Devenir Ostréiculteur / Conchyliculteur / Pisciculteur

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : selon le diplôme visé
Diplôme requis d’entrée en formation : selon le niveau du diplôme visé
Lieux de formation : lycées maritimes et aquacoles, CFA, organismes de formation pour adultes spécialisés proches des lieux d’exercice de l’activité, écoles d’ingénieurs pour l’obtention de diplômes supérieurs
Déplacements : OUI

Le métier

Ce sont des métiers difficiles physiquement et physiologiquement car on y travaille au rythme des saisons et des marées. La plupart de ces travailleurs exercent leur métier dans des concessions maritimes où un esprit particulier règne entre ostréiculteurs (éleveurs d’huîtres fertilisées dans des parcs), conchyliculteurs (coquillages) ou pisciculteurs (poissons), esprit de compétition ou de collaboration, c’est selon. Il y a une forme particulière de traditions et de culture attachée à ce secteur d’activité et les modes de communication y sont parfois informels.

Les concessions maritimes, les aménagements et les matériels nécessaires (parcs à huîtres, bassins de décantation, bâteaux à fond plat, tables, cabanes, etc.) demandent des investissements. Ces investissements sont lourds et réalisés en fonction d’une réglementation très stricte, de contrôles sanitaires souvent renforcés lors des dérives environnementales (pollution, algues, etc.), d’où la nécessité d’être un excellent gestionnaire et de bien connaître le milieu de production (réglementation, techniques, biologie, etc.) pour s’en sortir.

La profession s’équipe de plus en plus électroniquement, et il ne faut pas être allergique aux nouvelles technologies.

De plus, il faut avoir une grande habileté manuelle pour pouvoir entretenir les bateaux, rénover les bassins, etc., que ce soit pour de la petite maintenance (peinture, etc.) ou pour de grosses interventions.

Ce sont de très beaux métiers quand on les exerce avec ‘ son coeur et ses tripes ‘ et non par obligation (familiale, financière, etc.).

Ce constat posé, la hiérarchie n’est pas pesante. Le travail est lourd et il faut ‘ l’abattre ‘, que ce soit en mer, en bassin ostréicole ou ailleurs. L’activité suit le cycle de la nature et des saisons.

Ce sont souvent les enfants qui reprennent l’activité de leurs parents. Il faut pour s’insérer dans ces métiers fermés être le plus souvent issu du milieu. Attention ce secteur rencontre des difficultés !

L’accès au métier

La plupart des exploitants succèdent à leurs parents ou reprennent une exploitation suite à un départ en retraite, etc.. Un diplôme est désormais obligatoire pour être à son compte.

C’est cependant la motivation et le coeur à l’ouvrage qui font la différence car la formation se déroule aussi ‘ sur le tas ‘.

Des filières de formation existent par le biais de lycées maritimes et aquacoles et de CFA (Bac Pro Cultures Marines puis BTSA Productions Aquacoles dans ce même domaine ou BTA Aquacole ou Bac Professionnel d’Aquaculture, etc.). Des diplômes supérieurs existent comme le DESTA et certaines écoles d’ingénieurs dispensent des enseignements optionnels en aquaculture et pêches maritimes et fournissent des cadres aux entreprises industrielles d’aquaculture (ENSA, INA, etc.)

Attention Réforme des BEPA et donc des cursus de formation !

Les organismes de formation sont souvent proches des secteurs d’activité. Il faudra donc être très mobile et courageux si l’on ne vient pas du milieu et si l’on veut rejoindre ces professions.

Des brevets de navigation peuvent être nécessaires aux professionnels exerçant leur activité en mer ouverte. Il s’agit du CACMNC (Certificat d’Aptitude à la Conduite des Moteurs de Navires Conchylicoles) pour l’usage des navires conchylicoles de petite taille ou le Certificat de Capacité pour les navires plus importants. Le premier niveau de plongée peut être demandé de même que de détenir certains CACES.

Les contraintes du métier

Les horaires sont aléatoires mais on travaille tous les jours, week-ends inclus en saison. Les déplacements dépendent des lieux de culture et de conditionnement.

Les lieux d’exercice

– Dans des exploitations aquacoles : bassin ostréicole, culture en bassin

– Dans le cadre de la pêche en mer, etc.