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Financer sa réorientation professionnelle

Financer sa formation

Changer de voie professionnelle en cours de carrière est une démarche à la fois ambitieuse et structurante. Elle suppose une réflexion approfondie, souvent amorcée par un bilan de compétences, mais elle soulève rapidement une question centrale : comment financer concrètement cette transition ? Car au-delà du projet, la reconversion implique des réalités économiques qu’il est indispensable d’anticiper.

Entre perte temporaire de revenus, coûts de formation et incertitudes liées au retour sur le marché du travail, cette étape demande une préparation rigoureuse. Il ne s’agit pas seulement de choisir une nouvelle orientation, mais de sécuriser un parcours dans la durée. Plusieurs dispositifs existent pour accompagner ces transitions, mais leur accès dépend de critères précis et d’un montage administratif souvent exigeant.

Comprendre les mécanismes de financement, identifier les leviers mobilisables et construire un projet cohérent sont donc des éléments déterminants. C’est à cette condition que la réorientation professionnelle peut devenir une véritable opportunité d’évolution, plutôt qu’un risque difficile à maîtriser.

Comment financer une réorientation professionnelle en cours de carrière ?

Question pertinente car même si l’on a pu dans le cadre d’un bilan de compétences salariés se construire un projet professionnel réaliste et réalisable, il va falloir songer à financer sa reconversion dont on aura bien sûr au préalable pesé toutes les conséquences (perte de salaire et d’avantages acquis, retour sur le marché de l’emploi avec un statut de jeune diplômé sans expérience, etc.).

La meilleure chance de financement d’une formation est souvent représentée par le Fongecif et un départ en Congé Individuel de Formation, à condition que l’entreprise d’accueil cotise au Fongecif, et pas à autre OPCA ou OPACIF disposant de moins de fonds dédiés au financement des départs en CIF .

Le départ en CIF, d’un an maximum, sera suspendu à plusieurs conditions :

  1. le réalisme du projet professionnel qui devra déboucher en sortie de formation sur une insertion professionnelle durable
  2. le taux de financement du maintien des salaires et des frais de formation
  3. l’appartenance pour un départ en formation aux publics prioritaires (personnes non diplômées, femmes de plus de quarante ans, etc.)
  4. l’inscription dans un parcours diplômant
  5. l’acceptation dans la formation visée par l’organisme de formation, l’école, etc.
  6. le respect des délais administratifs (dépôt de dossiers, etc.)
  7. l’accord de l’employeur pour un départ en formation
  8. l’acceptation du financement du CIF par le Fongecif ou tout autre OPCA

Les heures de DIF dégagées ou le plan de formation de l’entreprise peuvent participer au montage d’une action de reconversion mais elles ne permettront jamais de la financer en totalité.

Les demandeurs d’emploi peuvent eux aussi prétendre à une formation pour faciliter leur retour à l’emploi.
Ces formations ne permettent que très rarement de faire une reconversion de fond sauf s’il s’agit de se former sur un métier où la demande en personnel est forte. C’est Pôle emploi qui décide de la pertinence d’un départ en formation et qui l’autorise.


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