Devenir Traducteur / Interprète / Écrivain public

Résumé de l’accès au métier

Débouchés : Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : 5 ans après le Bac minimum
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat
Lieux de formation : Universités, écoles supérieures spécialisées en traduction et en interprétariat (ESIT, ISIT, etc.)
Déplacements : OUI

Le métier

Les interprètes et les traducteurs sont des experts en langues étrangères très cultivés. Aimer une langue et/ou les voyages est loin de représenter une motivation suffisante pour exercer ces métiers très sélectifs. Les traducteurs (mode écrit) exercent un métier solitaire qui peut s’effectuer en télé-travail, et ils peuvent être rémunérés à la page. Ils ont des délais précis à respecter, et il leur faut travailler simultanément pour différents clients. Ils peuvent exercer comme salariés ou en free lance. L’interprète transpose toujours à l’oral un discours d’une langue dans une autre sur un lieu de prestation (interprétation de conférences par exemple où un parrainage par d’autres interprètes est nécessaire, etc.).

Aujourd’hui, le marché de l’emploi recherche dans ces professions des personnes ayant une double compétence : maîtrise de langues étrangères plus une ou des spécialités techniques (droit, économie, politique, etc.). Maîtriser le français et l’anglais est une base minimum à avoir pour entrer dans ces professions. La maîtrise de langues émergentes comme le chinois, le russe, l’espagnol d’Amérique Latine, etc. est recherchée, ainsi que celle de langues plus pratiquées dans nos pays comme l’allemand.

Le traducteur intervient pour transposer à l’écrit un texte d’une langue dans une autre. Il se doit de maîtriser parfaitement deux langues, tant au point de vue grammatical et vocabulaire, etc. qu’au point de vue de la connaissance de l’état d’esprit culturel général (humour, références culturelles spécifiques, etc.).

Avoir un diplôme est déterminant, et une immersion conséquente dans le pays étranger dont on veut maîtriser la langue est incontournable. L’utilisation des outils automatisés et informatisés de traduction n’est pas suffisamment fiable. A l’inverse, posséder des ouvrages de référence comme des dictionnaires linguistiques, historiques, etc. ou des encyclopédies est essentiel.

L’interprète intervient oralement et en simultané le plus souvent. Il n’a donc pas le temps d’hésiter sur les mots ou de se poser des questions sur sa bonne interprétation des échanges. Il doit être réellement bilingue. D’ailleurs, la plupart des interprètes sont des professionnels bilingues ayant deux langues maternelles et/ou ayant vécu à l’étranger.

Ils travaillent sous différentes appellations. Certains d’entre eux, mais ils sont très peu nombreux, occupent des postes d’attachés culturels. Dans ce cas, ils sont chargés de diffuser la culture française, à l’étranger parfois, en intervenant auprès des instances politiques et culturelles. Ils organisent et coordonnent des actions spécifiques (voir l’Année de La Chine en France, les manifestations organisées par L’Institut du Monde Arabe, etc.).

Quelques uns de ces professionnels, qui ne peuvent pas vivre exclusivement de leur spécialité, travaillent aussi comme écrivains publics ou interprètes dans des Collectivités Territoriales pour aider des étrangers à réaliser leurs démarches administratives. La traduction écrite ou orale pour une autorité administrative ou judiciaire exige des conditions spécifiques d’exercice (serment ou agrément).

L’accès au métier

Des Licences en Langues Etrangères Appliquées option Traduction par exemple existent, mais aujourd’hui sans Master 2 avec une option Traduction/Interprétariat, il y a peu d’opportunités pour s’insérer professionnellement, sauf parfois s’il y a maîtrise de langues rares et recherchées (chinois, russe, etc.).

Les profils les plus demandés sont ceux qui émanent des écoles spécialisées comme L’Ecole Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs (L’ESIT où l’on entre sur concours après un Bac+2) ou L’Institut Supérieur d’Interprétation et de Traduction ou ISIT, qui d’ailleurs change de nom pour devenir L’Institut de Management et de Communication Interculturels. Ces écoles dispensent un enseignement poussé et elles jouissent d’un réseau qui permet à leurs étudiants de se constituer un carnet d’adresses intéressant.

Les doubles parcours sont un sésame précieux pour s’insérer : exemple, un Master 2 Droit et Langues ou un parcours en Institut d’Etudes Politiques (IEP) suivi d’une formation en école de traduction, etc.. D’autres écoles proposent elles aussi des cursus intéressants.

Les contraintes du métier

Le travail s’exerce à domicile en journée, sauf si le professionnel intervient sur le terrain : interprétation lors de conférences, attaché culturel chargé de la gestion d’un événement, etc.. Le travail peut s’effectuer alors en soirée et le week-end. Des déplacements sont à prévoir au national ou à l’international pour les attachés culturels et pour certains interprètes.

Les lieux d’exercice

– Au sein d’Ambassades, d’organismes multilingues et de Collectivités Territoriales, sur concours, en mission ou en rattachement direct

– Au sein de cabinets de traduction comme salariés ou en free lance ou à la mission

– Aux sièges de grandes entreprises d’import/export

– Au sein de grandes associations notamment internationales (ONU, UNESCO, etc.)

– Comme professeurs de langues au sein d’écoles privées ou publiques (avec concours ou sans comme vacataires ou comme contractuels)

– Au sein de maisons d’édition sous le statut d’auteurs (perception d’un pourcentage sur les ventes)

– Au sein de médias (chaînes de télévision notamment)

– A leur compte