Devenir Bijoutier / Joaillier / Orfèvre / Doreur à la feuille

Résumé de l’accès au métier

Débouchés : Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : de 9 mois à 2 ans pour un CAP
Diplôme requis d’entrée en formation : aucun ou niveau 3ème pour un CAP
Lieux de formation : écoles privées en bijouterie, CFA, lycées professionnels publics
Déplacements : NON

Le métier

Ces professionnels interviennent sur des matières premières très coûteuses parfois fragiles ou difficiles à travailler. Leur dextérité doit donc être irréprochable et leur sens de l’harmonie des formes et des couleurs bien établi.

Le bijoutier d’aujourd’hui est plutôt un vendeur de bijoux, parfois de montres, d’horloges, etc. en boutique indépendante ou dans un commerce en franchise, etc.. Il doit choisir les collections et les produits qu’il commercialisera en fonction de son type de clientèle, en fonction de la zone géographique où il est établi, etc..

Il assure aussi la comptabilité générale, le management d’une équipe si nécessaire (recrutement, animation d’une équipe de vente, etc.) et il doit chercher à développer son chiffre d’affaires par des actions commerciales adaptées (agencement des vitrines, publicités, etc.). Certains bijoutiers proposent des prestations de services comme la réparation ou la restauration de bijoux anciens.

Le joaillier est, quant à lui, un professionnel des pierres, qu’elles soient précieuses, semi-précieuses, etc.. Son travail consiste à identifier les caractéristiques d’une pierre, à envisager son usage et à la travailler en fonction de l’objectif défini (taille, polissage, sertissage, montage avec d’autres pierres, etc.). Il se documente donc, se tient à jour sur les techniques et il observe la concurrence et les modes. Il répare ou restaure des pièces anciennes. Toute erreur peut être très coûteuse, d’où la nécessité d’être sûr de ses compétences et du résultat final.

Le travail est évidemment très minutieux. Il ne faut pas souffrir de crampes chroniques ou de La Maladie de Parkinson et il faut être capable de maintenir une concentration profonde et longue. La réputation dans ces métiers se construit à partir de l’expérience qui constitue une garantie de professionnalisme vérifiable à travers les réalisations menées. Ce milieu de travail est fermé et la clientèle est spécifique.

Les grandes joailleries emploient ou sous-traitent à des personnes ayant un double profil (négociation et joaillerie) la tâche de trouver des fournisseurs en matières premières et celle aussi de négocier les prix de ces dernières.

La maîtrise de l’anglais et un planning horaire des plus souples sont alors nécessaires pour réussir. Le joaillier peut aussi intervenir comme expert dans l’authentification et l’estimation d’une pierre. Dans le cadre d’une vente publique, il peut évaluer le prix de bijoux appartenant à des personnalités par exemple, etc..

L’orfèvre, quant à lui, travaille des métaux précieux comme l’or, l’argent, le cuivre pour que ses créations puissent constituer en elles-mêmes une oeuvre ou pour qu’elles mettent en valeur d’autres supports. Il répare aussi des objets en métaux précieux. Dans ce dernier cas, il travaillera par exemple en partenariat avec un joaillier afin de créer une oeuvre cohérente, harmonieuse. Les métaux utilisés ne sont pas toujours simples à travailler, à modeler, à assembler, à enlacer, etc..

Le travail consiste alors à identifier les caractéristiques d’un métal, à envisager son usage et à le travailler en fonction de l’effet recherché. L’orfèvre se documente, se tient à jour sur les techniques et il observe la concurrence et les tendances. Il intervient aussi dans L’Art de la Table pour façonner de la vaisselle par exemple.

Certains orfèvres ont ouvert une voie, celle du travail de matières premières particulières comme le verre ou le cristal pour créer des bijoux. Les techniques et le matériel utilisés sont différents mais les aptitudes mises en oeuvre restent les mêmes : créativité, habileté manuelle, concentration, sens esthétique, harmonie des couleurs et de la forme.

Le doreur à la feuille réalise des travaux de dorure sur bois ou sur tout autre matériau (CAP de Doreur-Ornemaniste à obtenir).

L’accès au métier

Ce ne sont pas des métiers où l’improvisation est de mise. Une formation est nécessaire et conseillée, en alternance de préférence (apprentissage notamment). Le CAP Orfèvre ou le CAP Art du Bijou et du Joyau ou le CAP Bijoutier est un bon tremplin mais les débouchés sont peu nombreux.

Il est possible de se qualifier plus encore par la suite avec l’obtention de Mentions Complémentaires ou en poursuivant son parcours avec des Brevets de Maîtrise et des DMA (Diplômes des Métiers d’Art) par exemple.

Voir des écoles privées prestigieuses comme L’Institut Cartier à Paris ou L’Ecole Privée de La Bijouterie-Joaillerie. Des lycées publics sont aussi réputés comme le Lycée Polyvalent Edgar Faure à Morteau ou le Lycée de La Bijouterie Nicolas Flamel.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée et en semaine, sauf organisation spécifique de l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Dans des bijouteries, à leur compte ou en franchise, pour les bijoutiers

– Plutôt à leur compte pour les bijoutiers artisans qui créent ou qui réparent des pièces anciennes

– Au sein de joailleries pour les joailliers

– Au sein d’une orfèvrerie d’art