Devenir Chauffeur ou conducteur de taxi

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : de 2 à 3 mois si inscription à la préparation à l’examen du CCPCT ou Certificat de Capacité Professionnelle de Conducteur de Taxi
Diplôme requis d’entrée en formation : niveau CAP/BEP
Lieux de formation : CNFT ou parfois CFA
Déplacements : OUI

Le métier

Le chauffeur de taxi ou conducteur de taxi sillonne en voiture un périmètre géographique déterminé et il prend en charge des voyageurs qui veulent se rendre d’un point à un autre.

Maître de son véhicule en toutes circonstances, le chauffeur de taxi doit assurer l’entretien de ce dernier, et parfois même la mécanique de base. Très soucieux de sa sécurité, de celle de ses passagers, et d’autrui, il lui faut avoir une attention soutenue sur la route ainsi qu’une souplesse certaine dans sa conduite automobile.

Sourire inaltérable, amabilité, politesse sont les bases d’une approche chaleureuse avec des clients qui, en revanche, ne seront pas toujours faciles.

Le chauffeur de taxi dispose d’une série d’outils pour travailler comme un compteur horokilométrique pour fixer le prix des courses selon le jour, l’heure et la zone, un terminal de paiement et un système de communication d’information trafic et de guidage, etc..

Dans les grandes villes, il est souvent rattaché à une centrale qui canalise les demandes de prises en charge (service payant). Le bouche à oreille pour avoir des clients réguliers est déterminant. Une certaine forme de solidarité existe entre les chauffeurs de taxi qui se rendent service mutuellement pour assurer les courses, et ainsi ne pas perdre de clients.

Les taxis peuvent désormais assurer des prestations de transport de patients autonomes pour amener ces derniers en chimiothérapie, etc.. Ils doivent alors valider leur PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1 – ex AFPS).

L’accès au métier

Il faut avoir son permis de conduire, de préférence depuis plus de deux ans, un niveau d’études égal ou supérieur au CAP/BEP, un casier judiciaire vierge, un certificat médical et son Attestation Prévention et Secours Civiques de niveau 1 pour pouvoir se présenter au Certificat de Capacité Professionnelle de Conducteur de Taxi (CCPCT).

C’est l’examen obligatoire à réussir pour exercer à son compte ou en salarié. La réussite à cet examen donne une autorisation d’exercer (c’est comme une carte professionnelle) qui précise le ou les départements où la profession peut être exercée. Mais attention la réussite à l’examen n’ocroie pas une Licence pour stationner sur la voie publique !

L’examen se décompose en deux parties, l’une avec une épreuve d’admissibilité composée d’unités de valeur de portée nationale ou locale et l’autre avec une épreuve d’admission composée d’une unité de valeur de portée locale. Il y a donc deux séries d’épreuves distinctes.

Des centres de formation agréés préparent à l’examen de conducteur de taxi en deux ou trois mois (Centre National de Formation des Taxis ou CNFT). A voir aussi les formations organisées dans des Chambres Consulaires (CCI ou CMA) ou par des centres habilités.

Il est conseillé de suivre une préparation à l’examen souvent payante.

Attention un chauffeur de taxi ne peut pas exercer son métier où il veut ! De plus, tout conducteur de taxi est tenu de suivre tous les cinq ans un stage de formation continue dispensé dans une école agréée.

Les contraintes du métier

Les horaires de travail sont aléatoires et s’effectuent aussi bien en journée, la nuit, en semaine, le week-end et les jours fériés. Il faut obligatoirement avoir une Licence délivrée par La Préfecture du Département pour pouvoir exercer à son compte, ou il faut en racheter une.

Les lieux d’exercice

– La plupart des chauffeurs de taxi travaillent à leur compte et ils sont donc artisans. Ils doivent racheter une ‘ plaque ‘ ou Licence à un chauffeur de taxi qui part en retraite. Cette plaque peut valoir jusqu’à plus de 200 000 Euros, à Paris par exemple. Ils peuvent aussi attendre d’obtenir une autorisation ou Licence gratuite de La Mairie ou de La Préfecture pour pouvoir stationner sur la voie publique (dix ans parfois d’attente). Cette Licence leur accorde le droit d’exercer à leur compte. Il existe un nombre limité de licences déterminé par La Préfecture de chaque Département.

– Certains chauffeurs de taxi sont salariés d’une entreprise, mais ce n’est pas le cas de la majorité d’entre eux

– D’autres chauffeurs de taxi, une minorité, sont ‘ locataires ‘, c’est-à-dire qu’ils payent une redevance à une société de taxis disposant d’une autorisation de stationnement. Dans cette configuration, la rentabilité n’est pas toujours au rendez-vous