Métallier / Serrurier / Ferronnier

devenir serrurier

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : de 9 mois à 2 ans pour faire un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour faire un CAP
Lieux de formation : en lycées professionnels ou en CFA du bâtiment ou dans des centres de formation spécialisés BTP/TP
Déplacements : OUI

Les métiers

  • Métallier
  • Serrurier
  • Ferronnier

Les métalliers, les serruriers et les ferronniers travaillent les métaux (acier, fer, aluminium), souvent dans l’industrie, dans le bâtiment ou dans l’artisanat. Le métallier peut porter des noms différents comme ceux de serrurier, de menuisier métallique, de tôlier, etc.. Il travaille à partir de modèles ou de schémas de plans et il découpe, après l’avoir tracé, du métal en feuille en utilisant des outils à main ou des machines spéciales comme des plieuses, des cisailles, etc..

Le traçage peut aussi se faire en utilisant l’outil informatique (TAO ou Traçage Assisté par Ordinateur). Ce professionnel opère aussi des assemblages de pièces (soudage, collage).

Le métallier travaille dans l’utilitaire et il réalise pour le bâtiment des rampes d’escalier, des systèmes de fermeture intérieurs ou extérieurs, des grilles de protection, etc., souvent sur mesure. Il assure l’installation des automatismes commandant ouvertures et fermetures.

Il connaît le dessin technique et il sait lire des plans. Il utilise des machines mais son savoir-faire réside principalement dans sa capacité d’analyse du travail demandé et dans son habileté manuelle. Très appliqué, car les matières premières coûtent cher et les erreurs sont difficiles à rattraper, il a besoin de concentration, de rigueur et de précision dans ses gestes.

Il se doit de bien connaître les normes de fabrication et de respecter les consignes de sécurité en vigueur pour ne pas se blesser (port d’équipements spéciaux). Il peut être amené à déplacer des charges lourdes avec ou sans outillage spécial (chariots, ponts roulants, etc.). L’activité s’effectue dans le bruit et dans la poussière. Dans le bâtiment, le travail a lieu souvent sur les chantiers.

Le ferronnier est un professionnel du bâtiment qui réalise des éléments architecturaux en fer forgé dont il assure la pose.

Le métier de ferronnier d’art sera présenté dans l’univers Medias-Arts.

Les serruriers que l’on voit généralement dans les galeries marchandes des centres commerciaux ou dans des boutiques en ville exercent une activité différente. Ils couplent leur activité de serrurerie avec de la cordonnerie de base. En général, ce sont des franchisés qui reprennent un concept et un type de machines. Leur savoir-faire est appris ‘ sur le tas ‘ et aucun diplôme spécifique n’est alors vraiment exigé, car leur activité est limitée à certaines actions. Une qualification est toutefois recommandée.

L’investissement en matériel est conséquent et l’environnement de travail peut être très bruyant et poussiéreux. Asthmatiques et oreilles sensibles s’abstenir !

L’accès au métier

Le CAP Serrurier-Métallier permet l’insertion professionnelle, bien que le marché soit aléatoire. On peut se qualifier avec un BP Serrurerie-Métallerie ou un Bac pro Fonderie qui pourra être suivi d’un BTS Fonderie. Avoir aussi le Bac Pro Réalisation d’Ouvrages Chaudronnés et de Structures Métalliques. Etre diplômé permet de pratiquer la totalité du métier sans restriction.

Ceux qui ont une fibre plus créative s’orientent généralement vers la ferronnerie d’art, notamment par l’intermédiaire du CAP Ferronnerie d’Art.

Ceux qui veulent s’installer à leur compte doivent se déclarer à La Chambre de Métiers et de L’Artisanat et suivre un stage préalable à l’installation (gestion, comptabilité, etc.).

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique à l’entreprise (ex : activité en galeries marchandes).

Les lieux d’exercice

  • A son compte après une déclaration à La Chambre de Métiers et de L’Artisanat et avec un diplôme comme le CAP Serrurier-Métallier par exemple
  • En franchise avec une activité limitée en serrurerie de base et en cordonnerie parfois
  • En grandes surfaces de bricolage. Ces professionnels sont dans cette configuration chefs de rayon, mais les salaires sont souvent peu attractifs
  • Au sein d’entreprises et de groupes spécialisés en vente de matériels pour les professionnels
  • Dans le BTP/TP

Si le métallier et le ferronnier sont véritablement inscrits dans la veine de l’artisanat, proposant la fabrication et l’installation de pièces sur mesure, parfois même artistiques, le serrurier lui est bel et bien un artisan mais son métier a fortement changé au cours de décennies et ce dernier est de plus en plus spécialisé dans le montage de produits de serrurerie proposés par des industriels,  éventuellement le modelage de nouvelles clés, mais là où le serrurier travaille le plus actuellement, particulièrement en ville, c’est dans les activités de dépannage. En effet, un dépannage coutant plusieurs centaine d’euros le métier de serrurier s’est vraiment déplacé vers cette activité principale. Bien entendu on ne peut pas décemment annoncer qu’il ne fait que cela, comme vu plus haut, sa palette de savoir, apprise lors de ses études, lui permet d’envisager un travail plus artisanal comprenant même des phases de construction, de création, mais le fait est qu’une bonne partie des serruriers actuels sont des genres de mercenaires eu service de celui ou celle qui a perdu ses clés. D’ailleurs regardez sur Google quels mots clés sont les plus prisés : « depannage informatique Paris », « dépannage plomberie Lyon », « depannage serrurier montpellier » etc …  Ce qui nous fait penser que le métier de serrurier, même si nettement moins noble qu’il ne le fût, est et reste un véritable métier d’avenir.

 

Peintre en bâtiment

devenir peintre en batiment

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : aucune ou 2 ans environ pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour un CAP
Lieux de formation : ‘ sur le tas ‘ ou en lycées professionnels ou en CFA du bâtiment ou dans des centres de formation spécialisés BTP/TP
Déplacements : OUI

Le métier

Ces professionnels du BTP interviennent dans le second oeuvre, c’est-à-dire dans l’aménagement et dans la finition des bâtiments. Ils exercent des métiers physiques, aussi bien en intérieur qu’en extérieur, qui comportent de nombreuses opportunités d’emploi et des tâches variées.

Cependant, sur le terrain, ils interviennent plus fréquemment en extérieur pour les ravalements de façades, les intérieurs étant parfois peints par les plaquistes quand il s’agit de passer un coup de blanc sur les murs ou sur les plafonds.

Il faut avoir une certaine mobilité familiale et une bonne logistique, avoir son permis de conduire par exemple, pour pouvoir se déplacer sur les différents chantiers.

Le peintre en bâtiment intervient donc en intérieur pour les finitions et en extérieur quand il assure les ravalements, etc.. C’est aussi un professionnel qui connaît son nuancier de couleurs pour pouvoir préparer des mélanges manuellement ou avec des machines.

Parfois, il se spécialise dans des techniques de décoration comme les enduits, les effets méditerranéens, etc. et il devient peintre-décorateur. Certains peintres évoluent et se forment parfois au métier de staffeur-ornemaniste.

Ce sont des métiers qui offrent de bonnes opportunités d’insertion professionnelle, peintre en bâtiment en extérieur notamment, mais qui demandent une bonne résistance physique, une grande méticulosité et de savoir travailler dans l’urgence. Des femmes commencent à rejoindre ces métiers.

L’accès au métier

Le CAP Peintre-Applicateur de Revêtements est souhaité mais bien souvent, si une personne est très motivée et en bonne condition physique, elle peut apprendre le métier de base ‘ sur le tas ‘. On peut poursuivre sur un Bac Pro Aménagement et Finition du Bâtiment ou un BP Peinture Revêtements.

Pour exercer à son compte, il faut se déclarer à La Chambre de Métiers et de L’Artisanat et suivre un stage obligatoire préalable à l’installation (gestion, comptabilité, etc.). Sans diplôme spécifique comme le CAP votre assurance peut refuser de couvrir les dommages provoqués par votre entremise.

Par contre il est évident que le métier de peintre en bâtiment a de l’avenir. D’ailleurs pour trouver des chantiers gratuitement les peintres se sont modernisés et travaillent de plus en plus avec des plateformes Internet de mise en relation entre les clients et les artisans peintres. C’est en quelques sortes une uberisation de l’artisanat et dans ce système, c’est la plateforme de devis qui n’est pas artisan mais producteur de logiciel qui gagne au final le plus de  sous. Un modèle pas forcément pérenne pour les professionnels peintre en bâtiment qui auront tout à gagner à soigner une clientèle locale et privilégier un modèle de travail plus orienté vers le réel.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Au sein de toutes les entreprises de BTP/TP, petites, moyennes ou grandes

– Dans les agences d’intérim qui recherchent ces profils

– Au sein des Collectivités Territoriales

– Au sein d’organismes de gestion d’appartements et de maisons

Métreur / Économiste de la construction

devenir metreur

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Formation
Durée de formation : 2 ans après le Bac pour faire un BTS
Diplôme requis d’entrée en formation : Bac pour faire un BTS
Lieux de formation : lycées professionnels ou CFA du bâtiment ou organismes de formation pour les adultes
Déplacements : NON

Le métier

L’économiste de la construction a un rôle vital à jouer, celui de chiffrer un chantier et de déterminer le coût total d’une construction. Il effectue les métrés et les devis quantitatifs et estimatifs d’ouvrages. Et, quand il s’agit d’argent, les entreprises sont peu conciliantes. Son rôle consiste à définir les indicateurs de coûts sur des périmètres donnés et à garantir la qualité de l’information ‘ coûts de construction ‘ en fonction des matières premières nécessaires, des ressources humaines à prévoir, des besoins matériels, etc.. Il assure aussi l’analyse financière de dossiers comme les appels d’offres.

Attention à ses devis et à ses prévisions de délais si ceux-ci sont dépassés, et de très loin !

Les nomenclatures et les barèmes de prix fluctuent. Les économistes de la construction se doivent donc d’être à jour afin que leurs chiffrages soient calculés au plus juste. En cas de flambées des prix, du fer et du cuivre par exemple, l’économiste devra trouver des solutions palliatives d’approvisionnement auprès de fournisseurs étrangers, d’où la maîtrise de l’anglais souvent impérative pour exercer.

A la fois en bureau d’études et sur le terrain, l’économiste vérifie l’adéquation entre ses prévisions et la réalité du chantier afin de procéder aux réajustements nécessaires. Le projet lancé, il effectue des métrés ou des relevés de croquis. Pour préparer ses chantiers, il aura au préalable quantifié les moyens humains, matériels et financiers nécessaires en établissant un planning de réalisation en partenariat avec le maître d’ouvrage qui commande le bâtiment, le maître d’oeuvre (l’architecte) ou les entreprises chargées des travaux.

L’économiste a donc affaire à ces dernières, amicalement souvent, moins amicalement parfois, quand il considère qu’il y a du gaspillage, des retards pris sans motif réel, des vols manifestes ou toute autre dérive qui pourraient l’amener à revoir ses chiffres, et à devoir se justifier auprès de sa hiérarchie.

C’est un métier de rigueur et de relations humaines accessible aux hommes comme aux femmes, et ces dernières profitent des conditions particulières de travail dans ce métier du BTP pour s’y insérer largement.

Le métier de métreur est un métier qui se raréfie au profit de celui d’économiste de la construction ou d’aide-conducteur de travaux. Ce professionnel est chargé d’estimer le coût de revient d’un ouvrage et de répondre aux appels d’offres. Il estime et il établit les devis et les factures. Il assure la préparation du chantier, son suivi et la gestion du budget alloué. Il exerce plutôt dans les cabinets d’architecture ou dans des bureaux techniques sous-traitants. Il peut être métreur peinture, etc..

L’accès au métier

Pour réussir son insertion professionnelle comme économiste de la construction, l’idéal c’est d’avoir un BTS Etudes et Economie de La Construction. Le Bac pro Technicien du Bâtiment Etudes et Economie existe aussi et l’insertion professionnelle est encore possible avec lui, mais elle semble s’émousser au profit de profils supérieurs comme le BTS ci-dessus nommé qui peut être suivi d’un Master.

Les métreurs étaient, quant à eux, souvent formés sur le terrain ou étaient issus d’un BEP Technique du Gros Oeuvre du Bâtiment mais ils doivent maintenant renforcer leurs parcours d’études. Attention Réforme des BEP et des cursus de formation !

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Dans les grandes entreprises de BTP/TP

– Au sein de grands cabinets d’architectes ou en cabinets techniques ou dans des Ministères, des Préfectures

Architecte / Architecte d’intérieur / Dessinateur-projeteur

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Formation, sauf pour architecte d’intérieur Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : selon la profession choisie, mais compter 6 ans pour devenir architecte diplômé d’état et spécialisé
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat
Lieux de formation : Ecoles Nationales Supérieures d’Architecture, INSA, ESA, pour devenir architecte, lycées professionnels du bâtiment ou CFA du bâtiment pour devenir assistant d’architecte et dessinateur-projeteur BTP/TP, écoles privées ou publiques d’architecture d’intérieur
Déplacements : OUI

Les métiers

  • Collaborateur ou assistant d’architecte
  • Dessinateur-projeteur
  • Architecte d’intérieur
  • Architecte

Ces métiers ont des points communs : le dessin technique comme support à une réalisation concrète future et l’utilisation de la DAO (Dessin Assisté par Ordinateur avec des logiciels comme ArchiCad ou Autocad bien souvent). Ces métiers se différencient cependant en fonction de leurs applications et de leur dominante.

L’architecte

L’architecte diplômé d’Etat n’a pas le temps de s’ennuyer, une fois sa clientèle constituée ou des marchés publics remportés. Loin du cliché du professionnel penché sur sa table à dessin, c’est un concepteur, un réalisateur en bureau d’études, et aussi un homme de terrain qui travaille en partenariat avec le conducteur de travaux, le chef de chantier.

Il ne conçoit pas une maison, un immeuble, une maternité, un centre commercial ou un tunnel simplement par amour des couleurs et des formes. Il se doit de respecter un cadre législatif très strict, surtout quand il s’agit de réaliser des infrastructures qui accueilleront du public (issues de secours, m²/personne, aération, etc.).

Les contraintes matérielles et techniques sont évidentes mais parfois oubliées, quand on envisage cette profession. Un projet n’est en effet viable que si les matériaux et les techniques existent, que si leurs prix permettent leur utilisation et leur mise en oeuvre, que si la résistance des matériaux est étudiée, etc..

L’architecte se doit donc de monter des dossiers techniques très pointus et il engage sa responsabilité sur chacun des projets qu’il mène.

Un architecte, c’est aussi un économiste de la construction qui doit planifier les coûts, de son travail, de ses salariés, des matières premières, des interventions des différents corps d’état, BTP et autres, etc.. Une fois son projet établi et validé, c’est bien souvent sur le terrain qu’on le retrouvera oeuvrant en partenariat avec le conducteur de travaux chargé de réaliser les infrastructures à partir de ses plans.

Etre créatif, ingénieur d’études techniques, économiste, négociateur, autant de dimensions à avoir pour pouvoir réussir. Le métier est passionnant car multi-facettes, mais il ne faut pas compter ses heures de travail si on veut l’exercer.

La plupart des architectes travaillent souvent à leur compte, en libéral.

Pour les assister, les architectes ont souvent recours à des collaborateurs d’architectes, aujourd’hui rebaptisés assistants d’architectes. Spécialistes de la DAO (Dessin Assisté par Ordinateur), ils mettent en forme les plans soumis par l’architecte, dessinent des plans liés à des actions précises et répétitives, plans qui seront de toute façon supervisés et validés par les architectes qui en seront les uniques garants.

Ces assistants d’architectes effectuent parfois le secrétariat commercial en recevant les clients et en filtrant les demandes.

L’architecte d’intérieur

L’architecte d’intérieur a un métier qui a le vent en poupe de par sa médiatisation télévisée, alors que le marché du travail en face est très peu porteur en débouchés. Plutôt axé sur l’aménagement intérieur et sur la décoration, c’est en fait un créateur d’univers. Il ‘ revisite ‘ les pièces, crée une atmosphère, aménage de manière pratique un endroit.

En bref, il agence des espaces, selon les goûts et les besoins de ses clients, selon leur budget, et en fonction des contraintes matérielles. Son oeil attentif formé à l’harmonie des couleurs et des formes est un atout essentiel dans son conseil.

Attention toutefois car bien que cette profession porte l’intitulé d’architecte, l’architecte d’intérieur n’est pas un architecte diplômé d’Etat ! Cet ‘ architecte ‘ n’a donc pas le droit de toucher à la structure d’un bâtiment, et par conséquent il n’a pas le droit de faire du gros oeuvre, et dans le second oeuvre même, son action est limitée.

Certains architectes d’intérieur travaillent pour les entreprises et dans ce cas, leur travail prend une dimension ‘ ergonomie et culture d’entreprise ‘ quand il s’agit de concevoir les espaces de travail, ou bien prend une dimension ‘ marketing ‘ quand il s’agit d’exercer le métier d’étalagiste décorateur (conception de vitrines ou d’espaces extérieurs pour créer une identité visuelle et marchande).

Voir aussi : Réflexions sur le métier de décorateur, architecte d’intérieur

Le dessinateur-projeteur

Le dessinateur-projeteur dans le BTP/TP peut être assistant d’architecte, mais on le retrouvera plus spécialement sous l’appellation de dessinateur-projeteur dans les Travaux Publics ou dans le ‘ gros ‘ BTP en bureaux d’études collaborant avec des ingénieurs BTP/TP (Génie Civil).

Ces professionnels dessinateurs-projeteurs travaillent, pour la plupart d’entre eux, dans de grands groupes du bâtiment. Ce sont des spécialistes du dessin technique par la DAO et d’excellents matheux. Ils vérifient leur production quant à la résistance des matériaux, vérifient les cotes fournies, etc.. Ils conçoivent des plans utilisés à chaque étape d’un chantier.

L’accès au métier

Les Ecoles d’Architecture sont la voie royale pour, suite à l’obtention du Diplôme d’Etat d’Architecte en cinq ans conférant le grade de Master, faire une sixième année de spécialisation pour obtenir une ‘ Habilitation à exercer la Maîtrise d’Oeuvre en son Nom Propre ‘ ou HMONP délivrée exclusivement par l’une des vingt Ecoles Nationales Supérieures d’Architecture. Cette habilitation permettra de se mettre à son compte.

Voir aussi deux autres écoles L’INSA et L’ESA.

Il y a très peu d’Ecoles d’Architecture, d’où une sélection très forte à leur entrée. La réforme de ce diplôme permet d’être HMONP sans avoir forcément à acquérir deux à trois ans d’expérience en cabinets d’architectes. Cependant, pour s’insérer professionnellement, il est essentiel d’effectuer des stages, de monter des projets et de rencontrer des professionnels en activité.

D’ailleurs, la plupart des écoles organisent leurs programmes de façon à ce qu’il y ait une large place consacrée dans leurs cursus à l’expérience terrain. La sixième année d’études d’architecte est consacrée à la spécialisation, DPLG, DPEA (Diplômes Propres aux Ecoles d’Architecture comme le DPEA Architecture Navale), DSA (Diplômes de Spécialisation et Approfondissement comme le DSA Projet Urbain et Métropolisation), etc..

Pour devenir architecte d’intérieur, les écoles foisonnent, mais elles coûtent très cher. Elles ont des réputations aléatoires et l’insertion professionnelle à leur sortie est souvent très difficile, si l’étudiant n’a pas la fibre commerciale ou un carnet d’adresses conséquent.

Il est donc préférable de suivre une formation approuvée par le CFAI ou Conseil Français des Architectes d’Intérieur. Onze écoles sont reconnues, privées ou publiques. Deux autres sont adhérentes du CFAI. De nombreux diplômes existent : DSAA Achitecture Intérieure (bac+4) ou DNSEP (bac+5).

De plus, cette activité n’étant pas encore très encadrée, des cursus très courts qualifiants de quelques mois mais ‘ non diplômants ‘ sont proposés pour exercer. Attention !

Pour devenir dessinateur-projeteur ou collaborateur d’architecte, rien de tel qu’un parcours dans le bâtiment et un Bac pro Bâtiment (option 2A pour être collaborateur ou assistant d’architecte par exemple). Voir aussi le Brevet de Technicien de Collaborateur d’Architecte. Les études peuvent se poursuivre sur un BTS dans le secteur du bâtiment.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

  • Pour l’architecte DPLG ou Diplômé Par Le Gouvernement et pour l’architecte d’intérieur, essentiellement en libéral, à leur compte
  • Pour l’architecte et pour le dessinateur-projeteur BTP/TP, dans des Collectivités Territoriales suite à des concours, mais très peu de concours sont organisés comme par exemple ceux d’architectes et d’urbanistes de L’Etat
  • Pour le dessinateur-projeteur, au sein des grandes entreprises et de grands groupes du bâtiment
  • Pour le collaborateur ou pour l’assistant d’architecte, comme salarié au sein de cabinets d’architectes en général

Où faire ses études pour devenir architecte, décorateur d’intérieur ?

Comme nous avons pu le voir plus haut, les métiers dans les domaines de l’architecture, de la décoration et de l’architecture d’intérieur ont particulièrement le vent en poupe. De plus en plus d’écoles se spécialisent alors pour recevoir les nombreux étudiant qui choisissent un de ces métiers.

Une école de qualité à Rennes

En Bretagne, à Rennes, c’est le cas de l’IFFDEC, qui  au fil des vingt années passées s’est principalement développée sur les secteurs que sont le design graphique, le design d’espace et l’architecture intérieure. Que ce soit pour une prépa de mise à niveau, un bachelor ou un mastère, les étudiants bénéficient d’une formation d’excellence qui les conduira vers leurs futurs métiers.

Les écoles stars

L’École Boulle  a été fondée en 1886 et porte le nom de l’ébéniste André-Charles Boulle, qui est généralement considéré comme l’artiste prééminent dans le domaine de la marqueterie sous le règne de Louis XIV (1643-1715).  L’école forme des étudiants du baccalauréat d’arts appliqués au DSAA . L’école Boulle est la plus reconnue par les professionnels, même internationalement.

En 2018, le magazine l’Étudiant a réalisé une enquête auprès de professionnels de l’architecture d’intérieur, leur demandant notamment quelles étaient leurs « écoles préférées », Boulle est comme attendue ressortie en 1ère place, suivie de l’école Carmondo (Paris), l’ENSAD, l’ENSAAMA, l’ESAG, l’Ecole bleue, L’école de Design de Nantes, ESAIL (Lyon), LISAA (Bordeaux) et Académie Charepentier. L’IFFDEC figurant en bonne position derrière le podium.

Pour répondre donc à la question que posait le titre de ce paragraphe, Paris est certainement la mieux pourvue en nombre d’écoles, mais les places y sont chères, comme la vie pendant les études d’ailleurs ! Il y a de très bonnes écoles pour devenir architecte, architecte d’intérieur dans toute la France. Ce sont des domaines d’excellence pour lesquels les écoles françaises sont très compétentes et reconnues.

La décoration intérieure n’est pas exclusivement une question de design

Contrairement à d’autres domaines du design, l’aménagement intérieur ne concerne pas exclusivement les concepts de design. Outre les compétences d’identification telles que le dessin technique, l’aménagement de l’espace, la connaissance des matériaux, la conception de mobilier et la familiarité avec les outils d’aménagement intérieur, vous devez également posséder d’excellentes compétences interpersonnelles et de communication, entretenir un bon réseau de clients, d’entrepreneurs et de fournisseurs, et bien sûr avoir le cerveau pour commercialiser vos services de décoration d’intérieur et les mettre à jour régulièrement.

Menuisier

Devenir menuisier

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : de 9 mois à 2 ans pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour faire un CAP
Lieux de formation : en lycées professionnels ou en CFA du bâtiment ou dans des centres de formation spécialisés ou dans des organismes de formation pour adultes
Déplacements : OUI

Le métier

Bien que l’on rattache traditionnellement le métier de menuisier aux métiers du bois, les évolutions techniques, les besoins et les raisons économiques font que l’aluminium, le métal en général, et le PVC en particulier (polychlorure de vinyle), sont désormais très largement travaillés dans ce secteur d’activité.

Ces professionnels travaillent à la conception et à la réalisation en atelier de pièces sur mesure en bois ou en matériaux associés (meubles, escaliers, fenêtres, volets, etc.), puis très souvent à la pose sur les chantiers. Cela nécessite d’aimer les déplacements. Cependant, selon les besoins, certains professionnels se spécialisent en conception et en réalisation (en atelier), et d’autres en pose.

Une bonne habileté manuelle est exigée car même si les machines font une partie du travail, c’est la dimension artisanale et manuelle qui prédomine encore.

Attention, le travail peut parfois se faire dans des environnements très bruyants ! Les finitions assurent la qualité du travail et la viabilité de ce qui a été réalisé en amont.

Il faut, dans ces métiers, savoir lire un plan technique, savoir découper avec précision, être capable de se concentrer sur une tâche et pouvoir travailler à la fois en autonomie et en relais avec une équipe.

Ne pas avoir d’allergies à la poussière ni de mal de dos fulgurant sont des impératifs incontournables pour travailler dans ce secteur. Ce sont cependant des métiers accessibles aux publics handicapés, en ce qui concerne bien sûr les postes en atelier.

L’accès au métier

Le CAP Menuiserie Fabricant de Menuiserie Mobilier et Agencement ou le CAP Menuisier Installateur permet l’insertion professionnelle. Un BP Menuisier ou un BTS Aménagement Finition existe aussi pour ceux qui veulent acquérir un niveau supérieur. La pénurie de main-d’oeuvre permet de se qualifier et de voir son salaire augmenter.

Les jeunes sont très appréciés pour renouveler les effectifs. A partir du moment où la personne est formée, le marché de l’emploi lui est en général ouvert. Il est aussi possible de poursuivre sa formation avec un Bac pro Aménagement Finition.

Pour travailler à son compte, il faut se déclarer à La Chambre de Métiers et de L’Artisanat et suivre un stage obligatoire préalable à l’installation (gestion comptable, etc.).

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Dans des entreprises de menuiserie et parfois d’ébénisterie

– Dans Les Collectivités Territoriales ou dans des organismes gérant des parcs locatifs

Électricien

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : de 9 mois à 2 ans pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour un CAP
Lieux de formation : en lycées professionnels ou en CFA du bâtiment ou dans des centres de formation spécialisés BTP/TP
Déplacements : OUI

Le métier

Les compétences demandées en électricité sont vastes, et parfois même touchent à l’électromécanique. Pour travailler en haute ou en basse tension chez des particuliers, dans des immeubles, en établissements ou en entreprises, pour faire des installations de télésurveillance, pour travailler sur les lignes à haute tension, etc., il faut une habilitation aux risques d’origine électrique et un savoir-faire spécifique.

Dans tous les cas, l’électricien connaît les dimensions réglementaires liées à son métier et tout ce qui se rapporte aux normes électriques et de sécurité en vigueur. Un CAP au minimum est nécessaire avec une habilitation électrique pour intervenir dans le domaine de la basse tension (moins de 1000 V en alternatif) et/ou dans le domaine de la haute tension (plus de 1000 V en alternatif). Ce professionnel réalise à l’intérieur comme à l’extérieur des bâtiments les travaux d’installation électrique destinés au chauffage, à l’éclairage, à la signalisation, etc..

Comme les normes changent fréquemment et se renforcent, l’électricien doit se tenir régulièrement informé de toutes les évolutions. Les prix des matières premières dans le secteur de l’électricité ayant flambé, il lui faut aussi se tenir à jour sur ces fluctuations.

Souvent en déplacement, il lui faut une grande disponibilité au niveau des horaires de travail car il peut commencer très tôt le matin et finir très tard le soir en fonction des chantiers. S’il intervient à domicile ou dans la vente, un bon contact clientèle lui est nécessaire ainsi qu’une sérieuse aptitude à la négociation pour pouvoir justifier de ses devis et remporter des marchés.

L’électricien sait lire un plan d’exécution, peut en concevoir un et travaille souvent seul. Il faudra donc être sûr de ses interventions et consciencieux dans son travail pour suivre cette voie.

L’accès au métier

Le CAP Installations Electriques ou Préparation et Réalisation d’Ouvrages Electriques est le diplôme minimum à avoir pour pouvoir exercer. Il est judicieux de poursuive ses études pour acquérir des compétences supérieures. On peut obtenir un Bac Electrotechnique Energie Equipements Communicants qui permet d’intervenir dans la production, le transport, la distribution et la transformation de l’énergie électrique ou un BP Installations et Equipements Electriques.

Aujourd’hui, de nombreux professionnels qui ont l’expérience mais pas le diplôme ont une autorisation de La Chambre de Métiers et de L’Artisanat pour exercer ou bien valident un diplôme par la VAE (Validation des Acquis de L’Expérience).

Pour se mettre à son compte en tant qu’électricien une déclaration auprès de La Chambre de Métiers et de L’Artisanat est obligatoire tout comme de suivre un stage préalable à l’installation (gestion comptable, etc.). Le professionnel doit aussi avoir ses habilitations électriques à jour.

Selon le type d’activité (ex : vente de matériels électriques à son compte), il se peut qu’il soit nécessaire à l’électricien de s’enregistrer à La Chambre de Commerce et d’Industrie.

Pour les jeunes, la voie de l’apprentissage ou du contrat de professionnalisation reste l’option la meilleure pour pouvoir s’assurer une véritable insertion professionnelle et se qualifier sur des techniques particulières.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine et souvent le samedi, sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– A son compte en travaillant pour les particuliers. L’électricien le plus connu est celui qui intervient à domicile pour refaire l’installation électrique, assurer la maintenance ou la pose d’antennes et d’alarmes

– A son compte comme électricien-commerçant. Certains électriciens se spécialisent dans la pose et dans la vente de matériels, d’antennes, de satellites ou de produits de télécommunication personnelle (installation de modems Internet, etc.)

– Dans des établissements. Quelques électriciens travaillent comme agents de maintenance dans des établissements (collèges, etc.), mais ils peuvent alors être amenés à effectuer d’autres tâches (peinture, tonte de pelouse, etc.) dans le cadre de leur fonction

– Au sein des entreprises de BTP. Ce professionnel peut être amené à tirer des câbles, à câbler des armoires et parfois même être amené à effectuer des installations électriques dans les appartements en construction, etc.

– Dans le secteur de la haute tension qui recherche des profils qualifiés pour intervenir sur les lignes et sur les installations de réseaux. Certains électriciens sont chargés d’installations temporaires comme celles des sons et lumières ou bien ils réalisent la pose d’enseignes lumineuses et d’éléments électriques de fêtes

– En grandes surfaces de bricolage. Ces professionnels sont dans ce cas chefs du rayon électricité. Attention, les salaires sont peu attractifs !

– Au sein d’entreprises et de groupes spécialisés en vente de matériels pour les professionnels

Un métier concurrentiel

Le métier d’électricien, même s’il demande dans certains cas des spécialisations (domotique, haut voltage, travaux spéciaux …)  qui sont particulièrement prisées comme compétences dans les entreprises ou sur les chantiers, est tout de même particulièrement concurrentiel en ce qui concerne le côté généraliste. Il existe en effet de nombreux artisans à leur compte et de nombreuses sociétés spécialisés, dans toutes les régions françaises.

Il est donc nécessaire que le professionnel  à son compte ait une démarche commerciale poussée, passant bien souvent par la visibilité sur internet.
En effet, en fonction du lieu d’implantation, dans les villes la concurrence est importante, dans les régions les clients sont souvent dispersés.
Les sites de mise en relation, proposant des devis d’artisans ont bien fait évoluer la situation, permettant aux électriciens de recevoir des demandes de devis électricité régulières et correspondant à leur champ d’action.

Aujourd’hui il est toutefois aussi nécessaire de chercher des champs de spécialisation qui permettront au professionnel de se distinguer et d’envisager un emploi plus qualifié ou des chantiers plus audacieux s’il est à son compte. Il peut être intéressant de se spécialiser dans les domaines autour des nouvelles technologies comme la domotique, le câblage réseau, le câblage informatique, les alarmes … qui sont d’autant de pistes qui demandent tout de même une veille constante car en permanente évolution.

Plombier-chauffagiste / Technicien du froid / Frigoriste

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : en fonction du diplôme visé mais 2 ans en moyenne pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : selon le diplôme visé, aucun diplôme ou niveau 3ème pour un CAP
Lieux de formation : en lycées professionnels ou en CFA du bâtiment ou dans des centres de formation spécialisés BTP/TP ou chez Les Compagnons du Devoir
Déplacements : OUI

Le métier

Les plombiers-chauffagistes et les techniciens du froid ou frigoristes interviennent au niveau de la pose et de la maintenance d’équipements climatiques, sanitaires, thermiques (chaudières, cuves à fuel, etc.) ou frigorifiques (entrepôts réfrigérés, matériels de restauration frigorifiques, etc.).

Ils savent lire un plan ou en concevoir un afin d’effectuer la pose des matériels. Ils disposent souvent de compétences complémentaires comme une habilitation soudure ou PGN ou PGP gaz pour les poseurs thermiques, etc.. Une extrême vigilance en matière de sécurité est en effet nécessaire pour réaliser certaines installations.

Un technicien du froid ou frigoriste ne peut pas se permettre d’être défaillant, ou de rechercher une panne de façon désinvolte ce, pour des raisons sanitaires. Les entrepôts alimentaires des grandes surfaces contiennent par exemple des produits périssables.

Le frigoriste est un technicien de maintenance ou de fabrication de systèmes de climatisation ou de systèmes frigorifiques. En tant que spécialiste des systèmes thermiques en général, il peut être amené à travailler sur des installations de chauffage !

Souvent formés de façon continue par les marques de machines, ces professionnels se doivent de connaître les spécificités des matériels afin de gagner du temps en dépannage, en maintenance ou en commande de pièces. Ils peuvent aussi être consultés par une entreprise pour des investissements en matériel et donner ainsi leur avis sur les avantages techniques, les prix, etc..

Sûrs d’eux et efficaces, ces professionnels sont mobiles car ils doivent se rendre sur différents chantiers. Il leur faut donc avoir une assez grande disponibilité et posséder leur permis de conduire (avec encore des points dessus).

Ils sont très autonomes dans leur travail et seuls en intervention. La hiérarchie n’est donc pas présente physiquement et la satisfaction client passe souvent par le résultat terrain d’où, pour eux, une démarche de maintenance préventive à assurer (anticipation des pannes en fonction de l’usure des pièces, de la récurrence de certains dysfonctionnements, etc.).

L’accès au métier

L’accès au métier de plombier-chauffagiste se fait par le CAP Installateur Sanitaire et Thermique, et se faisait par le BEP Techniques des Installations Sanitaires et Thermiques. Attention Réforme des BEP et des cursus de formation ! Un Bac professionnel Technicien en Installation des Systèmes Energétiques et Climatiques existe aussi.

On peut, pour être frigoriste, préparer le BTS Frigoriste Climatisation. Mais plus fréquemment, la formation pour être frigoriste passe par le BTS Fluides, Energies et Environnement avec ses trois options possibles : froid et climatisation, installations thermiques et sanitaires, maintenance et gestion des systèmes fluidiques et énergétiques. Des habilitations spécifiques (gaz, électricité) sont requises.

A son compte, le plombier-chauffagiste doit se déclarer à La Chambre de Métiers et de L’Artisanat et suivre un stage obligatoire préalable à l’installation (gestion comptable, etc.). Il doit aussi acquérir son certificat d’aptitude puis son attestation de capacité, tout comme le frigoriste (voir les différentes catégories).

Un CAP Plombier Chauffagiste existe aussi.

Le CAP Monteur en Installations Sanitaires permet le montage et la réparation des appareils sanitaires ou des canalisations d’eau et de gaz en amont et en aval des appareils.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine et souvent le samedi, sauf organisation spécifique à l’entreprise, ou urgences.

Les lieux d’exercice

  • A son compte avec une activité auprès des particuliers ou des entreprises pour le plombier-chauffagiste
  • Au sein d’entreprises de prestation de services (BTP souvent)
  • Au sein d’entrepôts frigorifiques, et notamment dans la grande distribution et dans la restauration
  • Au sein des industries agroalimentaires utilisant de la réfrigération
  • Auprès des constructeurs de matériels frigorifiques (camions, frigos, etc.)

Devenir plombier chauffagiste à son compte

Après avoir réussi à acquérir une certaine expérience auprès de sociétés spécialisées, ou auprès d’entrepreneurs du bâtiment, de nombreux plombiers chauffagistes s’installent à leur compte, mais ce n’est pas une mince affaire et il est important de prendre en compte certains point importants.

S’il semble évident pour la plupart des professionnels que la qualification, l’expertise, l’outillage, les véhicules, les partenaires fournisseurs, les locaux … sont fondamentaux pour créer une société de plomberie chauffagiste, nombre d’entre eux néglige l’acquisition client et la promotion de leur activité.

Devenir plombier à son compte c’est donc aussi penser à votre image de marque : le nom de votre activité, votre logo qui représentera votre marque, votre site Internet, son référencement, ce qu’il propose comme informations. Puis de nombreuses questions à se poser et des choix à faire : souhaitez vous rejoindre les plateformes Internet de mise en relation avec les clients ? Souhaitez vous vous affilier à une régie afin de garantir une certaine quantité de travail ? Souhaitez vous mettre en avant une spécialisation dans votre secteur d’activité ?

Quels que soient vos choix nous vous conseillons donc de bien les mettre à plat et d’avoir une vision claire de votre marque, de ce que vous mettez en avant et de la manière dont vous souhaitez recruter des clients.

Tuyauteur / Etancheur

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : de 9 mois à un an pour un CAP, si l’on opte pour l’obtention d’un diplôme
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour un CAP
Lieux de formation : ‘ sur le tas ‘ ou en lycées professionnels ou en CFA du bâtiment ou dans des centres de formation spécialisés BTP/TP
Déplacements : OUI

Le métier

Les tyauteurs interviennent sur des réseaux de tyauteries qui véhiculent des fluides gazeux ou liquides (eau, gaz, etc.) à des températures et à des pressions plus ou moins élevées. Ils réparent ou modifient des installations. A partir de plans, ils préfabriquent des portions de tyauteries qu’ils positionnent sur les installations.

Il est nécessaire pour eux de bien identifier les risques de leurs interventions. Les produits fabriqués ou transportés avec lesquels ils sont en contact peuvent être dangereux. Le tuyauteur est un chaudronnier spécialiste des métaux roulés (tubes et tuyaux).

L’étancheur prévoit l’étanchéité d’un ouvrage et il met en oeuvre des techniques pour empêcher toute infiltration d’eau. Il réalise des traitements d’étanchéité pour mettre ‘ hors d’eau ‘ les ouvrages. Il opère sur les parois exposées à l’eau ou à l’humidité (balcons, terrasses, parkings, etc.) en posant et en fixant les matériaux isolants les plus adaptés comme la laine minérale, la mousse plastique, le bitume, etc…

Etre claustrophobe (peur des espaces clos) ou avoir le vertige est peu conciliable avec le métier de tyauteur. En effet, les aqueducs sont en hauteur, les conduites de gaz et d’eau sous terre. Bref, ces professionnels sont peu souvent ‘ sur le plancher des vaches ‘.

Cependant, ils travaillent en équipe dans des métiers très recherchés sur le marché de l’emploi. Etre mobile est impératif pour se rendre sur les différents chantiers.

Il faut connaître des techniques parfois particulières comme la soudure ou savoir utiliser des appareils de détection (radio ou laser par exemple) pour pouvoir localiser les installations préexistantes. Il faut, de surcroît, parfois connaître le forage pour réparer le réseau ou pour effectuer de la maintenance.

Une bonne condition physique est nécessaire pour supporter les positions physiques à prendre lors de la pose ou de la maintenance des installations. Il faut parfois aussi manipuler des charges lourdes. De plus, les lieux d’exercice de l’activité sont souvent difficiles d’accès.

L’accès au métier

Un BEP Réalisation d’Ouvrages Chaudronnés et de Structures Métalliques est très apprécié (ou l’était, car Réforme des BEP et des cursus de formation) ou bien encore le CAP Constructeur de Canalisations en TP ou le CAP Construction d’Ensembles Chaudronnés qui peut être suivi d’un Bac, puis d’un BTS Réalisation d’Ouvrages Chaudronnés pour les tyauteurs. Des habilitations spécifiques (soudure, contrôle, etc.) peuvent être exigées.

Un CAP Etancheur du Bâtiment et des Travaux Publics existe.

Le Bac pro Bâtiment permet souvent d’être rapidement chef d’équipe. Cependant, il est à noter que dans ce secteur une personne très motivée peut être embauchée et formée ‘ sur le tas ‘.

Les CQP ou Certificats de Qualification Professionnelle de la branche du bâtiment sont tout à fait reconnus et recherchés par les employeurs.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Au sein de grosses entreprises de Travaux Publics

– Dans les agences d’intérim qui apprécient ces profils

– Au sein d’entreprises nationales ou privées de réseaux de distribution d’eau et de gaz

– Au sein d’entreprises de réseaux routiers comme les sociétés d’autoroutes

Conducteur polyvalent d’engins de chantier de TP / Terrassier

Devenir conducteur engin chantier

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Formation
Durée de formation : de 9 mois à 2 ans pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour un CAP
Lieux de formation : lycées professionnels ou CFA ou organismes privés de formation en TP
Déplacements : OUI

Le métier

Aux commandes d’engins de chantier de toutes sortes (pelleteuse, niveleuse, chargeuse, bulldozer, etc.), engins par ailleurs très coûteux, les conducteurs polyvalents d’engins de chantier de Travaux Publics préparent le terrain et le déblaient avant les travaux de nivellement ou de terrassement.

Le conducteur polyvalent d’engins de chantier de Travaux Publics a le compas dans l’oeil et le geste sûr pour réussir la tâche confiée. Il doit respecter les normes de sécurité pour lui-même et pour autrui. De même, il respecte et se sent responsable du matériel qui lui est confié. Il doit connaître la topographie car certains chantiers sont parfois dangereux (glissements de terrain, sols instables, sablières, etc.).

Mobile, ce professionnel peut travailler de quelques semaines à plusieurs mois sur un chantier à un endroit géographique précis, puis être amené à se déplacer ensuite ailleurs. Toutefois, en règle générale, il rentre chez lui tous les soirs.

Il doit entretenir son engin et son matériel, d’où la nécessité pour lui d’être habile de ses mains et de posséder de bonnes bases en mécanique. Il peut se spécialiser dans la conduite d’un engin particulier, notamment les grues ou les tunneliers (utilisés pour percer les collines) qui sont plus difficiles à manier.

Après quelques années d’expérience, il peut évoluer vers un poste de chef d’équipe.

Le terrassier, quant à lui, nivelle et modèle le sol. Il prépare les outils, le terrain et les matériaux nécessaires à la construction, à la réparation ou à l’entretien des bâtiments, etc..

L’accès au métier

Le CAP Conduite d’Engins de Travaux Publics, accessible en neuf mois si la personne a déjà un CAP dans un autre secteur, est le diplôme par excellence pour exercer ce métier qui nécessite une véritable formation au niveau du maniement des différents engins. Un BP Conducteur d’Engins de Chantier existe aussi.

Le terrassier, quant à lui, n’a pas besoin de diplôme spécifique.

Le CAP de Conduite d’Engins de Travaux Publics peut se passer au sein de lycées professionnels privés ou publics ou dans des organismes de formation privés. Un CACES conducteur d’engins de chantier (dix catégories différentes d’engins de chantier existent) peut aussi se préparer après avoir satisfait à un examen médical et/ou à des tests psychotechniques.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Au sein d’entreprises de Travaux Publics

Chef de chantier / Conducteur de travaux

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : 2 ans après le Bac pour faire un BTS ou pour obtenir un DUT
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat STI, Bac pro travaux publics ou bâtiment
Lieux de formation : lycées professionnels ou CFA ou organismes de formation du BTP/TP
Déplacements : OUI

Le métier

Ces professionnels sont des techniciens managers de chantiers. Le chef de chantier est un homme de terrain tandis que le conducteur de travaux gére plutôt les aspects administratifs et financiers d’un chantier. Organiser et planifier les ressources humaines sur le terrain, répartir les moyens et le matériel, réaliser les travaux en conformité avec les plans et les délais, veiller à la cohérence et à la coordination des différents corps d’état sont les challenges quotidiens de ces deux professionnels.

Ils connaissent particulièrement bien les rouages d’un chantier et ils ont une vision précise des différents corps d’état (maçonnerie, électricité, etc.). Ils doivent pouvoir tenir un langage professionnel à tous leurs interlocuteurs. Ils sont responsables, parfois même pénalement, de la sécurité des ouvriers, d’où la nécessité pour eux de connaître les normes en vigueur et de savoir les faire appliquer.

Absorbés par l’administratif, surtout le conducteur de travaux, ils gèrent la mise en oeuvre des plans avec l’architecte et ils effectuent les démarches administratives et techniques nécessaires à l’ouverture d’un chantier (demande d’autorisation préfectorale, etc.). Ils ont un regard sur les devis et sur les avenants, en collaboration avec l’économiste de la construction bien souvent, et ils s’assurent que le matériel est adapté et que les ressources humaines sont assez qualifiées pour réaliser le travail demandé. Ils étudient le cahier des charges comme le cahier des clauses techniques particulières.

Ces professionnels interviennent très rapidement lors de dysfonctionnements sur un chantier. Ils doivent rendre compte des retards pris ou des surcoûts éventuels (manque de matériel, d’employés, problèmes avec les sous-traitants, etc.). Savoir gérer les problèmes au quotidien est indispensable, et c’est sutout le rôle du chef de chantier.

La plupart d’entre eux sont des professionnels de longue date du bâtiment qui ont souvent évolué vers des postes à responsabilités. Fortes personnalités faisant autorité dans leurs compétences, ils n’ont pas peur de prendre des décisions. Ce sont d’excellents négociateurs ce, avec tous les intervenants quels qu’ils soient, le client, l’architecte, les sous-traitants, l’Administration, etc..

Fréquemment en déplacement, le chef de chantier est un homme de terrain. Le conducteur de travaux tient un rôle plus administratif. Ce dernier contrôle toutes les étapes du chantier depuis l’étude du dossier technique jusqu’à la réception des travaux. De plus, ces deux professionnels supervisent ou suivent plusieurs chantiers en même temps, d’où la nécessité pour eux d’avoir une bonne mémoire, une bonne résistance au stress et un oeil aguerri. Ils sont au top de la profession.

Bien payés et très recherchés, s’ils sont efficaces, ils sont sollicités par les entreprises qui se les arrachent. La plupart d’entre eux se spécialisent par la force des choses (chantiers routes/autoroutes ou bâtiments ou chantiers fluviaux, etc.).

Attention toutefois, car si ces professionnels sont officiellement aux trente-cinq heures, ils les réalisent bien souvent sur deux ou trois jours et leurs heures supplémentaires ne sont souvent ni récupérées ni payées. Leur journée de travail démarre très tôt le matin et ils sont constamment sur la brèche.

L’accès au métier

La voie royale vers ces métiers passe par un DUT Génie Civil ou par un BTS Bâtiment ou Travaux Publics réalisé en alternance (apprentissage ou contrat de professionnalisation), et par des stages réalisés durant le cursus de formation. Avoir un Master Génie Civil ou un diplôme d’ingénieur en construction est un plus.

Le nombre d’années d’expérience pèse fortement dans la balance et les Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) du secteur BTP/TP ont une valeur très importante sur le marché de l’emploi. Un chef de chantier peut arriver à son poste par le biais d’une promotion interne, de même qu’un conducteur de travaux, à condition de disposer d’une expérience professionnelle significative et des compétences nécessaires. La formation Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC1) est requise.

Les contraintes du métier

Il faut disposer d’une très grande amplitude horaire en semaine. On commence tôt le matin et on finit tard le soir dans ces métiers.

Les lieux d’exercice

– Dans les entreprises de TP

– Dans les entreprises de BTP

– Dans de très gros cabinets d’architectes

Témoignage

Afin d’aller un peu plus loin nous vous proposons le témoignage de Maxime, 34 ans, chef de chantier depuis maintenant 8 ans.

Au lycée d’enseignement général je n’ai pas réussi à faire mon trou, j’ai donc bifurqué vers un lycée d’enseignement professionnel dans lequel j’ai pu passer mon bac Pro mais surtout l’agrémenter d’un BTS Bâtiment Travaux Public. Sorti de l’école à 23 ans, je ne me sentais pas de suite de diriger des chantiers Il me manquait de l’expérience, du terrain. On apprend beaucoup de choses dans les livres ou lors de notre apprentissage mais lorsqu’il s’agit de gérer des budgets et surtout la sécurité des travailleurs et des futurs occupants, il ne s’agit pas de badiner !

De fait pendant 3 ans j’ai continué à travailler sur les chantier comme simple ouvrier, puis maître d’oeuvre et petit à petit j’en suis venu à prendre mes fonctions de chef de chantier.

Par quoi commencer vous un chantier ?

Très honnêtement face à un nouveau chantier, avant de m’occuper de regarder les permis, les plans, j’ai besoin de décompresser et mon premier acte symbolique est de commander un panneau de chantier . Chacun développe ses propres stratégies professionnelles, en fonction de son caractère, de ses points forts comme de ses points faibles. Pour moi le bâtiment, la construction, sont de véritables passions mais c’est clair qu’étant consciencieux et méticuleux dans l’application de mes tâches, le métier peut parfois m’apporter un peu d’anxiété, notamment lorsque nous prenons un peu de retard sur le planning ou encore quand on m’annonce une semaine de grosses pluies.

Ingénieur d’études / Ingénieur chargé d’affaires en BTP-TP

Ingenieur BTP TP

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : 5 ans environ après le Bac
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat
Lieux de formation : écoles d’ingénieurs ou Universités (Master Génie Civil et Infrastructures en deux ans après une Licence dans un IUP) ou Ecoles Supérieures de Commerce pour les ingénieurs chargés d’affaires BTP-TP
Déplacements : OUI

Les métiers

  • Ingénieur d’études en BTP-TP
  • Ingénieur chargé d’affaires en BTP-TP

Ces métiers sont pénuriques (en manque de personnel) et les entreprises du BTP/TP recherchent parfois pendant des mois des profils qualifiés. Elles se mettent souvent en quatre pour attirer vers elles des professionnels diplômés et expérimentés. Pour cela, elles sont présentes dans les jurys d’examens pour recruter directement leurs futurs salariés (issus des Universités et surtout des écoles d’ingénieurs) ou bien elles ‘ chassent ‘ des professionnels en poste chez des concurrents.

L’ingénieur d’études en BTP/TP recherche les techniques les plus appropriées pour mener à bien un projet.

Ce professionnel est responsable des études liées à la construction d’un ouvrage. Il étudie les éléments qui permettent à son entreprise de préparer son offre technique et financière et d’étudier la méthode de construction à mettre en oeuvre tout en prenant en compte la sécurité.

Quand il est ingénieur consultant au sein d’une entreprise d’audit ou prestataire de services, il peut être détaché dans une entreprise de BTP ou TP. Une équipe peut lui être imposée et il est responsable de ses résultats devant une double hiérarchie, celle de son employeur direct et celle de l’entreprise où il réalise sa mission.

Cet ingénieur est souvent spécialisé dans un domaine comme le Génie Civil (plutôt TP) ou le Bâtiment (BTP). Mais souvent, même avec un domaine de spécialisation, il maîtrise les autres domaines et les différents corps de métiers, la complexité des projets menés exigeant une grande polyvalence.

Le secteur d’activité dans lequel il développe son parcours professionnel est large et il peut être en charge de différentes missions, plus variées et plus complexes les unes que les autres. Il fait parfois du contrôle fonctionnel et réglementaire sur le terrain car La Législation est stricte et la vie des futurs usagers des infrastructures peut être mise en jeu.

L’ingénieur chargé d’affaires en BTP/TP est un expert dans le domaine du BTP ou du TP avec en plus une dimension commerciale. Il propose une solution globale au besoin d’une entreprise, une réponse technique, marketing, commerciale, tout en maîtrisant les risques. Il conseille techniquement une entreprise, propose une ou des solutions, qu’elle valide ou pas.

Puis, il assure la vente, l’installation ou la mise en route du projet et la surveillance technique et commerciale pendant, et après la vente. Il est l’interlocuteur privilégié du client et des services internes. C’est un homme de relations. Il coordonne les acteurs de la construction et les différents intervenants.

Il détecte les affaires, il étudie les problèmes et il réalise les actions commerciales et marketing. Il répond aux appels d’offres, établit l’offre commerciale, financière et technique, monte les dossiers et s’implique dans la réalisation du projet. Il réalise aussi le suivi commercial.

Bien souvent, il travaille avec un portefeuille de clients, essentiellement des entreprises, qu’il se doit d’étoffer par de la prospection. Ces ingénieurs chargés d’affaires travaillent beaucoup avec leur carnet d’adresses qui représente parfois un élément décisif dans leur recrutement.

Le monde du BTP/TP est en manque important de profils qualifiés. Les salaires et les avantages sont attractifs et il est courant que les ingénieurs chargés d’affaires passent d’une entreprise à une autre.

Une flexibilité de planning leur est indispensable pour les déplacements chez les clients ainsi que la maîtrise de l’anglais car certaines entreprises sont internationales. La langue anglaise est alors leur langue de travail.

L’accès au métier

Le sésame, c’est de faire, pour pouvoir exercer ces métiers, un parcours dans une école d’ingénieurs en BTP ou TP avec le choix d’une option de dernière année déterminante pour la spécialisation professionnelle.

Ecoles généralistes d’ingénieurs avec une option Génie Civil (Centrale) ou écoles spécialisées Travaux Publics comme L’Ecole des Ponts, tiennent le haut du pavé.

L’Ecole Supérieure des Travaux Publics, L’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers et L’Ecole des Ponts sont les plus prisées pour effectuer un parcours d’ingénieur d’études TP/BTP. Il y en a bien d’autres encore.

L’ingénieur chargé d’affaires a un profil ingénieur TP/BTP et/ou Ecole Supérieure de Commerce.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique à l’entreprise. Des déplacements au national et à l’international sont à prévoir pour les ingénieurs chargés d’affaires.

Les lieux d’exercice

– Au sein de bureaux d’études dans les grandes entreprises de BTP/TP

– Au sein de cabinets spécialisés en contrôle réglementaire pour les entreprises de BTP/TP

– Au sein des cabinets d’ingénierie et d’entreprises prestataires de services en conseil, en audit ou en sous-traitance pour de la gestion de projets

– Au sein des Collectivités Territoriales comme contractuels ou comme titulaires après avoir passé et réussi un concours, essentiellement de catégorie A, c’est-à-dire accessible avec un niveau Licence minimum

Maçon / Coffreur bancheur

Devenir maçon

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : aucune, sauf si l’on décide de faire un CAP ou un diplôme supérieur
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour un CAP
Lieux de formation : ‘ sur le tas ‘ ou en lycées professionnels ou en CFA du bâtiment ou dans des centres de formation pour adultes
Déplacements : OUI

Le métier

Ces professionnels travaillent le plus souvent en plein air à la réalisation d’ouvrages en béton ou en parpaings ou en pierre. Avoir une bonne condition physique est recommandé pour exercer ces métiers.

Le maçon coule du béton, monte des murs, des cloisons et tous les éléments porteurs d’une construction. Il emploie aussi des éléments préfabriqués. Il est impératif qu’il sache lire et comprendre un plan technique. Amené à se déplacer sur les chantiers, il travaille en équipe mais il se doit d’être autonome une fois les ordres du chef de chantier ou du conducteur de travaux reçus. Il peut évoluer vers des fonctions d’encadrement, s’il en montre les compétences.

Le coffreur bancheur est un spécialiste du béton armé. Il procède à la construction de tous les ouvrages et bâtiments réalisés à partir d’un moule et d’armatures métalliques noyées dans une masse de béton. Il assemble des éléments de construction préfabriqués en béton, béton armé et béton précontraint.

Il assure la jointure et l’étanchéité de son travail par des enduits spécifiques. Il lui faut avoir l’esprit très pragmatique et être sûr de ses compétences car une fois le béton coulé, les rectifications passent souvent par la démolition ou par le colmatage, autant dire par des manipulations difficiles et coûteuses en temps et en argent.

Il faut vraiment à ce professionnel être mobile pour pouvoir se déplacer sur les différents chantiers.

L’accès au métier

Le CAP Construction Maçonnerie Béton Armé ou le BEP Techniques du Gros Oeuvre du Bâtiment est apprécié (Attention Réforme des BEP et donc des cursus de formation !). Le Bac pro Bâtiment ou le BP Maçonnerie permet souvent d’être rapidement chef d’équipe.

Cependant, ce secteur est dans une telle pénurie de main d’oeuvre qu’une personne très motivée peut être embauchée et formée sur le tas. Elle est d’abord aide-maçon, puis maçon. Il faut toutefois, en règle générale, se former en centre pour être coffreur bancheur.

Les CQP ou Certificats de Qualification Professionnelle de la branche du bâtiment sont tout à fait reconnus et recherchés par les employeurs. Pour exercer à son compte, il faut se déclarer à La Chambre de Métiers et de L’Artisanat et suivre un stage obligatoire préalable à l’installation (gestion comptable, etc.).

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique de l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Au sein de grosses entreprises de Travaux Publics, principalement pour les coffreurs bancheurs

– Au sein de toutes les entreprises de BTP/TP, petites, moyennes ou grandes, ou chez des sous-traitants

– Dans les agences d’intérim qui apprécient ces profils

Technicien de maintenance / Ingénieur bâtiment / Domoticien / Ascensoriste

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier  Métier Métier Formation
Durée de formation : 2 ans minimum après le Bac pour être technicien, 5 ans après le Bac pour devenir ingénieur
Diplôme requis d’entrée en formation : Bac STI ou Bac pro MEI pour faire un BTS MI ou Maintenance Industrielle, Bac scientifique pour devenir ingénieur, Bac pour être ascensoriste ou domoticien
Lieux de formation : lycées professionnels ou Grandes Ecoles d’Ingénieurs ou centres de formation en alternance
Déplacements : OUI

Les métiers

  • Technicien de maintenance
  • Ingénieur bâtiment travaux neufs
  • Domoticien
  • Ascensoriste

Les techniciens de maintenance sont souvent polyvalents. Ils maîtrisent l’électronique, la pneumatique, l’hydraulique. Bon sens et capacité d’analyse terrain font partie de leurs qualités professionnelles.

Qu’ils soient dans l’industrie ou dans le secteur de la domotique (installation et maintenance des équipements du foyer, portails, électroménager, etc.), ils se doivent d’être à jour sur le fonctionnement des matériels et des systèmes, d’où la nécessité pour eux d’avoir une expérience professionnelle solide, d’être débrouillards et de se documenter techniquement.

Ces professionnels peuvent être sédentaires ou mobiles, et ils se déplacent alors chez les clients. Cependant, même sédentaires, ils doivent avoir leur permis de conduire car il leur arrive d’avoir à se rendre chez un fournisseur, etc..

Leurs délais d’intervention en entreprise sont en général réduits, car en maintenance curative (lors d’une panne), la production est à l’arrêt ou fortement freinée. La pression économique se fait alors sentir.

Il faut donc à ces professionnels savoir prendre rapidement une décision tout en mesurant les conséquences de leur choix. Une erreur d’intervention sur une machine coûteuse peut entraîner rapidement un licenciement du technicien et une réputation plus que défavorable. Soyons positifs toutefois, les erreurs de cette ampleur sont rares !

Ces professionnels techniciens de maintenance interviennent aussi en amont en maintenance préventive (essentiellement dans l’industrie). Ils doivent alors envisager les pièces à changer, évaluer l’usure des machines, créer des tableaux d’intervention avec un protocole précis pour pouvoir gagner du temps lors des prochaines pannes similaires, etc..

La majorité des techniciens de maintenance participe à l’installation des machines et veille à la bonne mise en marche du matériel. Il leur faut donc avoir une bonne condition physique, sans mal de dos particulier. Le port de charges lourdes peut être important et les positions d’intervention ne sont ni toujours ergonomiques ni toujours agréables à tenir.

Ce sont des postes où les professionnels jouissent d’une certaine indépendance. Ils sont considérés comme des experts dans leur domaine et ils sont un rouage essentiel de la production, même si parfois ils sont oubliés quand tout va bien.

Ils sont parfois amenés à gérer des projets, notamment en maintenance préventive, et à mettre en place des modèles préventifs, correctifs et curatifs de manière informatisée. Enfin, certains d’entre eux forment le personnel ou les chefs d’équipe aux dépannages de premier niveau sur les machines.

Bon sens, analyse visuelle rapide, habileté manuelle, réactivité, débrouillardise (la pièce demandée n’est pas toujours disponible, etc.), compétences pluridisciplinaires (électromécanique, pneumatique, etc.) et sens de l’autonomie sont autant d’atouts à avoir pour réussir dans ce métier.

Il faut noter cependant que les demandes de techniciens de maintenance en hifi-vidéo ou en électroménager sont en baisse. En effet, une fois en panne, il est plus rentable de changer un appareil plutôt que de le faire réparer. De plus, les services après-vente de réparation en grande distribution disparaissent (centralisation auprès du constructeur). En revanche, l’industrie recherche des profils qualifiés en maintenance et les techniciens en domotique extérieure (portail, etc.) ou domoticiens ont encore du travail.

L’ascensoriste surveille, dépanne et répare un parc d’ascenseurs, de trottoirs roulants, d’escaliers mécaniques dans le cadre d’une législation stricte. Il doit savoir travailler dans l’urgence, être adaptable, s’intéresser aux nouvelles technologies et être autonome. Il ne devra pas être sujet au vertige ou claustrophobe.

Le BEP Métiers de L’Electrotechnique ou Maintenance des Equipements Industriels et le Bac pro ELEEC (électrotechnique, énergie, équipements communicants) ou MEI sont la porte d’entrée vers ce métier d’ascensoriste. Ce Bac pourra être suivi d’une Mention Complémentaire (MC) Technicien Ascensoriste ‘ Services et Modernisation ‘. Attention Réforme des BEP et des cursus de formation !

Les ingénieurs bâtiment travaux neufs sont des professionnels responsables de la réalisation des infrastructures. Ils connaissent la réglementation des différents corps d’état et le Code des Marchés Publics. Ce sont des gestionnaires soucieux de la réalisation des projets dans le respect du coût, de la qualité et des délais. Ils peuvent assurer des missions de maintenance des équipements, du matériel et des infrastructures. Ils définissent, optimisent les moyens à mettre en oeuvre et participent aux projets d’investissements.

Plutôt polyvalents, ils animent et dirigent une équipe de cadres et de techniciens. Pour devenir ingénieur bâtiment travaux neufs, faire une école d’ingénieurs s’impose, une Grande Ecole si possible. Le parcours de formation peut être réalisé en alternance. Ces professionnels négocient et coordonnent à tous les niveaux des chantiers travaux neufs.

L’accès au métier

Le BEP Electromécanique a été pendant longtemps suffisant pour occuper un poste de technicien de maintenance en industrie. Attention Réforme des BEP et des cursus de formation ! Il faut désormais avoir un BTS MI ou Maintenance Industrielle ou un DUT Génie Industriel et Maintenance (GIM) pour s’insérer correctement sur le marché de l’emploi du technicien de maintenance.

Si ce BTS est réalisé en alternance, c’est alors la meilleure voie pour une insertion professionnelle réussie. A son compte, le Bac pro Electromécanique peut suffire.

Un ingénieur bâtiment travaux neufs doit suivre un parcours en école d’ingénieurs et doit être spécialisé en BTP ou TP ou Génie Civil ou Urbanisme.

Pour devenir ascensoriste, il s’agit souvent de faire une formation en alternance en partenariat avec de grandes marques qui ont leurs propres centres de formation. Elles recrutent actuellement à partir du Bac. Se reporter à la fiche métier qui détaille les voies d’accès au métier. Il est aussi possible de préparer dans le cadre de formations pour adultes ou d’un contrat de professionnalisation le titre professionnel d’Agent de Maintenance d’Ascenseurs ou le Certificat Professionnel ‘ Agent Qualifié de Maintenance Ascenseurs ‘. Des habilitations électriques seront à obtenir.

Des cabinets de contrôle et d’expertise technique des ascenseurs sont chargés de réaliser des audits, de vérifier le bon fonctionnement des appareils, la qualité des équipements et leur mise en conformité (contrats de maintenance, contrôle périodique, etc.).

Pour être domoticien, voir le BTS Domotique ou le BTS Systèmes Electroniques.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique de l’entreprise ou urgences.

Les lieux d’exercice

– Dans l’industrie, quel que soit le secteur d’activité à partir du moment où l’entreprise est robotisée

– A son compte, comme expert en machines-outils dans l’industrie ou comme expert en domotique (équipements du foyer, portail, électroménager, etc.)

– Dans Les Collectivités Territoriales possédant de grosses installations

– Aux sièges des grandes marques de constructeurs

Géomètre-topographe / Géomètre expert

Devenir géomètre

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier  Formation
Durée de formation : 2 ans après le bac minimum pour être géomètre-topographe, plus pour devenir géomètre expert
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat S ou STI
Lieux de formation : lycées professionnels ou écoles privées du BTP ou grandes écoles spécialisées pour devenir géomètre expert (ESGT, INSA, ESTP)
Déplacements : OUI

Le métier

En bureau d’études et sur le terrain, le géomètre-topographe est un professionnel qui est sollicité sur des projets précis et généralement ponctuels comme des aménagements de terrain, des identifications de propriétés foncières, etc.. Bien connu pour se déplacer avec sa mire et pour être posté à des endroits souvent inattendus, il fait des relevés métriques qui serviront à établir des plans et une carte exacte des détails d’un terrain.

Ses plans représentent tous les détails apparents du sol et ils doivent tenir compte des limites juridiques, des contraintes fiscales et du cadastre. On retrouve aussi ce professionnel dans l’immobilier où il est sollicité pour des relevés ou pour des expertises ou pour l’estimation de biens.

Une fois les données relevées, le géomètre les traite en bureau d’études afin qu’elles soient exploitables ensuite par d’autres intervenants (corps du bâtiment et du TP en gros oeuvre). De plus, le géomètre-topographe expérimenté peut être aussi amené à faire des études qui fixent les limites des biens fonciers. Il peut aussi collaborer à l’établissement du plan d’occupation des sols ou expertiser la valeur d’une propriété agricole ou encore faire de la gestion d’immeubles.

On a cependant plutôt affaire pour remplir les précédentes tâches citées à de très bons techniciens géomètres (bac+2/3) ou à des géomètres experts.

A ce stade, ces professionnels seront amenés à travailler en collaboration avec des intervenants externes. Bon sens du relationnel, confiance en soi et compétences affirmées seront alors nécessaires.

Ce métier est technique et ses outils le sont aussi. Regarder à travers ce qu’on appelle communément les mires, c’est effectuer des relevés topographiques.

De plus, il faut savoir manier l’outil informatique et notamment les outils de DAO – Dessin Assisté par Ordinateur – pour modéliser bien souvent en 3D les relevés et les projections.

Le géomètre-topographe peut se spécialiser et devenir géomètre expert après avoir validé un diplôme supérieur.

L’accès au métier

Si le BEP Géomètre-Topographe existe ou plutôt existait (Attention Réforme des BEP !), il vaut mieux aujourd’hui se diriger directement vers le Bac pro Géomètre-Topographe pour pouvoir réussir à s’insérer professionnellement. Le BTS Géomètre-Topographe permet d’avoir une plus grande autonomie sur le terrain et il forme des profils recherchés pour leurs compétences de techniciens géomètres et pour leurs coûts salariaux relativement modérés comparés à ceux des ingénieurs géomètres.

Il y a aussi plusieurs Grandes Ecoles spécialisées, au Mans (ESGT), à Strasbourg (INSA), à Paris (ESTP) et à Marne-la-Vallée ( ENSG) pour devenir Géomètre Expert (diplôme de géomètre expert foncier DPLG, Diplômé Par Le Gouvernement) ou ingénieur géomètre en trois ans. Elles sont la voie royale pour l’insertion, un label de qualité hors pair. Quand on est diplômé DPLG, il faut se déclarer à L’Ordre des Géomètres Experts.

Pour devenir géomètre expert, une autre possibilité est envisageable : avoir un BTS Géomètre-Topographe et une expérience significative et suffisamment longue en cabinet de géomètres experts pour pouvoir devenir géomètre expert DPLG et se déclarer ensuite à L’Ordre des Géomètres Experts. Mais attention cette solution passera forcément par la validation préalable d’un diplôme supérieur au BTS par le biais d’une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) par exemple !

Attention Réforme pour permettre à certains diplômés de l’Université (juristes, géographes) de décrocher Le DPLG !

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– En libéral, à son compte ou comme associé au sein d’un cabinet de géomètres experts pour un géomètre expert

– Comme salarié au sein d’un cabinet de géomètres experts pour le géomètre-topographe

– Dans Les Collectivités Territoriales, suite à un concours (notamment pour travailler sur les P.O.S ou Plans d’Occupation des Sols)

– Dans les grosses entreprises de BTP et TP pour intervenir en amont des chantiers avec l’architecte

– Dans certains grands groupes immobiliers pour déterminer les superficies foncières et pour estimer les biens

Tailleur de pierre / Staffeur ornemaniste / Vitrailliste / Miroitier d’art

Devenir tailleur de pierres

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : de 9 mois à 2 ans pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou un niveau 3ème
Lieux de formation : CFA, lycées professionnels, organismes de formation continue pour adultes, Compagnons du Devoir
Déplacements : OUI

Les métiers

  • Tailleur de pierre
  • Staffeur ornemaniste
  • Vitrailliste
  • Miroitier d’art

Ces professionnels créent des oeuvres à partir de la matière brute ou bien ils restaurent des éléments déjà existants. Ils se déplacent dans La France entière pour travailler. Exercer ces métiers demande donc une grande disponibilité familiale.

Etre tailleur de pierre ou être staffeur ornemaniste demande d’avoir aussi une très bonne condition physique et médicale (pas d’allergies à la poussière, etc.). Peu de femmes s’orientent vers certains de ces métiers à cause des ports de charges lourdes (sacs de plâtre, matériels pesant plus de six kilos sans compter les vibrations, etc.). C’est la raison pour laquelle elles travaillent plutôt en atelier aux finitions. Ces postes en atelier sont aussi ouverts aux personnes handicapées.

Avoir le goût du travail manuel est impératif. Si les techniques s’apprennent, la maîtrise du métier vient avec l’expérience, et le coup de main aussi. Ces métiers sont encore très corporatistes, surtout pour les tailleurs de pierre et les miroitiers d’art. Une grande solidarité existe souvent entre collègues d’une même entreprise et ceux qui ont réalisé leur parcours par la voie de l’apprentissage sont recherchés. Il y a en effet transmission et formation ‘ sur le tas ‘ de jeunes qui bénéficient alors de vrais tutorats.

Les machines et les produits utilisés (plomb, etc.) sont parfois dangereux pour la santé, d’où l’intérêt de bien connaître son métier et de prendre les précautions nécessaires. Si La Loi interdit l’utilisation de matières dangereuses dans les habitations, elle n’empêche pas que, dans le cas de rénovation du patrimoine par exemple, ces produits fassent partie intégrante du projet (du plomb pour le vitrailliste, etc.).

Avant de se lancer dans la réalisation, il faut souvent à ces professionnels revenir sur les plans d’origine afin d’établir les cotes, les volumes, de décider des matières à utiliser, des techniques à employer, etc.. Le travail en amont est donc important et une très bonne connaissance en Histoire de l’Art est un atout non négligeable.

Le tailleur de pierre travaille dans une carrière ou en atelier ou directement sur un chantier pour donner forme, selon des plans, aux blocs de pierre, de granit, de marbre, etc..

Cependant, le marché lui offre aussi la possibilité de créer des oeuvres personnelles. Une fois en possession des plans qu’il a établis ou annotés, le tailleur de pierre passe à la réalisation, le plus souvent avec des outils ou des machines qu’il tient à la main. Il travaille en général à l’extérieur. Le travail est donc physique.

Le tailleur de pierre travaille souvent directement sur un chantier où il réalise des éléments architecturaux en pierre de taille (murs, arcs, linteaux, etc.). Quand il s’agit de rénover les gargouilles d’une église, gare au vertige et aux mains qui tremblent !

Le staffeur ornemaniste travaille essentiellement en intérieur avec du staff qui est un matériau en plâtre spécifique composé de fibre et de toile. A partir de dessins, il crée des moules et des formes dans lesquels il verse le staff pour obtenir après séchage la forme désirée. Il peut créer ou rénover des moulures, par exemple des plafonds à la française. Les travaux ont souvent lieu dans des monuments historiques ou dans des demeures anciennes de particuliers aisés. Le stucateur travaille quant à lui un enduit imitant le marbre et la pierre, le stuc.

Comme le tailleur de pierre, le staffeur ornemaniste veille à préparer son travail avant de passer à la réalisation, puis à l’intégration de sa pièce dans le décor. Sa prise en compte des attentes clients, dans le cas de marchés privés, est déterminante car il se doit d’agir en cohérence avec l’ensemble d’un projet souvent pluridisciplinaire (miroitier d’art, peintre-décorateur, etc.). Il doit être extrêmement précis et concentré dans ses gestes.

Le miroitier d’art (miroirs, etc.) est le spécialiste de la coupe de verres plats traités. Il crée des miroirs, des fenêtres, des vitrines, etc..

Le vitrailliste (vitraux) fabrique et pose le vitrail. Il coupe les verres de couleurs qui seront cuits et assemblés grâce à des baguettes de plomb qu’il soudera. Il restaure et surtout, plus ponctuellement, il crée des pièces.

N.B. : Des miroitiers peuvent travailler à la découpe de verre, de plexiglas ou de certains PVC (polychlorure de vinyle) dans le cas de production d’objets usuels (dessus de table, etc.). Dans ce cas, ils travaillent essentiellement sur des machines à commandes numériques comme salariés au sein d’entreprises.

Attention à la concurrence car, très longtemps recherchés, certains professionnels ont aujourd’hui des difficultés sur le marché de l’emploi, faute de commandes (taille de pierre, etc.) !

L’accès au métier

Il faut pour exercer l’un de ces métiers faire une formation d’au moins un an ‘ sur le tas ‘ auprès d’un professionnel. Un diplôme est un plus.

Les techniques sont très particulières et les milieux assez fermés, d’où l’intérêt et le bon sens qui consistent à aller chercher le savoir là où il est, c’est-à-dire chez ceux qui exercent le métier.

Des formations comme le CAP Tailleur de Pierre ou le CAP Plâtrier-Staffeur ou le CAP Staffeur-Ornemaniste sont un excellent tremplin théorique et pratique pour apprendre son métier et l’exercer ensuite.

Pour les miroitiers d’art et pour les vitraillistes, le plus court chemin de formation reste encore un contrat d’apprentissage ou un contrat de professionnalisation menant par exemple au CQP Vitrail, Certificat de Qualification Professionnelle qui est l’équivalent d’un CAP mais qui émane de la branche professionnelle.

Il est aussi possible de préparer un CAP en tant que tel, CAP Arts et Techniques du Verre option Vitrailliste pour les vitraillistes et miroitiers d’art ou CAP Constructions d’Ouvrages du Bâtiment en aluminium, verre et matériaux de synthèse pour les miroitiers. Des BMA ou Brevets des Métiers d’Art peuvent être préparés comme le BMA volumes option staff et matériaux associés.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Dans une entreprise de BTP spécialisée en rénovation du patrimoine et positionnée sur des commandes publiques

– En indépendant sur des commandes privées amenées par le bouche à oreille, le réseau de l’école de formation, etc.

– En indépendant et en partenariat avec des cabinets d’architectes spécialisés dans le haut de gamme ou dans le patrimoine ancien

Plâtrier plaquiste

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : aucune ou 2 ans environ pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour faire un CAP
Lieux de formation : ‘ sur le tas ‘ ou en lycées professionnels ou en CFA du bâtiment ou dans des centres de formation spécialisés BTP/TP ou dans des centres de formation pour adultes
Déplacements : OUI

Le métier

Ces professionnels du BTP interviennent dans le second oeuvre, c’est-à-dire dans l’aménagement et dans la finition des bâtiments. Même s’ils travaillent à l’intérieur la plupart du temps, ils exercent néanmoins des métiers physiques qui offrent de nombreuses opportunités d’emploi et qui comportent des tâches variées. Il leur faut avoir une certaine mobilité familiale et une bonne logistique (avoir son permis de conduire par exemple) pour pouvoir se déplacer sur les différents chantiers.

Le plâtrier plaquiste est donc un professionnel du second oeuvre qui agence les intérieurs en posant les isolants, en montant les cloisons (en plâtre, etc.) et en assurant les finitions (peinture, etc.). Il s’y entend en isolation intérieure et en pose de menuiseries.

Il travaille en équipe et sur des chantiers, et une bonne condition physique lui est nécessaire pour porter les charges lourdes. Avoir une bonne circulation sanguine et avoir une tension stable sont deux éléments recommandés pour pouvoir exercer ce métier. Il y a en effet des mouvements spécifiques à effectuer (bras en l’air, etc.).

Souvent, les plâtriers plaquistes sont aussi peintres en agencement d’intérieur. Leur travail s’effectue dans la poussière, dans la laine de verre et dans les émanations de peinture, d’où l’intérêt pour eux de porter un masque.

Ce sont des professionnels très recherchés car le secteur du bâtiment est souvent en pénurie de main-d’oeuvre, bien que le marché de l’immobilier ne soit plus aussi flamboyant.

L’accès au métier

Le CAP Plâtrier-Plaquiste ou le BP Plâterie et Plaques ou encore le Bac pro Aménagement et Finitions du Bâtiment est souhaité mais si une personne est très motivée et en bonne condition physique, elle peut apprendre le métier de base ‘ sur le tas ‘.

Pour exercer à son compte, il faut se déclarer à La Chambre de Métiers et de L’Artisanat et suivre un stage obligatoire préalable à l’installation (gestion comptable, etc.).

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Au sein de toutes les entreprises de BTP/TP, petites, moyennes ou grandes

– Dans les agences d’intérim qui apprécient ces profils

– Au sein des Collectivités Territoriales

– Au sein d’organismes de gestion d’appartements et de maisons

Carreleur / Solier moquettiste

Devenir carreleur moquettiste

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : aucune ou 2 ans environ pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour faire un CAP
Lieux de formation : ‘ sur le tas ‘ ou en lycées professionnels ou en CFA du bâtiment ou dans des centres de formation pour adultes spécialisés BTP/TP
Déplacements : OUI

Les métiers

  • Carreleur
  • Solier moquettiste

Ces professionnels du BTP interviennent dans le second oeuvre, c’est-à-dire dans l’aménagement et dans la finition des bâtiments.

Le carreleur et le solier moquettiste s’occupent de revêtir les sols mais aussi des murs et des façades. Ils assurent les finitions et la décoration (mosaïques, etc.). Il vaut mieux pour eux savoir découper ‘ droit ‘ et avoir une bonne représentation spatiale. Il leur faut bien maîtriser comment disposer les éléments à poser pour des raisons techniques, esthétiques et économiques. Carrelages, grès, marbre, moquette, linoléum, parquet coûtent cher, etc..

Le solier moquettiste s’occupe de toutes les poses de revêtements souples, et donc autres que le carrelage et le parquet traditionnel qui sont des revêtements rigides.

Ces artisans ne sont pas de simples exécutants mais des professionnels qui planifient leur travail, qui ont un véritable savoir-faire, une habileté manuelle indéniable et un sens esthétique probant.

Leur santé est parfois mise à rude épreuve notamment leur dos et leurs genoux, d’où l’importance pour eux de travailler en adoptant les positions appropriées et de rester vigilants sur les règles de sécurité (poussière, découpe, etc.).

Ces professionnels sont très recherchés car le secteur du bâtiment est souvent en pénurie de main-d’oeuvre, bien que le marché de l’immobilier ne soit plus aussi flamboyant.

L’accès au métier

Le CAP Carreleur-Mosaïste ou Solier-Moquettiste ou le Bac pro Aménagement et Finitions du Bâtiment est souhaité. Mais si une personne est très motivée et en bonne condition physique, elle peut apprendre le métier de base ‘ sur le tas ‘.

Pour exercer à son compte, il faut se déclarer à La Chambre de Métiers et de L’Artisanat et suivre un stage obligatoire préalable à l’installation (gestion comptable, etc.).

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Au sein de toutes les entreprises de BTP/TP, petites, moyennes ou grandes

– Dans les agences d’intérim qui recherchent ces profils

– Au sein des Collectivités Territoriales

– Au sein d’organismes de gestion d’appartements et de maisons

– Chez des distributeurs de revêtements de sols et de moquettes

Charpentier / Couvreur zingueur

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Métier
Durée de formation : de 9 mois à 2 ans pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour faire un CAP
Lieux de formation : en lycées professionnels ou en CFA du bâtiment ou dans des centres de formation spécialisés BTP/TP ou dans des centres de formation pour adultes (AFPA) ou chez Les Compagnons du Devoir
Déplacements : OUI

Les métiers

  • Charpentier
  • Couvreur zingueur

Bien que l’on rattache traditionnellement ces métiers aux métiers du bois, les évolutions techniques, les besoins et les raisons économiques font que de nouveaux matériaux sont désormais travaillés dans ce secteur d’activité (charpentes métalliques, etc.). Les charpentiers conçoivent et réalisent les ossatures qui serviront de supports aux couvertures et aux menuiseries des bâtiments.

Ces professionnels travaillent à la conception et à la réalisation des pièces en atelier, puis à la pose sur les chantiers. Il faut savoir lire un plan technique, être capable de se concentrer sur une tâche et pouvoir travailler à la fois en autonomie et en relais avec une équipe pour rejoindre ces professions. Sur les chantiers, le montage des échafaudages est particulièrement déterminant pour la sécurité et pour le bon déroulement des opérations.

Attention, le travail se fait dans des environnements parfois bruyants qui induisent des mises en danger physiques (machines coupantes, interventions en hauteur, ports de charges lourdes, etc.) ! Des protections sont donc indispensables et une bonne cohésion des équipes aussi.

Les finitions assurent la qualité du travail et la viabilité de tout ce qui a été réalisé en amont (étanchéité des toits, imperméabilité des installations, esthétique visuelle, etc.).

Le charpentier travaille donc à la conception de la charpente en atelier selon un plan technique, des matériaux spécifiques et des contraintes environnementales et réglementaires (quartiers historiques, etc.). Il vient ensuite sur le terrain monter la charpente, souvent à l’aide d’engins élévateurs.

Le couvreur zingueur est chargé de la pose et de la rénovation de toiture et il intervient après le charpentier pour assurer l’étanchéité des bâtiments, que ce soit avec des matériaux traditionnels (tuiles, ardoises, zinc, plomb, etc.) ou modernes. Ne pas avoir de mal de dos fulgurant ou un vertige insurmontable est indispensable pour pouvoir rejoindre cette profession.

Dire que ces métiers sont recherchés dans le BTP est un euphémisme. Les conditions climatiques parfois difficiles, le manque de personnes qualifiées font que ce secteur toujours en croissance – même s’il peut voir son activité ralentie en fonction de la conjoncture – est souvent en pénurie de main-d’oeuvre qualifiée.

L’accès au métier

Le CAP Couverture ou le CAP Charpente Bois par exemple permet une insertion professionnelle rapide. Les salaires sont peu motivants au départ mais la pénurie de main-d’oeuvre, surtout en charpente et couverture, permet de se qualifier et de voir son salaire augmenter. Des Mentions Complémentaires (MC) existent comme une MC Alu-Produits de Synthèse.

Les jeunes sont très appréciés pour renouveler les effectifs. A partir du moment où la personne est formée, le marché de l’emploi lui est en général ouvert. Voir aussi des diplômes plus élevés comme le BTS Charpente Couverture, le BP Charpentier ou Couverture ou le Bac pro Bois.

Pour travailler à son compte, il faut se déclarer à La Chambre de Métiers et de L’Artisanat et suivre un stage obligatoire préalable à l’installation (gestion comptable, etc.).

Il est aussi possible de préparer, si l’on est titulaire d’un CAP de Charpentier de Marine ou d’une Mention Complémentaire Charpente Navale, un BP Charpentier de Marine. Le titulaire de ce BP intervient dans la réalisation de travaux en neuf, en réparation, et en restauration sur des navires en bois et en matériaux associés.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine – sauf organisation spécifique à l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Dans les entreprises de couverture et de toiture

– Dans les scieries et dans les entreprises forestières

– Dans des entreprises ayant des activités de conception et de pose d’escaliers, de fenêtres, de portails, etc.