Technicien, conseiller, installateur, en énergies renouvelables / recyclage des eaux et déchets,

devenir technicien developpement durable

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : de 2 à 5 ans, selon le niveau visé
Niveau requis d’entrée en formation : CAP ou Bac, selon le cursus souhaité
Lieux de formation : Ecoles d’Ingénieurs, Universités, lycées professionnels agricoles, organismes de formation professionnelle pour adultes
Déplacements : OUI

Les métiers

  • Technicien de traitement des eaux
  • Conseiller en recyclage des eaux et des déchets
  • Installateur-conseiller en énergies renouvelables

Ces métiers, à la fois de terrain et de bureau, requièrent une excellente aptitude à comprendre la réglementation en vigueur, sachant que celle-ci change constamment.

Une aptitude à la rigueur, une bonne concentration et une grande adaptabilité sont nécessaires pour appréhender La Loi, les décrets et les règlements. De plus, il ne faut pas penser que ces métiers existent pour résoudre les problèmes environnementaux mondiaux.

Autonomes, mais néanmoins en lien avec les différents services des structures qui les emploient, ceux qui occupent ces postes se doivent de convaincre et ils doivent donc être de bons animateurs pour créer des synergies.

Il y a une demande en personnel dans le domaine du recyclage des déchets et des eaux (stations d’épuration) et dans celui de la valorisation des déchets (rentabilisation des déchets). Ce ne sont pas pourtant des profils de passionnés de la nature qui sont les cibles de choix dans les recrutements, mais plutôt des techniciens spécialisés en traitement des eaux ou en traitement des déchets ou en chimie des sols qui contribueront ainsi à l’exploitation technique d’un service de traitement des eaux.

Le technicien de traitement des eaux a un rôle préventif et un rôle de surveillance en amont de la distribution de celles-ci. Il doit veiller à la qualité intrinsèque de l’eau ainsi qu’à la qualité des installations pour éviter pollutions et problèmes d’hygiène.

Dans l’industrie, notamment chimique, il intervient en aval, à savoir au niveau de l’écoulement, voire même au niveau du recyclage des eaux usées. C’est un poste délicat à tenir car il faut à cette place tenir compte des impératifs de production, des exigences des Collectivités Locales et de La Législation.

Le conseiller en recyclage des eaux et des déchets intervient auprès des Collectivités Territoriales sur des problématiques précises (missions environnementales) qui peuvent aller de l’aménagement d’un lieu pollué au traitement des déchets, etc..

L’installateur-conseiller en énergies renouvelables exerce un métier ‘ en parallèle ‘ ne demandant pas de compétences spécifiques en environnement. Ce sont souvent des professionnels du bâtiment (plombier, électricien, etc.) qui se lancent dans l’aventure.

Des profils commerciaux sont indispensables et recherchés dans le domaine des énergies renouvelables, notamment en ce qui concerne le chauffage, les économies d’énergie, etc..

L’évolution professionnelle dans certains de ces métiers peut se faire vers des postes de techniciens ou d’ingénieurs Q-S-E (Qualité – Sécurité – Environnement) ou encore sur des postes de techniciens méthodes après formation complémentaire.

L’accès au métier

Il y a plusieurs parcours possibles selon le type d’activité visé et certaines distinctions sont donc nécessaires.

Ceux qui souhaitent être commerciaux n’ont pas forcément besoin d’une formation technique préalable très poussée. La plupart du temps, c’est l’entreprise qui les embauche qui les forme en interne aux produits ou aux services.

Ceux qui souhaitent être installateurs-conseillers en énergies renouvelables (parfois aussi commerciaux) doivent avoir une base technique certaine, notamment en électromécanique. Cependant, étant donné La Législation qui se renforce, il leur faut aussi avoir des habilitations particulières comme celles que possèdent les plombiers ou les électriciens.

Ceux qui souhaitent être techniciens de traitement des eaux doivent passer par un cursus de formation permettant l’accès à un niveau bac+2 minimum. Pour les techniciens par exemple, il leur faut préparer le BTS Métiers de L’Eau ou un DUT Génie Biologique Génie de l’Environnement ou un BTSA Gestion et Maîtrise de L’Eau. Une Licence Professionnelle Ingénierie des Eaux existe aussi. Pour les ingénieurs, un cursus en écoles d’ingénieurs ou un Master en Environnement ou un Master en Biochimie de La Terre ou de L’Eau s’impose.

Il est toujours possible de passer des concours pour entrer dans La Fonction Publique ou Territoriale.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en semaine et en journée – sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Dans Les Collectivités Territoriales : postes accessibles de vacataires, de contractuels, et de titulaires après concours

– Dans des organismes publics différents selon les domaines (forêts, voies navigables, etc.) : postes accessibles de vacataires, de contractuels, ou de titulaires après concours

– Dans les industries au service Qualité bien souvent

– Dans des sociétés de services (traitement des déchets, etc.)

Éleveur de bovins / d’ovins / de caprins

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : 2 ans pour un BEPA, plus stage de préparation à l’installation auprès de La Chambre d’Agriculture
Diplôme requis d’entrée en formation : CAPA ou niveau 3ème pour faire un BEPA. Attention Réforme des BEPA et donc des cursus de formation !
Lieux de formation : Chambres d’Agriculture, CFA, lycées professionnels agricoles, Maisons Familiales Rurales
Déplacements : OUI

Le métier

  • Eleveur de bovins
  • Eleveur d’ovins
  • Eleveur de caprins

Un éleveur de bovins, d’ovins ou de caprins part rarement en vacances de longue durée, sauf parfois pour la transhumance, et s’agit-il alors de vacances ? Le soin à donner aux bêtes requiert une grande disponibilité et une attention quotidienne. Si une personne lambda a tendance à trouver que dans un troupeau toutes les bêtes se ressemblent, l’éleveur, lui, connaît bien son troupeau, donnant comme le veut la tradition des petits noms affectueux à certains de ses animaux. Un véritable attachement existe entre ces professionnels et leurs animaux.

Les conditions de travail ne sont pas toujours faciles à cause des conditions climatiques, de la manutention (port de sacs de nourriture, chargement de la paille, préparation des box, etc.), de La Législation très stricte et changeante, des impératifs sanitaires, et du temps qu’il faut consacrer à toutes ces activités. Lève-tard s’abstenir !

Il est évident qu’il n’est pas possible à ces professionnels d’être toujours très propres dans le cadre de leur activité, mais tous les clichés liés à l’analphabétisme ou à l’insalubrité dans ces métiers peuvent rester au placard.

En effet, ces professionnels sont à la fois producteurs, exploitants, gestionnaires d’entreprise, commerciaux et négociateurs dans les réseaux de collecte et de distribution, etc.. Bien souvent d’ailleurs, les éleveurs ont une activité complémentaire, qu’elle soit d’ordre agricole ou de production (fromages, lait, etc.).

Ces métiers demandent endurance physique, persévérance, bon sens et anticipation.

Le permis C (Poids Lourds) est souvent nécessaire pour pouvoir déplacer les bêtes, pour charger ou décharger le fourrage ou la nourriture.

Si le professionnel concerné n’hérite pas d’un élevage, il peut racheter une exploitation (voir Les Chambres d’Agriculture) ou investir pour monter son propre élevage. Attention l’investissement nécessaire est de plusieurs centaines de milliers d’euros pour le terrain, les granges, les bêtes, les produits phytosanitaires, la nourriture, le matériel de manutention, etc.!

Le choix du type de bêtes à élever dépend de plusieurs facteurs comme la sensibilité de l’éleveur à telle ou telle catégorie d’animaux, la région d’exercice de l’activité et la concurrence.

Attention aux labels qui sont difficiles à obtenir pour ceux qui débutent dans l’activité sans historique !

L’accès au métier

L’éleveur à son compte doit suivre un stage de préparation à l’installation à La Chambre d’Agriculture et s’enregistrer avant de démarrer son activité. Il possède bien souvent le permis C (Poids Lourds) lui permettant, selon La Législation actuelle, de pouvoir déplacer ses bêtes et d’effectuer les manutentions (nourriture, etc.).

Avoir un BEPA (Brevet d’Etudes Professionnelles Agricoles) Elevage Bovin ou un BEPA CPA Conduite de Productions Agricoles spécialité Productions Animales à obtenir dans les lycées professionnels agricoles ou dans Les Maisons Familiales Rurales est recommandé. Attention Réforme des BEPA et donc des cursus de formation !

Les études peuvent se poursuivre avec un Bac Pro Conduite et Gestion de l’Exploitation Agricole option Productions Animales, puis avec un BTSA Productions Animales ou Analyse et Conduite des Systèmes d’Exploitation. Des diplômes sont requis pour l’obtention de financements spécifiques et de prêts bonifiés. Des écoles d’ingénieurs peuvent aussi offrir des parcours intéressants à suivre.

Les contraintes du métier

Il faut travailler tous les jours de la semaine, jours fériés compris. Le permis C est obligatoire pour conduire un tracteur ou un camion dont le poids excède 3,5 tonnes.

Les lieux d’exercice

– Dans sa propre exploitation

– Dans un élevage en gérance

Toiletteur canin et/ou d’animaux domestiques

Devenir toiletteur

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : un an pour faire un brevet de toiletteur canin
Diplôme requis d’entrée en formation : CAP ou niveau 3ème
Lieux de formation : en CFA, en écoles privées de toilettage
Déplacements : NON

Le métier

  • Toiletteur canin
  • Toiletteur d’animaux domestiques

Le toiletteur canin ou toiletteur d’animaux domestiques intervient auprès des animaux domestiques afin de leur ‘ faire une beauté ‘ adaptée à leur race, à leurs caractéristiques corporelles, adaptée aussi aux désirs de leurs maîtres. Il peut s’agir de tondre les aniamux, de leur lisser le poil, etc. ou parfois d’intervenir avec des shampoings ou des soins spéciaux pour soulager leur peau irritée.

Les animaux domestiques sont souvent des chiens de tous gabarits, petits, grands, gros, souples, empâtés, etc., et de tous caractères. Ils peuvent être dociles, apeurés, hargneux, etc.. Le toiletteur doit donc adapter son comportement et sa voix à l’animal afin de le rassurer ou de l’apaiser. Il peut alors effectuer les soins dans des conditions confortables et sécurisées aussi bien pour l’animal que pour lui. Les types d’animaux domestiques se diversifient, même si les chiens restent majoritaires. Chats et même lapins sont eux aussi maintenant bien représentés.

Le toiletteur est très fréquemment aussi un vendeur, qu’il soit salarié ou à son compte. Il propose des produits à la vente comme des compléments alimentaires, comme des accessoires ou des produits de soins esthétiques pour animaux. En aucun cas cependant, il n’est pharmacien ou vétérinaire. Les produits vétérinaires prescrits pour les traitements médicaux ne pourront pas être vendus dans son magasin.

Il faut au toiletteur d’animaux domestiques une bonne condition physique pour réaliser les différents soins. Il doit aussi adopter des positions de travail qui soulagent son dos et qui protègent sa santé.

Il lui faut aussi être chaleureux, souriant et à l’écoute des besoins et des attentes des maîtres qui entretiennent parfois des relations très affectives avec leurs animaux de compagnie.

Attention peu de débouchés dans ce métier et investissements importants à prévoir pour s’installer à son compte !

L’accès au métier

Le Brevet de Toiletteur Canin (certification de niveau V et non diplôme d’Etat, à préparer en CFA ou en écoles privées) est recommandé pour pouvoir travailler comme salarié ou pour exercer cette profession à son compte. Coupler ce diplôme avec un CAP peut se révéler utile pour pouvoir gérer un salon de toilettage.

Attention toutefois, il y a peu de débouchés ! Ce point est à prendre en considération, cependant des différences existent selon les régions d’exercice. Il faut bien examiner les opportunités locales avant de se lancer.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en semaine et le samedi.

Les lieux d’exercice

– A son compte. Attention d’avoir une bonne expérience professionnelle et les fonds nécessaires à l’installation !

– Comme salarié au sein d’un salon de toilettage ou en travaillant pour une clinique vétérinaire

Le travail de toiletteur canin

Un toiletteur pour chien travaille sur les oreilles, la fourrure et les ongles d’un chien pour que l’animal soit aussi propre et soigné  que possible. Un toiletteur utilisera une divers outils et techniques pour toiletter des chiens de toutes tailles et races. Il ou elle commence habituellement par demander au client comment il ou elle aimerait que son chien soit toiletté. Une fois qu’ils ont une idée de ce que le propriétaire recherche, le toiletteur fait monter le chien sur une table afin de l’examiner de plus près.

À ce stade, ils commencent par brosser la fourrure, nettoyer les oreilles et couper ou utiliser un dremel pour couper les ongles. Le chien est ensuite introduit dans une baignoire où il peut être lavé. Certains chiens peuvent devenir nerveux ou anxieux en présence du toiletteur, tandis que d’autres restent calmes et détendus. Chaque chien est unique, donc le toiletteur doit être préparé et avoir les compétences nécessaires pour travailler avec différents types de tempéraments.

Une fois que le chien est lavé et bien rincé, le toiletteur sèche et brosse le poil pour qu’il soit prêt pour une coupe. Cela demande de la précision et de la patience pour s’assurer que la coupe est uniforme et ne blesse pas le chien, en particulier autour des zones sensibles comme les pattes et les oreilles. Tous les toiletteurs veulent que chaque chien associe une expérience positive à sa visite.

Le toilettage des chiens peut être salissant, de sorte que les toiletteurs professionnels maintiennent une zone de travail propre après leur travail, pour s’assurer que l’espace est propre et prêt pour le prochain client. Si vous désirez en savoir plus sur le métier, nous vous conseillons vivement de visiter le site Toiletteurcanin.com où vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le métier et la pratique.

Eboueur / Rippeur / Agent de déchetterie – d’entretien de la voirie

Résumé de l’accès au métier

Débouchés : Métier Métier Métier Formation
Durée de formation : 2 ans pour un CAP
Diplôme d’entrée en formation requis : aucun ou niveau 3ème
Lieux de formation : centres de formation ou organismes de formation professionnelle
Déplacements : OUI

Le métier

  • Eboueur
  • Rippeur
  • Agent de déchetterie
  • Agent d’entretien de la voirie

Hier appelé éboueur, aujourd’hui appelé rippeur, mais cela reste le même métier, ce salarié nous permet de ne rien respirer de désagréable et de circuler sur des trottoirs ou dans des rues propres. Rappelez-vous, si vous en avez connues, les grèves des éboueurs ou sinon imaginez les odeurs nauséabondes, les rues encombrées de sacs poubelles parfois éventrés, les chiens errants, la peur des rats, etc.. Ce métier, parfois si peu considéré, est pourtant d’une très grande utilité sanitaire puisqu’il consiste à collecter les déchets ménagers de façon classique ou sélective.

Se déroulant dans des conditions environnementales souvent peu agréables, ces métiers, qui présentent l’intérêt d’être des métiers de terrain qui s’exercent en petite équipe, voire seul, permettent de gérer son activité sans contact direct avec la hiérarchie, ce qui n’empêche pas à cette dernière de demander des comptes.

De ces professionnels toujours en uniforme hygiène et sécurité, aucun diplôme particulier n’est encore vraiment exigé. Il faut néanmoins avoir une bonne condition physique et de ne pas être, de préférence, daltonien, bien que ce critère ne soit pas rédhibitoire pour exercer.

Si ces professionnels sont au contact des usagers, ceci concerne les agents de déchetterie, une solide capacité à informer autrui sur les modes de recyclage ou de tri est alors sollicitée. Il faut aussi que ces personnels, qui peuvent être aussi des agents d’entretien de la voirie, sachent laisser une poubelle sur le trottoir et donc ne pas la vider pour ne pas enfreindre La Législation.

Il est aussi vital pour eux de savoir ne pas se mettre en danger avec des déchets mal triés ou dangereux (seringues, produits chimiques, matériaux très coupants, etc.).

L’accès au métier

Aucune qualification particulière n’était jusqu’alors demandée, si ce n’est parfois le permis C (Poids Lourds), des CACES et les habilitations pour les éboueurs qui doivent parfois remplacer le conducteur de benne quand celui-ci est absent. Pourtant un CAP Agent de Gestion des Déchets et Propreté Urbaine existe, de même qu’un Bac pro Hygiène et Environnement. Pour exercer ce métier, il faut avoir ses vaccins à jour.

En qualité de fonctionnaire territorial, le recrutement pour être éboueur s’effectue par Le Centre de La Fonction Publique Territoriale par voie de concours interne ou externe de catégorie B et/ou C.

Les contraintes du métier

Les horaires de travail dépendent de l’organisation de l’entreprise et du cahier des charges. Le travail peut se faire en journée ou en soirée, de nuit, en semaine et/ou le week-end.

Les lieux d’exercice

– Dans Les Collectivités Territoriales (Mairies, Communautés de Communes, etc.)

– Dans des entreprises de recyclage de déchets ou dans des sociétés privées de services

Paysagiste / Agent des espaces verts / Jardinier / Ouvrier paysagiste

Devenir paysagiste jardinier

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Formation
Durée de formation : aucune pour un ouvrier paysagiste ou 2 ans pour un CAPA, 2 ans après le Bac pour un paysagiste
Diplôme d’entrée en formation requis : aucun ou niveau 3ème pour un CAPA, Bac plutôt technique pour un paysagiste
Lieux de formation : lycées professionnels agricoles, CFA, Maisons Familiales Rurales, écoles privées, organismes d’insertion professionnelle
Déplacements : OUI

Les métiers

  • Agent des espaces verts
  • Jardinier d’espaces verts
  • Ouvrier paysagiste
  • Paysagiste

Ces métiers de plein air comprennent tout d’abord les agents des espaces vertsles jardiniers d’espaces verts et les ouvriers paysagistes, et ils sont surtout exercés par des hommes à cause de la résistance physique nécessaire. La manutention, les positions de travail à prendre et les conditions climatiques sont souvent assez difficiles à supporter (conditions climatiques différentes selon les régions, pluies ou grosses chaleurs, par exemple).

En revanche, l’autonomie sur le terrain, l’organisation personnelle possible du travail et le rythme de ce même travail (travail en horaires de bureau le plus souvent) font apprécier ces métiers aux amoureux de la liberté et du grand air.

Un peu éclectiques, ces métiers vont de la tonte des pelouses à l’élagage des arbres tout en englobant aussi voirie, drainage de rivières, etc.. Il s’agit d’aménager, d’entretenir et de participer à la création de parcs, de jardins, etc.. Le permis C (Poids Lourds) est parfois demandé pour pouvoir transporter le matériel ou les matières premières.

Le paysagiste est, quant à lui, un créateur. Il envisage l’aménagement des espaces et il agit pour les mettre en forme, les réhabiliter ou les transformer. Il ne lui suffit pas d’aimer la nature pour être compétent, loin de là. C’est en effet un professionnel qui :

maîtrise le dessin sur planche à dessin de plus en plus souvent remplacé par l’informatique (CAO),

prend en compte les contraintes économiques et climatiques (sécheresses à prévoir, résistances des plantes, entretiens, etc.),

prend en considération les contraintes environnementales (types de sols, zones protégées, etc.),

et étudie les objectifs visés comme la création d’un square, le ‘ fleurissement ‘ d’un boulevard, la création du jardin d’un établissement institutionnel, etc..

De bon contact, le paysagiste est l’interface avec le client, avec les équipes techniques sur le terrain (celles qui vont réaliser), avec les organismes officiels d’aménagement du territoire ou avec les organismes d’installations techniques (conduites de gaz, etc.). Il lui faut parfois beaucoup de patience et de conviction pour faire avancer les projets.

Attention, il y a peu de débouchés en tant que paysagiste salarié et pour se mettre à son compte, il faut être un excellent commercial pour pouvoir décrocher des commandes régulières !

L’accès au métier

Aucune qualification particulière n’est demandée pour être ouvrier paysagiste, agent des espaces verts, etc., même si des formations existent et sont de plus en plus exigées comme le CAPA option Travaux Paysagers, Espace Vert ou le BPA Ouvrier Hautement Qualifié en Jardins et Espaces Verts. Un Bac pro et un BP Travaux Paysagers existent pour ceux qui veulent évoluer professionnellement. Avoir son permis C (Poids Lourds) est un atout et parfois des CACES.

Pour être paysagiste, le métier passe par une formation comme le BTSA Aménagements Paysagers. Des profils venant des écoles d’architecture en lien avec l’urbanisme sont aussi recherchés, mais ces profils se situent à des niveaux ingénieurs et les salaires, dans ces métiers du paysage, sont parfois peu attractifs pour ces diplômés. Des ingénieurs paysagistes sont aussi formés par de Grandes Ecoles spécialisées.

Les contraintes du métier

Le travail se déroule en journée sauf organisation spécifique de l’entreprise. Le permis C est parfois demandé.

Les lieux d’exercice

– En entreprises d’entretien d’espaces verts et/ou de forêts, parfois aussi en entreprises de BTP-Espaces Verts

– En entreprises de conception et d’aménagement d’espaces verts pour les paysagistes. Attention, sur le terrain, peu d’entreprises sont vraiment spécialisées dans ce domaine ! Elles proposent les services mais n’ont pas toujours les commandes ou la compétence requise (hormis en entretien d’espaces verts)

– Dans Les Collectivités Territoriales comme vacataire, contractuel ou titulaire après concours

– Dans des associations d’insertion professionnelle

Les différences notables entre les métiers du secteur

De manière générale on peut dire qu’un paysagiste est un type d’architecte qui se spécialise dans la création de paysages extérieurs, tels que des jardins, des places ou même des parcs. Les paysagistes sont souvent confondus avec les jardiniers, ou les ouvriers paysagistes car ils travaillent tous deux à l’extérieur et avec des plantes. Bien que de nombreux paysagistes aient la main verte et maîtrise nombre des outils de jardinage ou aiment utiliser la végétation dans leurs créations, ils font beaucoup plus que cela. Ces professionnels utilisent généralement toutes sortes d’éléments (par exemple, du bois, de la pierre, du béton et des ruisseaux, ruisseaux ou chutes d’eau artificiels) et d’outils (outils de jardin, carrelage, scie égoïne, béton, engins de chantier, … qu’ils sauront choisir pour leur efficacité et leur robustesse comme ces gants de travail Lebon , engins de chantiers …) afin de créer un espace extérieur harmonieux. Le métier de paysagiste se trouve alors parfois à la croisé des métiers d’architecte, de jardinier, de maçon, mais aussi de plomber. Un paysagiste indépendant maitrisera de nombreux corps de métiers, un paysagiste en entreprise saura solliciter les différents corps de métiers.

De nombreux paysagistes peuvent travailler pour des cabinets d’architecture ou de design où ils peuvent être engagés pour créer ou remodeler des espaces extérieurs.

Le jardinier est un expert dans la conception d’un jardin afin que les plantes de ce dernier s’épanouissent. Une grande partie du travail du jardinier est aussi de savoir quand planter, car certaines températures et conditions sont plus favorables à la survie d’une plante. Les jardiniers doivent maintenir la santé d’un jardin et récolter les plantes au bon moment. Les jardiniers peuvent également détenir divers titres de poste, comme celui d’ouvrier de pépinière ou de serre.

Ouvrier forestier / Bûcheron

Devenir bucheron

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : quelques semaines car souvent la formation se fait ‘ sur le tas ‘ ou dans des cycles de formation pour adultes, plus si un diplôme est visé
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour acquérir un diplôme
Lieux de formation : ‘ sur le tas ‘ ou en lycées professionnels agricoles, dans des organismes de formation pour adultes ou d’insertion professionnelle
Déplacements : OUI

Le métier

Les ouvriers forestiers et les bûcherons sont plutôt de sexe masculin à cause de la force physique qu’il faut déployer pour exercer leurs métiers. Contrairement aux stéréotypes, ces métiers ne s’exercent pas par tous les temps. La Loi régit les pratiques et le travail est souvent adapté aux saisons. Selon l’activité et selon les commandes, ces professionnels sont plus ou moins sollicités physiquement. Leurs positions de travail ne sont pas toujours confortables à tenir.

Le bûcheron effectue en forêt des coupes de bois à l’aide d’outils et d’engins. Il doit prendre les précautions nécessaires pour éviter tout dégât, organiser les chantiers et respecter techniques d’abattage et règles de sécurité. Il peut être aussi conduit à prendre soin des arbres ou à les tailler. S’il ne faut pas dans ces métiers abattre une parcelle entière de bois en une journée, il faut toutefois fournir un effort sérieux. De plus, il ne faut pas compter rentrer propre chez soi à la fin de la journée, à moins que l’entreprise d’accueil ne mette à disposition des douches ou des équipements sanitaires, etc..

Ces métiers présentent l’avantage de se pratiquer en plein air, en autonomie et aussi en équipe. Souvent le patron lui-même met la main à l’ouvrage. Il faut être très habile manuellement et des débouchés s’ouvrent alors. Les salaires varient mais, face à la pénurie de main d’oeuvre qualifiée dans ce domaine, peu de salariés sont au SMIC, si ce n’est ceux dont les contrats transitent par des organismes d’insertion professionnelle.

La formation se fait souvent ‘ sur le tas ‘ ou suite à une expérience dans le bois ou dans le bâtiment. Il faut s’initier à la bonne utilisation des machines, à la coupe, aux règles de sécurité, etc..

Le permis de conduire est souvent un atout pour se déplacer ou pour conduire une camionnette. Avoir le permis C (Poids Lourds) est un plus et un CACES est parfois demandé.

L’accès au métier

Souvent les personnels de ces métiers apprennent ‘ sur le tas ‘ ou dans des cycles de formation pour adultes. Cependant, des filières de lycées professionnels agricoles préparent (ou plutôt préparaient) au BEPA Travaux Forestiers. Un Bac Pro Travaux Forestiers et un Bac Pro Gestion et Conduite de Chantiers Forestiers existent aussi qui peuvent être suivis d’un BTS Gestion Forestière. Un CAP Ouvrier d’Exploitation Forestière Abattage-Façonnage ou Ouvrier Qualifié en Travaux Forestiers peut se préparer et apporter une qualification à ceux qui ne souhaitent pas poursuivre des études trop longues .

Attention Réforme des BEPA et donc des cursus de formation ! Bien se renseigner donc sur les cursus de formation !

Certains bûcherons se mettent à leur compte et ils doivent alors acquérir des compétences en gestion et en droit forestier.

Les contraintes du métier

Le travail se déroule en journée en semaine – sauf organisation spécifique de l’entreprise. Le permis C est parfois demandé ainsi que le CACES.

Les lieux d’exercice

– Dans des entreprises d’espaces verts-forêts

– Dans des Collectivités Territoriales ou à L’Office National des Forêts comme vacataire, contractuel ou titulaire après concours

– Dans des entreprises d’exploitation forestière

– A son compte

Gardien de zoo

Devenir gardien de zoo

Résumé de l’accès au métier

Débouchés : Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : 2 ans pour un CAPA de Soigneur Animalier
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème
Lieux de formation : CFA, Maisons Familiales Rurales, lycées professionnels agricoles
Déplacements : NON

Le métier

Le gardien de zoo s’occupe du bien-être et de l’alimentation des animaux ainsi que de l’entretien du parc zoologique. Peu de places sont disponibles pour s’insérer professionnellement, et c’est surtout le réseau de connaissances qui permet de faire sa place.

L’observation minutieuse des animaux et la connaissance de leur comportement et de leur biologie sont primordiales pour déceler tout problème de santé, de cohabitation ou d’adaptation, et pouvoir agir ensuite en fonction. Il faudra, en effet, peut-être réguler le régime alimentaire des pensionnaires, réaménager leurs espaces de vie et leurs enclos ou rechercher des aliments spécifiques auprès de fournisseurs spécialisés !

Le gardien de zoo est vigilant à la conduite des visiteurs qui doivent respecter l’équilibre et le rythme des animaux. Il doit s’assurer aussi du comportement paisible de ces derniers. En cas de problème, le gardien de zoo se doit d’intervenir, quand bien même le visiteur ne comprendrait pas sa démarche de prévention ou de protection. Patience et assurance sont indispensables !

Chargé bien souvent de l’entretien du parc, il vaut mieux pour ce professionnel être robuste pour pouvoir couper des arbres, porter les sacs de nourriture, rénover les abris et les enclos. Toutes ces activités sont à accomplir en ayant soin de préserver le territoire naturel de l’animal.

Confronté aux naissances, à la mort, à la maladie, le gardien de zoo peut parfois être affecté psychologiquement car sa relation avec certains animaux peut être très profonde.

L’accès au métier

Il faut souvent avoir fait un parcours de formation dans le secteur animalier pour pouvoir s’insérer. Un CAPA de Soigneur Animalier est souvent suffisant. Sinon, des parcours d’études plus conséquents comme ceux de vétérinaire ou d’assistant de cabinet vétérinaire restent à envisager pour pouvoir travailler avec les animaux.

Une formation de gardien d’animaux est dispensée à Lausanne (Suisse).

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue tous les jours et même les jours fériés.

Les lieux d’exercice

– Dans tous les zoos privés ou publics

– Dans toutes les réserves animales privées ou publiques

– Parfois dans des organismes publics de protection de l’environnement

Fleuriste / Horticulteur / Pépiniériste

Devenir fleuriste

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : 2 ans pour acquérir un CAP ou un CAPA
Diplôme requis d’entrée en formation : niveau 3ème de préférence pour préparer un CAP ou un CAPA
Lieux de formation : lycées professionnels agricoles, CFA, Maisons Familiales Rurales, organismes de formation pour adultes
Déplacements : NON

Le métier

Ces métiers, et celui de fleuriste en particulier, demandent une aptitude à saisir les couleurs, à marier les matières et les volumes pour pouvoir créer des compositions artistiques. Pour les fleuristes, outre la présentation des bouquets, ce sont tous les soins quotidiens à prodiguer aux plantes et aux fleurs qu’il faut connaître afin d’assurer la survie de ces dernières (plantation, entretien, soins face aux maladies, etc.).

Il faut aussi savoir conseiller les clients en fonction de leurs besoins et de leurs objectifs. Bien souvent, les clients achètent parce que ‘ c’est beau ‘, d’où la nécessité pour les professionnels d’avoir un style à la fois original et standard (vitrines, agencements du magasin, compositions, etc.).

La fidélité de la clientèle est déterminante car le fonds de commerce est coûteux et les produits périssables. Il faut donc renouveler les produits fréquemment. Les opportunités d’écouler une fleur fanée ou un arbre malade sont inexistantes, bien sûr. La démarche commerciale est un aspect primordial à mettre en oeuvre par les professionnels.

Il faut être disponible, travailler les samedis et les jours fériés et s’organiser familialement et socialement en fonction. Il faudra aussi avoir de solides bases en comptabilité pour gérer un magasin ou une activité à son compte.

Physiquement, il faut tenir la distance, car composer n’est pas tout. Il faut aussi charrier les plantes, mettre en place les étals, arroser, planter, porter, etc..

Pour les métiers en extérieur ou en grande distribution, la manutention est d’autant plus pénible qu’elle est associée à des conditions météorologiques qui ne sont pas toujours des plus clémentes. Le contact clientèle est dans ce contexte beaucoup moins important. Cependant, on demandera alors à ces professionnels d’avoir leur permis de conduire pour livrer les clients.

Attention aux salaires qui sont souvent de l’ordre du SMIC !

Les fleuristes comme les pépiniéristes se mettent souvent à leur compte de manière indépendante ou en franchise. Le fleuriste s’occupe plus particulièrement des fleurs et des compositions florales.

Le pépiniériste produit et élève des végétaux d’extérieur (arbres, rosiers, conifères, etc.) en pleine terre ou en conteneurs. Arrosage, greffage, rempotage, travail du sol, traitements, etc. font partie de ses activités quotidiennes. Attention aux allergies (herbicides, insecticides) et à la résistance physique qui doit être forte !

Quant à l’horticulteur, il cultive une grande variété de plantes avec une finalité ornementale. Il est parfois spécialisé dans une ou plusieurs des branches de l’horticulture (paysagisme, floriculture, arboriculture, etc.).

L’accès au métier

Un diplôme est généralement nécessaire pour être recruté comme salarié et est indispensable pour s’installer à son compte. On peut préparer le CAPA Horticole – Productions Florales et Légumières ou le CAPA Productions Horticoles spécialité Pépinières.

Un CAP Fleuriste existe aussi de même qu’un BP Fleuriste. Attention Réforme des BEP et des BEPA ! Il est aussi possible d’obtenir un BTM ou un BM (Brevet de Maîtrise). Voir aussi L’Ecole des Fleuristes de Paris et ses programmes de formation. Un Bac pro Technicien-Conseil Vente en Produits Horticoles et Jardineries peut aussi se préparer dans des Maisons Familiales Rurales par exemple. Certains CACES sont exigés pour pouvoir conduire certains engins.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en semaine, en soirée, le samedi et certains jours de fêtes. Il n’y a pas de déplacement, sauf s’il y a un service de livraison.

Les lieux d’exercice

– En boutiques comme fleuristes indépendants ou franchisés, etc.

– En grandes surfaces spécialisées

– En pépinières

– En serres florales, légumières ou horticoles

Ostréiculteur / Conchyliculteur / Pisciculteur

Devenir pisciculteur

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : selon le diplôme visé
Diplôme requis d’entrée en formation : selon le niveau du diplôme visé
Lieux de formation : lycées maritimes et aquacoles, CFA, organismes de formation pour adultes spécialisés proches des lieux d’exercice de l’activité, écoles d’ingénieurs pour l’obtention de diplômes supérieurs
Déplacements : OUI

Le métier

Ce sont des métiers difficiles physiquement et physiologiquement car on y travaille au rythme des saisons et des marées. La plupart de ces travailleurs exercent leur métier dans des concessions maritimes où un esprit particulier règne entre ostréiculteurs (éleveurs d’huîtres fertilisées dans des parcs), conchyliculteurs (coquillages) ou pisciculteurs (poissons), esprit de compétition ou de collaboration, c’est selon. Il y a une forme particulière de traditions et de culture attachée à ce secteur d’activité et les modes de communication y sont parfois informels.

Les concessions maritimes, les aménagements et les matériels nécessaires (parcs à huîtres, bassins de décantation, bâteaux à fond plat, tables, cabanes, etc.) demandent des investissements. Ces investissements sont lourds et réalisés en fonction d’une réglementation très stricte, de contrôles sanitaires souvent renforcés lors des dérives environnementales (pollution, algues, etc.), d’où la nécessité d’être un excellent gestionnaire et de bien connaître le milieu de production (réglementation, techniques, biologie, etc.) pour s’en sortir.

La profession s’équipe de plus en plus électroniquement, et il ne faut pas être allergique aux nouvelles technologies.

De plus, il faut avoir une grande habileté manuelle pour pouvoir entretenir les bateaux, rénover les bassins, etc., que ce soit pour de la petite maintenance (peinture, etc.) ou pour de grosses interventions.

Ce sont de très beaux métiers quand on les exerce avec ‘ son coeur et ses tripes ‘ et non par obligation (familiale, financière, etc.).

Ce constat posé, la hiérarchie n’est pas pesante. Le travail est lourd et il faut ‘ l’abattre ‘, que ce soit en mer, en bassin ostréicole ou ailleurs. L’activité suit le cycle de la nature et des saisons.

Ce sont souvent les enfants qui reprennent l’activité de leurs parents. Il faut pour s’insérer dans ces métiers fermés être le plus souvent issu du milieu. Attention ce secteur rencontre des difficultés !

L’accès au métier

La plupart des exploitants succèdent à leurs parents ou reprennent une exploitation suite à un départ en retraite, etc.. Un diplôme est désormais obligatoire pour être à son compte.

C’est cependant la motivation et le coeur à l’ouvrage qui font la différence car la formation se déroule aussi ‘ sur le tas ‘.

Des filières de formation existent par le biais de lycées maritimes et aquacoles et de CFA (Bac Pro Cultures Marines puis BTSA Productions Aquacoles dans ce même domaine ou BTA Aquacole ou Bac Professionnel d’Aquaculture, etc.). Des diplômes supérieurs existent comme le DESTA et certaines écoles d’ingénieurs dispensent des enseignements optionnels en aquaculture et pêches maritimes et fournissent des cadres aux entreprises industrielles d’aquaculture (ENSA, INA, etc.)

Attention Réforme des BEPA et donc des cursus de formation !

Les organismes de formation sont souvent proches des secteurs d’activité. Il faudra donc être très mobile et courageux si l’on ne vient pas du milieu et si l’on veut rejoindre ces professions.

Des brevets de navigation peuvent être nécessaires aux professionnels exerçant leur activité en mer ouverte. Il s’agit du CACMNC (Certificat d’Aptitude à la Conduite des Moteurs de Navires Conchylicoles) pour l’usage des navires conchylicoles de petite taille ou le Certificat de Capacité pour les navires plus importants. Le premier niveau de plongée peut être demandé de même que de détenir certains CACES.

Les contraintes du métier

Les horaires sont aléatoires mais on travaille tous les jours, week-ends inclus en saison. Les déplacements dépendent des lieux de culture et de conditionnement.

Les lieux d’exercice

– Dans des exploitations aquacoles : bassin ostréicole, culture en bassin

– Dans le cadre de la pêche en mer, etc.

Viticulteur / Producteur-négociant / Vendangeur / Maître de chai / Oenologue

Devenir viticulteur

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : de 3 à 5 ans après le Bac pour être oenologue, 2 ans après le Bac pour avoir un BTSA
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat
Lieux de formation : Instituts d’Oenologie dépendant des Universités, lycées d’enseignement général et technologique agricole, CFA viticoles, etc.
Déplacements : NON

Le métier

Ce sont des métiers passion où l’on est attaché à une tradition familiale ou à une région dont les racines et l’histoire sont riches et profondes. Fiers de leur cru et de leur production, la plupart des professionnels de ce secteur obtiennent des AOC (Appelations d’Origine Contrôlée) qui les aident à commercialiser plus facilement leurs produits.

Depuis quelques années, de petits vignobles font reconnaître la qualité et la spécificité de leurs vins et en conséquence, le choix en matière de terroirs s’est étoffé dans les circuits de distribution.

Le vin, ce n’est pas seulement une bouteille rangée dans un rayon de grande surface ou chez le caviste. C’est d’abord, pour les professionnels, un soin spécifique apporté à leurs vignes (taille, etc.), une récolte faite manuellement par des vendangeurs non professionnels mais formés sur le terrain, un traitement naturel pour pouvoir transformer le raisin en vin, et différentes techniques mises en oeuvre comme la vinification, la chaptalisation, la fermentation ou l’assemblage, etc..

Viennent ensuite la mise en bouteille et le conditionnement, étapes importantes qui concernent le choix du bouchon, l’étiquetage, etc.. Toutes ces étapes sont régulièrement contrôlées, d’autant plus qu’elles sont soumises à des impératifs et à des contraintes réglementaires (hygiène alimentaire, appellations contrôlées, etc.).

Le circuit de distribution est d’autant plus complexe à gérer que l’exportation a souffert ces dernières années de la concurrence des vins d’Amérique Latine ou d’Australie. Les producteurs se doivent donc d’être des négociants de premier ordre et ils doivent connaître les astuces commerciales pour pouvoir trouver et garder leur place sur un marché difficile et fluctuant en fonction des années.

La plupart des producteurs-négociants se regroupent pour des campagnes de publicités, des Forums, des Salons (Vinexpo, etc.), pour exporter, etc.. Tout cela s’organise généralement au sein de coopératives ou de syndicats viticoles. Chacun est fier de son vin, et n’allez pas devant eux confondre un Bordeaux avec un Bourgogne si vous tenez à votre réputation.

Le vendangeur est celui qui récolte le raisin manuellement le plus souvent.

L’activité du maître de chai est tournée vers la qualité du produit et il est le spécialiste de ‘ l’élevage du vin ‘ de sa transformation à sa mise en bouteille. Il travaille avec l’oenologue dans l’élaboration du vin et il assure la gestion du chai. Il est très vigilant sur l’application des normes à respecter et sur l’hygiène (déclarations des récoltes, etc.). Il peut évoluer vers le métier d’oenologue.

Le viticulteur est l’exploitant, le chef d’entreprise. Le plus souvent, il met la main à l’ouvrage et il coordonne toute la pré-production, la production en tant que telle, et la distribution du produit.

L’oenologue est le spécialiste du vin et il met toute sa science au service de sa qualité, de son goût, de sa couleur, de son amélioration, etc.. Il peut être oenologue en production agricole ou oenologue-conseil (prestataire indépendant, etc.). Il optimise l’ensemble des étapes d’élaboration du vin. Il intervient à deux niveaux : celui de la pré-production par le choix des cépages, etc. et durant la maturation pour élaborer le produit final. Il intervient lors des assemblages aussi. On a de l’oenologue l’image de celui qui goûte les vins sur des Salons et qui juge s’ils sont bons ou médiocres. Attention, pour en arriver là, l’oenologue est intervenu dans les phases précédemment évoquées !

Le métier de négociant en vins comporte une dimension commerciale très marquée.

L’accès au métier

Le BTSA (bac+2) Viticulture-Oenologie et le BTSA Technico-Commercial Vins et Spiritueux sont incontournables à avoir pour travailler dans ce secteur d’activité. On les prépare dans un lycée d’enseignement général et technologique agricole. Un CAPA Vigne et Vin et un BEPA Conduite et Productions Agricoles Spécialité Vigne et Vin existent aussi. Attention Réforme des BEPA !

Des parcours de formation dans la biochimie du vin par le biais d’un DUT Génie Biologique option Agronomie, puis d’une Licence Sciences de La Vigne suivie d’un Master pro Vigne et Terroir, diplômes réalisés à L’Institut Universitaire de la Vigne et du Vin de Dijon par exemple, sont aussi appréciés.

Des profils de commerciaux tournés vers l’export sont très recherchés. Les jeunes diplômés devront vraiment être convaincants face aux professionnels qui ont l’expérience du vin et des circuits de distribution. Des CQP ou Certificats de Qualification Professionnelle et des parcours de formation spécifiques aux branches et reconnus par L’Etat existent aussi. Voir aussi le DNO, Diplôme National d’Oenologie, de L’Université de Dijon. Il peut être nécessaire d’être détenteur de CACES spécifiques pour conduire certains engins.

Attention la filière viticole souffre, et surtout les petits viticulteurs !

Les contraintes du métier

Une très grande amplitude horaire est requise avec du travail tous les week-ends et en saison. Il n’y a pas de déplacement particulier, sauf pour le viticulteur et pour le maître de chai.

Les lieux d’exercice

– Dans tous les domaines viticoles

– Au sein d’entreprises de conditionnement, de commercialisation de vins/alcools

– Dans des caves et dans des coopératives viticoles

– Certains professionnels travaillent en grandes surfaces aux rayons vins/alcools ou en indépendants comme les oenologues

Jockey-driver / Lad-driver

Devenir Jockey

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : 2 à 3 ans pour un CAPA, plus pour un Bac pro CGEA Production du Cheval
Diplôme d’entrée en formation requis : aucun pour un CAPA ou niveau 3ème
Lieux de formation : en interne dans les haras, en CFA, en Maisons Familiales Rurales, en lycées professionnels agricoles, en écoles spécialisées
Déplacements : OUI

Le métier

Les jockeys-drivers appartiennent au cercle fermé de la compétition. Ce sont de grands sportifs. Ils montent ou drivent lors de réunions de course, soit au trot (attelé ou monté), soit au galop (plat ou obstacle), des chevaux pour le compte de propriétaires avec lesquels ils sont sous contrat (parfois cinq à six propriétaires différents par jour). Ils sont souvent rémunérés au cachet. Ils exercent ce métier à temps plein ou en complément (élevage, entraînement, etc.).

Les lads-drivers préparent les chevaux à la course et participent à leurs soins et à leur entretien. Ils font des travaux courants d’écurie. Ils s’investissent dans l’entraînement et dans le bien-être général de l’animal. Ils doivent instaurer une relation de confiance avec ce partenaire. Ils exécutent les ordres de l’entraîneur tout comme les jockeys-drivers.

L’entraîneur entraîne des chevaux pour le compte de propriétaires. Il planifie les entraînements et il engage les chevaux dans les courses. Pour exercer son métier, il doit répondre à certaines conditions et avoir un certificat délivré par l’AFPPICC obtenu après un stage.

Entrer dans ces professions sans être issu du milieu équestre relève du parcours du combattant. C’est un univers très particulier, fermé, où seuls les vrais passionnés ont leur place et réussissent.

Il faut posséder des conditions physiques et sportives particulières (galops et avoir déjà participé à des compétitions) pour s’insérer dans le monde de la compétition. C’est tout un univers à apprendre à connaître avec son langage, ses codes, ses pratiques et ses acteurs, si on veut pouvoir y évoluer efficacement et confortablement.

L’accès au métier

Le CAPA option Cavalier-Soigneur, lad-jockey, lad-driver et le BEPA option Activités Hippiques, spécialité Entraînement du Cheval de Compétition ou encore le BEPA Elevage Equin avec ‘ un galop 7 ‘ peuvent aider à entrer dans ce milieu très fermé. Etre issu du milieu du cheval est encore le meilleur sésame.

Attention Réforme des BEPA et donc des cursus de formation !

Le jockey-driver doit posséder une licence de jockey-driver délivrée par les sociétés mères des courses (France Galop et Cheval Français). Il doit avoir au moins un BEPA option Activités Hippiques ou un BAC pro CGEA Production du Cheval. L’Ecole des Courses Hippiques-AFASEC liée par contrat avec Le Ministère de L’Agriculture propose de nombreux diplômes dont le BPREA ou Brevet Professionnel de Responsable d’Entreprise Agricole. Elle forme aussi aux métiers de cavalier d’entraînement, lad-driver ou à celui de jockey-driver.

Les contraintes du métier

Les horaires sont aléatoires (travail le week-end) car ils dépendent du lieu d’entraînement, des lieux de compétition, etc..

Les lieux d’exercice

– Dans des écuries d’entraînement de chevaux de course, dans de grands haras

– Dans des centres équestres tournés vers la compétition

– Dans des champs de course

Palefrenier / Garçon d’écurie / Responsable de haras – de centre équestre

Métiers du cheval

Résumé de l’accès au métier

Débouchés : Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : 2 à 3 ans pour un CAPA selon le niveau de départ
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour un CAPA, mais prévoir des études poussées pour devenir responsable de centre équestre
Lieux de formation : CFA, Maisons Familiales Rurales, lycées professionnels agricoles
Déplacements : OUI

Le métier

Le palefrenier ou soigneur d’équidés ou garçon d’écurie est souvent représenté comme ‘ la petite main ‘ dans un grand haras, comme le garçonnet timide, malingre. On le montre un peu maltraité quand on le représente au cinéma.

C’est en fait le technicien de surface des box, un professionnel indispensable au bon fonctionnement d’une structure équestre. Il s’occupe de l’entretien des box et du matériel, de la maintenance des bâtiments, de l’alimentation et de la santé des animaux, de l’aide aux personnes qui montent à cheval (sceller les chevaux, etc.), et de l’accueil de certains clients (groupes scolaires, touristes, etc.).

Dans la plupart des centres équestres où il évoluera, il faudra qu’il sache monter à cheval bien sûr et qu’il ait un certain nombre de ‘ galops ‘ pour pouvoir faire faire de l’exercice à un cheval ou pour le déplacer, etc..

Très résistant physiquement (manutention lourde pour le fourrage, l’alimentation, le déplacement du matériel), en bonne condition physique, sans problème de dos de préférence, il est aussi habile de ses mains pour intervenir en petite plomberie, en électricité ou en maçonnerie ou même en maréchalerie (déferrer un cheval, etc). Avoir le permis Poids Lourds pour emmener les chevaux sur les lieux de compétition est un plus pour se faire embaucher, de même que d’avoir une double compétence, palefrenier et soigneur.

Ce métier est, bien évidemment, ouvert à la gente féminine.

L’évolution professionnelle est difficile car ces emplois sont parfois précaires et non rémunérés au-dessus du SMIC malgré les heures de travail importantes et l’énergie déployée. Des ouvertures sont possibles vers le métier de moniteur ou d’instructeur d’équitation en passant ses ‘ galops ‘ et en obtenant des examens, mais le parcours est très difficile et les débouchés réduits. La solution la plus viable consisterait à allier métiers du social et passion animale à travers l’exercice d’un métier comme celui de éducateur technique spécialisé en activités équestres.

Etre responsable d’un centre équestre nécessite d’être un excellent cavalier, un manager d’hommes reconnu et d’avoir, en parallèle, des compétences administratives, managériales, comptables et commerciales. La plupart des responsables de haras ont hérité de structures ou sont des investisseurs passionnés.

Ouvrir son propre haras (reproduction et entraînement des chevaux) ou son centre équestre demande des investissements importants de plusieurs centaines de milliers d’euros (terrain, équipement, achat des animaux, etc.). Un parcours dans le social comme le parcours des professionnels détenteurs à la fois du CAFERUIS et d’une ‘ spécialité animale ‘ (équestre par exemple) peut offrir des passerelles aux passionnés qui ne disposent pas de capacités financières suffisantes pour ouvrir une structure.

Il n’en reste pas moins que le monde du cheval est un monde de passionnés, d’inités, et que sans appui, il est difficile de s’y faire une place. Domaine donc réservé aux passionnés de chevaux !

L’accès au métier

Le CAPA Agent d’Elevage Equin ou de Soigneur d’Equidés en remplacement du CAPA Palefrenier-Soigneur existe, et un diplôme est recommandé pour travailler dans ce secteur. Un diplôme s’effectue en alternance le plus souvent, d’où de nombreux jeunes de moins de vingt-six ans (pour l’accès aux contrats d’apprentissage ou de professionnalisation jeunes) dans ces formations. D’autres CAP, comme celui de Sellier Harnacheur, permettent d’intervenir dans le secteur équestre du côté technique.

Atteindre un niveau supérieur (Bac Conduite Gestion Exploitation Production du cheval, puis Licence ou BTSA complété par une formation en gestion), si l’on veut ouvrir son centre équestre et bénéficier de financements spécifiques, de prêts bonifiés, est incontournable.

L’insertion dans l’emploi est difficile, surtout dans certaines régions.

Les contraintes du métier

Le travail se déroule en semaine et le week-end, jours fériés inclus.

Les lieux d’exercice

– Dans des centres équestres ou dans des haras. Ce sont souvent des contrats précaires car saisonniers pour les palefreniers.

– A l’armée. On peut devenir gendarme à cheval (défilés militaires, concours équestres, etc.), mais il ne faut pas compter monter à cheval tous les jours, car le métier de base est en priorité celui de gendarme

Éleveur d’animaux domestiques / Dresseur / Comportementaliste / Gérant de pension canine – de chatterie

Devenir

  • Éleveur d’animaux domestiques courants
  • Comportementaliste animalier
  • Dresseur animalier
  • Gérant de pension canine
  • Gérant de chatterie

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : 2 ans pour un BEPA. Attention Réforme des BEPA et des cursus ! Envisager si possible de préparer un BTA élevage canin
Diplôme requis d’entrée en formation : CAPA ou niveau 3ème
Lieux de formation : lycées professionnels agricoles, écoles privées, CFA, Maisons Familiales Rurales
Déplacements : NON

Le métier

L’éleveur d’animaux domestiques courants comme les chiens ou les chats de race développe une approche particulière des soins apportés aux animaux. L’éleveur d’animaux domestiques courants est au carrefour de la reproduction, de l’élevage et de la vente. Est considérée comme éleveur canin toute personne faisant au moins deux portées par an, détenant des femelles reproductrices et vendant au moins deux portées par an.

L’éleveur connaît parfaitement les caractéristiques des animaux qu’il élève (nourriture, aptitudes physiques, aspects spécifiques de la reproduction, de la génétique, etc.). Il doit prévoir des fonds pour les inscriptions aux concours, pour les frais de vétérinaire, de vaccins, etc.. Les trophées remportés en concours lui permettront de développer la réputation et la qualité de son élevage.

Bien souvent, l’activité élevage n’est pas suffisante pour que l’entreprise soit rentable, même si le professionnel s’adapte rapidement aux modes en matière d’animaux de compagnie. Ceux qui travaillent en partenariat avec des organismes spécifiques (reproduction et élevage de chiens pour aveugles, etc.) ou qui développent une activité complémentaire (vente d’accessoires, dressage, pension canine, chatterie, etc.) équilibrent leurs comptes.

Ce sont des métiers très prenants car il faut dispenser des soins quotidiens, veiller au bien-être des animaux, être présent en amont de la reproduction pour la contrôler et en aval pour maintenir la qualité. Il faut aussi être pertinent en matière de diagnostic de parasites et de maladies animales pour éviter, par exemple, une épidémie à l’élevage. Assurer l’interface commerciale et gérer administrativement l’entreprise sont deux aptitudes nécessaires à avoir aussi.

Les conditions d’installation sont strictes et réglementées.

Le dressage d’un animal se fait sur un terrain en collaboration avec son maître. Si un chien est dressé pour accompagner son maître (agent de sécurité, par exemple), les pré-requis sont stricts et contrôlés par La Mairie et par La Préfecture.

Comme pour la profession d’éleveur, celle de dresseur animalier n’est pas toujours rentable et les revenus proviennent souvent d’activités complémentaires comme la vente d’accessoires ou la pension canine ou la chatterie.

Ces professionnels sont donc alors gérants de pension canine ou de chatterie.

Les comportementalistes animaliers sont peu nombreux. Ils aident souvent un propriétaire à changer son comportement vis à vis d’un animal. Ce sont des spécialistes en psychologie comportementale qui n’utilisent pas les méthodes de dressage ou d’éducation traditionnelles. Quelques formations non ‘ diplômantes ‘ existent.

Ces professionnels travaillent souvent à leur compte et ils interviennent au domicile des clients ou en partenariat avec des dresseurs canins, par exemple. C’est une profession qui n’est pas encore très encadrée.

L’accès au métier

L’éleveur canin doit vérifier les contraintes administratives liées à l’implantation d’un élevage, posséder l’aval du Président du Club de la race élevée et obtenir un affixe auprès de la S.C.C. (Société Centrale Canine). Avant la réforme des BEPA, il était judicieux de posséder un BEPA (Brevet d’Etudes Professionnelles Agricoles) option Elevage Canin ou Félin préparé dans Les Lycées Agricoles ou dans Les Maisons Familiales Rurales. Un BTA Elevage Canin est un diplôme intéressant à obtenir. Attention Réforme concernant les BEPA !

Tout éleveur canin doit détenir une Capacité d’Eleveur Canin et d’Educateur Canin. Il faut avoir, soit une expérience de trois ans à titre principal, soit un diplôme, soit une attestation de connaissances suffisantes attestées par Le Directeur de l’Agriculture et de la Forêt pour obtenir cette capacité. On peut aussi se diriger vers la vente conseil en animalerie (Bac Pro vente conseil en animalerie), si l’on ne peut pas ouvrir son propre élevage.

Les dresseurs (sans l’aspect éleveur) exercent des métiers qui sont encore peu encadrés. Pour leur sécurité et pour celle de leurs clients et de leurs animaux, il est plus que judicieux pour les dresseurs de se former avant de se lancer.

Le métier de comportementaliste canin n’est pas encore très encadré. Il n’y a pas de parcours diplômant mais des formations proposées en général par des écoles privées de dressage existent.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en horaires de journée et parfois en soirée. Le samedi est parfois travaillé, selon le métier exercé (ainsi que le dimanche en demi-journée pour les éleveurs).

Les lieux d’exercice

– A son compte comme éleveur, dresseur ou comportementaliste
– Comme salarié au sein d’un élevage
– En grandes surfaces spécialisées (souvent espaces verts et animaux)

Vétérinaire / Assistant de cabinet vétérinaire / Auxiliaire vétérinaire

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : 1 an ou 2 ans après un BEP pour être auxiliaire vétérinaire qualifié ou spécialisé et 7 ans après le Bac environ pour être vétérinaire sans spécialisation
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat pour être vétérinaire ou niveau 3ème ou BEP pour être auxiliaire vétérinaire
Lieux de formation : Écoles Nationales Vétérinaires ou CFA pour être assistant de cabinet vétérinaire
Déplacements : OUI

Le métier

L’assistant de cabinet vétérinaire ou l’auxiliaire vétérinaire intervient au niveau administratif (prises de rendez-vous, etc.), au niveau de la comptabilité journalière (encaissements, etc.) et de l’aide aux soins (stérilisation du matériel, aide durant une intervention chirurgicale, etc.). L’assistant de cabinet vétérinaire est plutôt résistant physiquement car un animal endormi ou un animal qui se débat serait mal contrôlé par un professionnel physiquement en difficulté (sciatique par exemple).

Aimable, patient, rassurant, ferme parfois, il accueille les clients au téléphone ou physiquement et il organise les plannings selon les urgences ou selon les disponibilités du vétérinaire. Il travaille en collaboration avec celui-ci et il veille, en général, à l’hygiène du matériel, au stock de fournitures, de médicaments, etc.. Il assiste le vétérinaire lors des soins pour maintenir un animal ou le rassurer ou pour passer les instruments en temps voulu.

Le vétérinaire pour animaux domestiques (chiens et chats en général) travaille en cabinet, mais il peut aussi se déplacer à domicile pour les soins aux chiens de grande taille ou pour soigner les animaux classés dans la catégorie des N.A.C. (Nouveaux Animaux de Compagnie) comme les serpents ou autres animaux plus ‘ sauvages ‘. Il n’est en effet pas facile ou judicieux de sortir ces types d’animaux de leur habitat car il y aurait alors risque de les perdre, de leur faire du mal ou de provoquer, s’ils se déplaçaient pour des soins, une jolie panique en salle d’attente. Le vétérinaire peut aussi intervenir sur demandes spécifiques.

Médecin généraliste des animaux mais aussi dermatologue, chirurgien, psychologue, etc., le vétérinaire prend en charge toutes les affections possibles des animaux en fonction de leur race, de leurs spécificités, de leur environnement de vie, de leur âge, etc.. La plupart des vétérinaires possèdent un bloc d’intervention et une pension pour animaux convalescents. Habileté manuelle, observation rigoureuse des symptômes, analyse rapide des informations données par le propriétaire et résistance physique sont essentielles à avoir.

Certains vétérinaires se spécialisent durant leur formation, au cours de leur parcours ou selon les besoins dans leur région d’exercice. Ils peuvent travailler auprès des éleveurs de bétail ou de chevaux. Selon leur spécialité, et notamment s’ils exercent en haras, ils peuvent devenir essentiels à la bonne santé et à la vigueur des animaux.

Ils peuvent être prescripteurs de médicaments pour les animaux et élaborer pour eux des traitements particuliers.

Faire des vaccins ou réaliser des bilans de santé pour des animaux bien portants fait partie de leurs fonctions courantes, de même que de soigner les animaux malades. Dans ce dernier cas, rester à bonne distance face à la maladie, face à la mort et aux souffrances de l’animal et de ses propriétaires est une aptitude très appréciable.

La plupart des vétérinaires à leur compte doivent être aussi d’excellents gestionnaires, d’excellents comptables ou bien ils doivent s’entourer de personnes très compétentes dans ces domaines spécifiques. L’inscription au tableau de L’Ordre des Vétérinaires est obligatoire.

L’accès au métier

Pour être auxiliaire vétérinaire, Le GIPSA ou Groupement d’Intérêt Public de Formation Santé Animale prépare aux formations habilitées par Le Ministère de L’Agriculture d’Auxiliaire Vétérinaire Qualifié (AVQ) et d’Auxiliaire Spécialiste Vétérinaire (ASV). Il faut avoir dix-huit ans, et selon le titre visé, avoir soit un niveau 3ème, soit un BEP. Ces formations se font en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation et elles durent un an pour devenir AVQ et deux ans pour devenir ASV.

Un diplôme homologué par L’Education Nationale d’assistant de cabinet vétérinaire existe aussi.

Pour les vétérinaires, les écoles vétérinaires sont payantes. Différents types de concours (A, B, C, D) d’entrée à leur cursus, qui est régi par le numerus clausus, sont organisés. Cela signifie qu’un quota de reçus au concours est déterminé à l’avance par Le Ministère de l’Agriculture chaque année.

Si entrer dans une école vétérinaire est réputé très difficile, les études ne le sont pas moins, et les étudiants n’arriveront pas à décrocher leur diplôme s’ils n’ont pas de motivation véritable pour le métier. Il faut compter sept ans environ après le Bac pour être diplômé vétérinaire et ce, sans redoublement. La préparation au concours dure deux ans, la formation de base dure quatre ans, l’approfondissement dure un an, et pour les spécialisations facultatives, il faut compter trois ans. Voir les sites des quatre Écoles Nationales Vétérinaires (Maisons-Alfort, Lyon, Nantes et Toulouse).

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en horaire fixe de journée en semaine, ainsi que le samedi généralement. Le vétérinaire peut être amené à se déplacer à domicile, ponctuellement.

Les lieux d’exercice

– La plupart des vétérinaires interviennent en cabinets privés ou se regroupent dans des cliniques vétérinaires

– Certains vétérinaires travaillent comme salariés en santé publique dans des organismes institutionnels d’hygiène et de sécurité animales

– Très peu arrivent à trouver des postes de salariés dans le privé, si ce n’est dans certains laboratoires pharmaceutiques pour animaux ou dans de grandes propriétés agricoles ou équestres

Gestionnaire de chambres d’hôtes / gîte rural / camping

Devenir gestionnaire de gite

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : aucune mais bien se renseigner sur les réglementations applicables à chaque projet d’installation
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun
Lieux de formation : aucun ou organismes de formation spécifiques permettant de valider son projet d’installation
Déplacements : NON

Le métier

Accueillir chez soi des personnes ayant envie d’authenticité est un projet que beaucoup de personnes se sont appropriées, surtout celles qui ont eu des métiers très prenants et très stressants.

Sur le terrain, la réalité est parfois moins idyllique pour le gestionnaire de chambres d’hôtes. Le maître des lieux n’est pas en vacances quand il reçoit ceux qui en prennent. Attentif aux besoins des clients (nourriture, blanchisserie, intendance, tourisme, etc.), il se doit d’être toujours disponible et aimable et de trouver des solutions aux problèmes de chacun. Si de belles rencontres ont parfois lieu, le quotidien est néanmoins lourd à gérer.

La Législation est très stricte et il faut prévoir des travaux d’aménagement assez conséquents, et les ressources financières qui vont avec. L’utilisation intensive des infrastructures à certaines périodes de l’année nécessite aussi des travaux d’entretien parfois onéreux.

Aujourd’hui, la plupart des gestionnaires de gîte rural ou de camping développent, en parallèle, une activité lucrative complémentaire. L’un des deux conjoints travaille en tant que salarié à plein temps en entreprise (dans le cas des couples) ou bien certains ‘ accueillants ‘ perçoivent une retraite ou une rente. Les activités complémentaires mises en place peuvent être de l’ordre de la location à l’année de parcelles de terrain pour des mobil homes (camping), de l’ordre d’une activité agricole ou de l’ordre d’un travail salarié hors saison, etc..

La maîtrise de l’anglais est judicieuse car si les français voyagent, ce sont surtout les étrangers qui sont friands de notre ‘ French Touch ‘. Il ne s’agit pas dans ces activités d’être bilingue mais il faut avoir assez de connaissances pour pouvoir établir de vraies relations ou pour pouvoir gérer tout simplement les réservations et le quotidien, une fois les clients étrangers sur place.

Il faut aussi avoir des aptitudes commerciales pour promouvoir l’activité (site Internet, Office du Tourisme, Mairie, etc.) ou pour monter des partenariats avec des organismes. Le bouche à oreille fonctionnera par la suite. Penser à étudier le marché et le lieu d’implantation de l’activité est primordial (les régions viticoles ou les régions du Sud de la France sont très prisées).

A étudier aussi : la concurrence locale avant l’installation.

L’accès au métier

En règle générale, aucun diplôme n’est exigé pour ouvrir une maison d’hôtes. Une bonne aptitude manuelle est un atout indéniable pour pouvoir effectuer soi-même les travaux d’entretien et de rénovation.

Il faut déclarer son activité au Maire de la Commune du lieu d’habitation et respecter la réglementation des établissements recevant du public (ERP), si nécessaire. Respecter les réglementations concernant la salubrité et l’hygiène est aussi indispensable. Il faut se renseigner sur les Licences permettant de servir ou non des boissons alcoolisées. Des conditions de capacité et d’accueil doivent être respectées. Vérifier les conditions applicables à chaque projet d’installation comme la nécessité ou non de choisir un label ou de rejoindre un réseau.

L’installation d’un camping est soumis à des Déclarations Préalables à la Mairie et à des Permis d’aménager. Des lieux sont aussi interdits au camping et/ou au caravaning.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue tous les jours, week-ends en haute saison inclus – de juin à septembre, en général.

Les lieux d’exercice

– Chez vous. A vous de transformer votre habitation en gîte ou d’acquérir un terrain pour l’aménager en camping, etc.
– La reprise d’activité est aussi possible. Voir les brochures Transcommerce des CCI

Exploitant agricole / Ouvrier agricole

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : 3 ans pour obtenir un Bac agricole, plus stage de préparation à l’installation à La Chambre d’Agriculture
Diplôme requis d’entrée en formation : BEPA pour la préparation d’un Bac agricole ou CAPA. Attention Réforme des BEPA !
Lieux de formation : CFA, lycées professionnels agricoles, Maisons Familiales Rurales, grandes écoles d’agronomie pour obtenir des diplômes supérieurs
Déplacements : OUI

Le métier

Considérés comme des professions physiquement éprouvantes et parfois peu rentables, les métiers de l’agriculture ont vu s’éloigner les potentiels repreneurs des exploitations. Il faut dire que les réglementations dans cette activité fluctuent, que les préconisations de semences changent au fil des besoins (voir aujourd’hui les biocarburants) et que les conditions de travail ne sont pas toujours bonnes. Dans ces métiers de l’agriculture, il reste souvent peu de temps disponible pour soi et l’argent gagné n’est pas toujours proportionnel aux efforts fournis. Nous passerons sous silence les stéréotypes peu flatteurs rattachés à ces professions.

Aujourd’hui, c’est le coût d’installation qui représente un vrai défi pour ceux qui ne possèdent pas leur exploitation, et certains exploitants se font étrangler rapidement par les crédits.

Le matériel agricole, le réseau (coopératives, etc.), les circuits de collecte et de distribution et le travail saisonnier allègent les conditions de travail et simplifient le rapport de l’exploitant au travail de la terre. Soumis à des conditions climatiques difficiles, et parfois aux directives qui orientent les productions par le biais des subventions accordées, l’exploitant agricole travaille selon un calendrier précis. Il lui faut préparer la terre, effectuer les semis, arroser, traiter, récolter, etc..

Fini l’approche artisanale, aujourd’hui le travail s’est modernisé avec l’arrivée des machines électromécaniques, de l’informatique de gestion, des techniques d’application de produits phytosanitaires, etc., ce qui demande à l’exploitant de mobiliser des compétences supplémentaires, en plus de celles en mécanique de base, etc.. Comme un exploitant est souvent à son compte, avoir de solides connaissances en comptabilité et en gestion administrative et financière est un véritable plus pour lui. Il est désormais un chef d’entreprise (avec une ou plusieurs spécialités) qui doit commercialiser ses produits intelligemment.

L’ouvrier agricole est, quant à lui, un salarié polyvalent, habile de ses mains, effectuant aussi bien les travaux agricoles que l’entretien des bâtiments, réparant ou construisant des structures (granges, hangars pour stocker les récoltes, etc.). Il peut travailler dans une exploitation agricole ou dans des serres par exemple.

Exigeant peu de diplômes et n’apportant que peu de reconnaissance sociale, ces emplois d’ouvriers agricoles, pas toujours bien rémunérés, permettent néanmoins de travailler rapidement car la main d’oeuvre dans ce secteur manque fréquemment.

Ne pas oublier l’agriculture biologique encore marginale en France vers laquelle se tournent certains exploitants par respect de l’environnement !

L’accès au métier

L’exploitant agricole suit un stage de préparation à l’installation à La Chambre d’Agriculture qui lui permet de bénéficier d’aides publiques, puis il s’enregistre avant de démarrer son activité. Il possède bien souvent le permis C (Poids Lourds) lui permettant, selon la législation en vigueur, de pouvoir conduire un tracteur excédant 3,5 tonnes.

Il est nécessaire d’avoir un diplôme agricole conséquent pour s’installer et pour pouvoir bénéficier de financements spécifiques (prêts bonifiés) comme un Bac Pro CGEA ou Conduite et Gestion de L’Exploitation Agricole par exemple qui pourra être suivi d’un BTSA Analyse et Conduite de Systèmes d’Exploitation ou comme un Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole (BPREA). Le Bac Technologique STAV ou Sciences et Technologie de l’Agronomie et du Vivant est aussi recommandé. Ces diplômes se préparent souvent dans des lycées professionnels agricoles.

Attention Réforme des BEPA et des cursus de formation !

De grandes écoles d’agronomie (ENSA, INA, ENESAD, etc.) et d’ingénieurs de travaux agricoles (Réseau ENITA) existent. Elles sont ouvertes aux élèves issus de classes préparatoires ou aux titulaires d’un Bac+2, sur concours spécifiques.

Les contraintes du métier

Une grande amplitude horaire est requise tous les jours, jours fériés compris. Le permis C est obligatoire pour conduire un engin agricole excédant 3,5 tonnes.

Les lieux d’exercice

– Dans des exploitations agricoles dont l’exploitant est propriétaire
– Dans des exploitations agricoles en gérance
– Dans des serres (indépendantes, franchisées, etc.)