGV, des trains internationaux (Eurostar, Thalys, etc.) ou des RER.

L’évolution professionnelle se fait parfois pour lui sur des postes d’agents commerciaux ou d’agents de maintenance, etc..

L’accès au métier

La SNCF recrute plutôt des profils Bac technique, électronique, sur entretiens individuels et sur tests psychotechniques, sans oublier le passage d’une visite médicale renforcée. Les futurs conducteurs de train auront vingt et un ans au moins et seront formés en interne. Se renseigner les sites de recrutement de la RATP ou de la SNCF.

La RATP est, quant à elle, un peu plus souple pour l’instant sur le diplôme exigé, recrutant à partir d’un CAP/BEP, mais avec une démarche de recrutement pour les autres critères similaire à celle de La SNCF.

Les contraintes du métier

Le travail se déroule le matin, en journée, en soirée, la nuit. Il faut avoir vingt et un ans et ne pas avoir de problèmes de santé et de vue pour pouvoir exercer.

Les lieux d’exercice

– A La RATP et à La SNCF

– Dans Les Collectivités Territoriales (tramways, etc.)

Facteur / Agent de tri

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : un an environ pour obtenir un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : plutôt niveau CAP/BEP
Lieux de formation : A La Poste dans ses centres de formation ou dans les CFA
Déplacements : OUI

Le métier

Tôt le matin, à cinq ou six heures, l’agent de tri récupère dans un bureau de poste ou sur une plate-forme de tri les lettres et les colis apportés de nuit par camions, et il les trie. Dans les grands centres de tri postaux, les lignes sont automatisées et l’agent de tri est spécifiquement chargé d’alimenter les machines et de classer le courrier qui sera récupéré par les facteurs pour être distribué.

Le facteur récupère le courrier de sa tournée, le trie par quartier, puis par par rue et par numéro. Le facteur travaille aussi parfois en relation avec une équipe.

Il procède à la distribution du courrier, des lettres, des paquets, auprès des particuliers et des entreprises, soit à vélo, soit à mobylette, soit à pied, soit en voiture ou en camionnette. Il doit veiller à ne pas perdre sa marchandise (lettres et colis) et il doit respecter les règles de sécurité et de confidentialité. Parfois, les facteurs ne mettent pas leur ceinture de sécurité pour gagner du temps.

Le facteur peut être amené à réaliser des opérations financières comme la vente de produits postaux, l’encaissement de redevances, de mandats, etc..

Il est rare qu’un facteur travaille strictement trente-cinq heures hebdomadaires. L’organisation postale étant au service du public, les ‘ facteurs du futur ‘ accepteront de remplacer leurs collègues absents sur leurs tournées pour que le courrier soit distribué en temps et en heure.

En période de fêtes par exemple, les tournées seront chargées et le facteur pourra faire de longues journées. Des sociétés privées distribuent aussi en express des colis ou des lettres en proposant des solutions sur mesure et efficaces.

Une bonne condition physique est impérative pour rejoindre la profession.

Il est aussi possible de distribuer des publicités ou des journaux sans appartenir à La Poste. La rémunération est alors modérée, si l’on considère toutes les heures de travail fournies et l’investissement en terme de carburant et de fatigue pour couvrir les zones rurales. Ce sont souvent des personnes qui recherchent un complément de revenus qui se lancent dans cette activité.

A surveiller le changement de statut de La Poste !

L’accès au métier

Pendant longtemps, les recrutements se sont opérés sans exigence de diplôme. Aujourd’hui, La Poste recrute plutôt des profils ayant un niveau V (BEP/CAP) ou des diplômes équivalents pour être facteur ou agent de tri. Elle a même ouvert sa propre école en alternance préparant au CAP Tri, Acheminement et Distribution du Courrier.

Le recrutement pour être facteur est ouvert aux jeunes de moins de vingt-six ans pour une formation en alternance, et aux autres candidats de vingt-six ans et plus (niveau CAP/BEP) en CDI.

Le permis B est obligatoire avec un minimum de points sur celui-ci et deux ans d’ancienneté du permis de conduire. La possession du Brevet de Sécurité Routière -BSR- est obligatoire pour la conduite des véhicules deux roues motorisés de moins de 50 cm3.

Les contraintes du métier

Le travail débute vers six heures du matin jusqu’en début d’après-midi sur cinq jours en semaine, plus le samedi matin. Les déplacements sur le terrain concernent les facteurs.

Les lieux d’exercice

– A La Poste

– Dans des organismes privés de distribution de courrier

– Dans des entreprises privées de distribution de publicités

Contrôleur aérien civil

Devenir controleur aerien

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : 5 ans minimum après le Bac
Diplôme requis d’entrée en formation : bac+2 scientifique
Lieux de formation : L’ENAC après réussite du concours d’entrée
Déplacements : NON

Le métier

Au sein de la tour de contrôle, le contrôleur aérien civil, appelé auparavant aiguilleur du ciel, organise en binôme la circulation des avions de tous types lors des décollages et des atterrissages, lors des survols de l’aéroport et des espaces limitrophes (voir les diverses catégories de sites aéroportaires, A, B, C, D, E). Il assure la fluidité et la sécurité du trafic aérien dans son espace aérien. Sa gestion précise des allées et venues des avions se fait en temps réel. Il doit suivre les plans de vol, calculer rapidement les temps de manoeuvre, identifier, puis indiquer par radio aux pilotes les pistes ou les voies à emprunter pour que les avions se croisent de loin.

Il travaille en binôme mais sa responsabilité est néanmoins énorme et il s’aide d’instruments, notamment de radars, pour contrôler les mouvements au sol comme dans les airs. Il suit les déplacements d’un avion sur écran et il est chargé d’assurer l’interface avec celui-ci dans son espace aérien. En cas de perte de contact avec l’avion, il doit déclencher les procédures d’urgence.

Lorsqu’un avion quitte son espace aérien, le contrôleur aérien procède au transfert de contrôle de cet avion vers les contrôleurs ‘ de centres en route ‘.

Il travaille en horaires décalés et sa concentration doit toujours être optimale. Capable d’analyser rapidement une donnée et de synthétiser plusieurs sources d’information en même temps, il doit calculer la trajectoire d’un avion rapidement et indiquer les manoeuvres à effectuer tout en assurant la sécurité humaine et matérielle d’un aéroport ou d’un espace aérien.

En cas d’incidents, quels qu’ils soient (pistes verglacées, problèmes techniques au sol, etc.), il doit réagir très vite et sans panique. Il doit rassurer l’environnement et le personnel de l’avion et organiser l’intervention rapidement mais efficacement en lien avec les différents services aériens (pistes, météo, etc.).

Il doit parler parfaitement anglais ! Attention Réforme possible dans ce domaine d’activité !

L’accès au métier

Seule L’Ecole Nationale de l’Aviation Civile (ENAC) forme à ce métier d’Ingénieur du Contrôle de la Navigation Aérienne (ICNA). Il faut avoir moins de vingt-sept ans, parler anglais et être titulaire d’un Bac+2 Scientifique pour pouvoir se présenter au concours d’entrée. Un casier judiciaire exempt de toute mention contradictoire est obligatoire.

La formation se déroule sur trois ans, dont dix-huit mois de stages comprenant le passage du brevet de pilote d’avion privé, huit semaines de stage dans un pays anglophone, plus un stage dans une compagnie aérienne.

Il y a moins de cent places environ ouvertes par an à ce concours.

Les contraintes du métier

Les horaires sont aléatoires avec du travail en semaine, le week-end et la nuit.

Les lieux d’exercice

– Au sein des aéroports publics ou privés