Devenir Ingénieur Qualité-Sécurité-Environnement / Technicien / Assistant

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : 5 ans pour un diplôme d’ingénieur
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat
Lieux de formation : Universités et Grandes Ecoles d’Ingénieurs
Déplacements : NON

  • Technicien Qualité-Sécurité-Environnement
  • Assistant Qualité-Sécurité-Environnement
  • Ingénieur Qualité-Sécurité-Environnement

Le métier

Les techniciens, les assistants ou les ingénieurs Qualité-Sécurité-Environnement interviennent au niveau de trois points essentiels dans le cycle de fabrication d’un produit : la qualité, la sécurité et l’environnement.

La qualité est rattachée à des normes strictes et parfois complexes. Ainsi en est-il des normes ISO 9000 par exemple qui sont considérées comme un label de sérieux auprès des clients et des distributeurs mais aussi auprès des fournisseurs, des sous-traitants, de la concurrence, des actionnaires, etc..

Très fluctuants et des plus radicaux, notamment dans les industries agroalimentaires, les contrôles des services publics sont fréquents et les entreprises ne peuvent faillir sur des points précis. En effet, c’est toute la production qui peut être menacée et lorsque c’est le cas, il y a perte de confiance des clients, des délais non respectés, des stocks de produits invendables, etc..

La qualité intervient au niveau des services d’approvisionnement, de production, de conditionnement et même de distribution, notamment quand il y a des conditions particulières à respecter (chaîne du froid, etc.).

Le professionnel doit éplucher les normes, les directives et les réglementations afin de comprendre comment les appliquer sur le terrain. Il doit aussi monter des dossiers administratifs très complexes pour obtenir des certifications (ISO, etc.). Pour cela, il lui faut une patience et une concentration très fortes.

La sécurité est l’un des points les plus difficiles à faire appliquer par les entreprises qui ne voient pas toujours l’intérêt de mettre en place des plans coûteux dont elles ne visualisent pas forcément les bénéfices. La sécurité est mise en place en partenariat avec le CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail), s’il en existe un au sein de la structure.

Protection du personnel sur le site, protection par rapport à l’utilisation de machines et de produits dangereux, protection des installations techniques, etc. sont autant de missions à remplir.

L’environnement est un point qui est à la une de l’actualité. Des normes sont créées (ISO 14000), des ‘ Grenelle de l’Environnement ‘ prévoient des mesures strictes à mettre en oeuvre et les entreprises ont compris qu’en prenant en compte ces aspects, elles peuvent agir sur la valorisation de leurs déchets (recyclages, vente, etc.) et se forger une image positive auprès de leurs clients et de leurs partenaires.

Au départ, ces trois différents aspects (qualité, sécurité, environnement) étaient séparés. Dans les grands groupes, la qualité reste souvent un service particulier. Les entreprises plus petites ou ayant une politique de regroupement intègrent la qualité, la sécurité et l’environnement au sein du Service Qualité.

A partir d’audits émanant de l’interne ou demandés en externe, l’entreprise peut se repositionner et améliorer sa qualité de produits ou de services. D’ailleurs, la qualité de la prestation de services est un secteur en pleine expansion, et les laboratoires pharmaceutiques ont intégré cette donnée depuis des dizaines d’années.

Le rôle des professionnels Q-S-E (Qualité-Sécurité-Environnement) consiste aussi à sensibiliser le personnel aux bonnes pratiques, voire même à le former et à prévoir la mise en place de stages de formation adéquats.

Rigueur, anticipation, conviction, pédagogie sont des qualités indispensables à avoir. Il faut à ces professionnels savoir travailler à partir d’un budget fréquemment resserré et rendre compte de son utilisation.

L’accès au métier

Aujourd’hui, il y a peu d’espoir d’insertion professionnelle pour ceux qui n’ont pas de diplôme, quand bien même ils pourraient se prévaloir d’une expérience professionnelle conséquente. Un parcours en V.A.E. (Validation des Acquis de L’Expérience) est incontournable pour certaines personnes non diplômées mais expérimentées, que les exigences actuelles de sélection et de recrutement leur semblent recevables ou pas.

Une Licence Professionnelle en Qualité-Sécurité-Environnement est la première étape à franchir pour pouvoir trouver un emploi en tant qu’assistant Q-S-E. Un Master 2 Pro Sciences du Management et Qualité Globale Q-S-E par exemple permet d’être ingénieur.

L’orientation par les options sélectionnées, par le choix des stages ou par le parcours professionnel déjà réalisé conditionne beaucoup l’emploi et le secteur d’activité d’exercice.

Rares pendant un temps, ces profils étaient alors très recherchés. Aujourd’hui, c’est un secteur qui souffre beaucoup à cause d’une offre de services supérieure à la demande des entreprises. L’anglais est indispensable.

De jeunes diplômés issus d’écoles d’ingénieurs prestigieuses se tournent vers ces postes.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en horaires fixes de journée – sauf organisation spécifique de l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Dans l’industrie dans tous les types de secteurs (métallurgie, agroalimentaire, automobile, etc.)

– En laboratoires industriels (pharmaceutiques, etc.)