Devenir Vitrailliste / Restaurateur d’oeuvres d’art / Céramiste / Ferronnier / Mosaïste / Ebéniste

Résumé de l’accès au métier

Débouchés : Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : de 9 mois à 2 ans pour un CAP, jusqu’à 10 ans d’études pour être restaurateur d’oeuvres d’art
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour un CAP ou Bac
Lieux de formation : lycées professionnels ou CFA ou organismes de formation continue orientés Arts Appliqués ou BTP ou organismes de formation pour adultes ou écoles réputées comme L’Ecole Boulle (Ecole Supérieure des Arts Appliqués, Lycée des métiers d’art, de l’architecture intérieure et du design) ou L’INP/IFROA pour les restaurateurs d’oeuvres d’art
Déplacements : OUI

Devenir

  • Restaurateur d’oeuvres d’art
  • Vitrailliste
  • Céramiste d’art
  • Ferronnier d’art
  • Mosaïste
  • Ebéniste-marqueterie

Le métier

Ces professionnels travaillent de leurs mains. Ils créent des oeuvres ou ils restaurent des objets. Ils se déplacent souvent dans La France entière. Exercer ces métiers demande donc une grande disponibilité familiale.

Être manuel pour pouvoir exercer ces métiers est incontournable ! Si les techniques s’apprennent, la maîtrise, elle, arrive avec l’expérience. Les parcours par la voie de l’apprentissage sont recherchés. Il y a en effet transmission et formation ‘ sur le tas ‘ de jeunes qui bénéficient alors de vrais tutorats.

Les machines et les produits utilisés (plomb, etc.) sont parfois dangereux pour la santé, d’où l’intérêt de bien connaître son métier et de prendre les précautions nécessaires. Si La Loi interdit l’utilisation de matières dangereuses dans les habitations, elle n’empêche pas que dans le cas de certaines rénovations, du patrimoine par exemple, ces produits fassent partie intégrante du projet (du plomb pour le vitrailliste, des oxydes, des acides, etc.).

Avant de se lancer dans la réalisation, il faudra à ces professionnels revenir souvent sur les plans d’origine afin de déterminer les matières à utiliser, les techniques à employer, etc..

Le travail en amont est donc important et une très bonne connaissance en Histoire de L’Art est un atout non négligeable pour eux.

La réalisation doit prendre en compte l’intégration finale de la pièce dans le décor ou dans l’environnement. La prise en compte des attentes clients dans le cas de commandes privées est déterminante car le professionnel se doit d’apporter une touche cohérente à l’ensemble d’un projet parfois pluridisciplinaire.

Le vitrailliste travaille à la restauration de vitraux anciens (au plomb notamment) ou plus ponctuellement à la création de vitraux modernes. Certains chantiers de rénovation du patrimoine cherchent à mêler l’ancien et le moderne sans choquer, ce que l’on peut retrouver aussi lors de commandes privées. Le verre est parfois lourd à porter, surtout si le travail se fait en hauteur et en extérieur.

Le restaurateur d’oeuvres d’art est souvent spécialiste d’un domaine : tableaux d’une certaine époque, mobilier, tentures, etc.. Les compétences requises sont importantes. Ce professionnel doit être pointu en Histoire de L’Art, maîtriser la physique chimie, etc..

Attention peu de débouchés dans ce métier !

Un artisan qui aura réalisé un parcours de formation par le biais de L’Ecole Boulle par exemple sera ébéniste avec ou sans option marqueterie (travail à partir de lamelles de bois assemblées et collées sur des objets, notamment des meubles).

Un autre sera ferronnier d’art (travail sur tout ce qui a trait au fer forgé comme les chenets de cheminées, les grilles anciennes ouvragées, les rampes d’escalier,etc.), un autre encore sera restaurateur d’oeuvres d’art, etc..

Les restaurateurs d’oeuvres d’art ne sont pas des créateurs en tant que tels mais des professionnels qui cherchent à respecter l’esprit d’une oeuvre et son authenticité originelle.

Certaines techniques ou formules sont perdues, notamment pour fabriquer certaines couleurs à base de mercure, etc. et le restaurateur d’oeuvres d’art doit alors chercher des solutions qui se rapprochent le plus de ce qui pouvait être utilisé à l’origine. Il se documente donc, s’intéresse à L’Histoire de L’Art et des Techniques et fait des plans et des essais avant de se lancer dans la restauration d’un objet.

Une erreur peut être très coûteuse, voire même irrattrapable, d’où la nécessité d’être sûr de ses compétences et du résultat. La réputation de ces professionnels se construit à partir de leur expérience qui garantit un professionnalisme vérifiable à travers leurs réalisations.

Le céramiste d’art, souvent appelé potier, conçoit des objets usuels ou des objets de décoration (choix de la terre, tournage, modelage puis cuisson et émaillage). Les techniques utilisées sont traditionnelles de même que les outils et les modes de cuisson.

Quant au mosaïste, s’il n’est pas carreleur de profession, son travail se rapproche pourtant beaucoup des techniques du carreleur. Comme le vitrailliste, il doit travailler sur la forme, sur la couleur et il découpe des pièces en tesselles qu’il dispose sur des murs, des meubles, etc.. Travaillant au sol, sur les murs, ou parfois sur des objets, il a besoin de concentration dans son travail de pose afin que chacune des pièces assemblées se marie parfaitement avec celles qui l’entourent.

L’accès au métier

Il faut pour exercer avoir fait une formation d’au moins un an ‘ sur le tas ‘ avec un professionnel. Un diplôme est un plus non négligeable. Les techniques sont très particulières et les cercles assez fermés, d’où l’intérêt et le bon sens qui consistent à aller chercher le savoir là où il est, c’est-à-dire chez ceux qui exercent le métier.

Des formations pour être vitrailliste passent par le CQP Vitrail (Certificat de Qualification Professionnelle) qui émane de la branche professionnelle ou bien passent par le CAP Arts et Techniques du Verre option Vitrailliste. C’est un excellent tremplin théorique et pratique pour apprendre et pour exercer ensuite.

Le plus court chemin pour s’insérer professionnellement et être compétent passe par un contrat d’apprentissage ou par un contrat de professionnalisation signé avec un professionnel.

Les ferronniers d’art, les doreurs, les ébénistes ont tous un CAP qui leur est dédié : CAP Ferronnerie d’Art, CAP Art de la Reliure, CAP Ébénisterie, etc.. Un titre certifié de céramiste existe (niveau IV) ou un CAP Tournage en Céramique.

Le mosaïste peut avoir un DMA option décor du mur ou un DMRA peintures murales, fresques. Il est tout à fait possible de se qualifier par la suite avec un BMA (Brevet des Métiers d’Art) ou avec un DMA (Diplôme des Métiers d’Art) et il est même envisageable ensuite d’enseigner avec ces diplômes et une expérience professionnelle dans des écoles privées ou dans des CFA.

Le restaurateur d’oeuvres d’art doit faire de longues études (jusqu’à dix ans parfois) et la formation idéale est celle dispensée en cinq ans par Le Département des Restaurateurs du Patrimoine de L’INP avec l’entrée à L’IFROA ou Institut de Formation des Restaurateurs d’Oeuvres d’Art. L’Ecole d’Art d’Avignon et L’Ecole des Beaux-Arts de Tours proposent elles aussi un diplôme reconnu à préparer en cinq ans. L’entrée dans ces écoles se fait sur concours avec le plus souvent un niveau Bac. Un Master Conservation-Restauration des Biens Culturels se prépare aussi à La Sorbonne/Paris 1.

Voir aussi les concours de techniciens d’art qui permettent d’être fonctionnaires.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et parfois le week-end pour ceux qui ont une boutique.

Les lieux d’exercice

– Dans une entreprise de BTP spécialisée en rénovation du patrimoine et positionnée sur des commandes publiques

– En indépendant sur des commandes privées ou publiques amenées par le bouche à oreille, le réseau de l’école de formation, etc.

– En indépendant comme artisan (déclaration à La Chambre de Métiers et de L’Artisanat)

– En partenariat avec des cabinets d’architectes spécialisés dans le haut de gamme ou dans le patrimoine ancien