Devenir Archéologue / Conservateur du patrimoine / Animateur de l’architecture et du patrimoine

Résumé de l’accès au métier

Débouchés : Métier Formation Formation Formation
Durée de formation : de 3 à 8 ans après le Bac selon le poste visé
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat
Lieux de formation : Universités ou écoles spécialisées (Ecole du Louvre pour la préparation au concours de conservateur du patrimoine) ou IUP ou écoles privées (IESA, EAC, etc.)
Déplacements : OUI

  • Archéologue
  • Conservateur du patrimoine
  • Animateur de l’architecture
  • et du patrimoine

Le métier

Les archéologues reconstituent scientifiquement L’Histoire Humaine, la comprennent et la mettent en valeur à travers recherches documentaires et surtout travail de terrain (fouilles). Ils sont souvent spécialistes d’une période ancienne précise ou spécialistes de l’histoire d’un peuple (voir Les Musées d’Egyptologie, etc.).

Le rôle de l’archéologue consiste à mettre à jour l’histoire humaine ancienne et à la décrypter à travers les vestiges matériels qu’elle a laissés. Ces traces sont reflétées à travers des monuments, des productions artisanales (bijoux, poteries, etc.), des écrits (dessins, courriers, actes commerciaux, etc.), des rites et des coutumes (mort, mariage, condition de la femme, etc.).

Selon l’objet de sa recherche, l’archéologue peut porter un nom plus précis (paléontologue, etc.). Il travaille en équipe aussi bien avec des experts de sa profession qu’avec des experts des disciplines connexes (analyse biochimique des corps, datation des objets, etc.). Il collabore aussi avec des professionnels qui effectuent des recherches documentaires, qui déblaient les terrains, qui cartographient les sites, etc..

Il y a en réalité très peu d’archéologues en charge d’un chantier. Les subventions sont rares. Les Universités forment pourtant de nombreux diplômés en Histoire de l’Art, en Archéologie ou en Histoire avec une option liée à l’archéologie, malgré un marché qui n’offre que très peu de débouchés réels.

Les diplômés qui ont un poste ou qui sont chargés de projet doivent planifier les recherches (ordre des priorités, matériels nécessaires, etc.), constituer puis coordonner des équipes pluridisciplinaires, obtenir des autorisations légales d’exploitation et respecter parfois des délais très courts.

Ils doivent aussi ‘ produire du résultat ‘ soit en trouvant des objets pour enrichir culturellement les musées soit en rédigeant des publications permettant à la communauté scientifique d’avancer sur des points précis.

Il est erroné de croire que l’archéologue est toujours sur le terrain. C’est un homme (ou une femme) qui étudie dans son bureau ou en centre de recherche l’histoire humaine et ses traces déjà répertoriées, qui recoupe des informations et qui émet des hypothèses à partir de preuves tangibles (des écrits par exemple).

Il va ensuite vérifier ses postulats sur le terrain, s’il a pu réunir les financements, le matériel, la main d’oeuvre et les autorisations légales. Certains chantiers sont découverts par hasard et ce sont souvent des archéologues de renom (issus du cercle très fermé de la profession) qui sont appelés à la rescousse sur le terrain. Des fouilles préventives préalables aux grands travaux d’aménagement peuvent être réalisées par des archéologues (voir L’INRAP).

Certains diplômés en Archéologie (avec au moins un Master 2) se reconvertissent, faute de projet, dans la cartographie ou passent des concours pour travailler dans la conservation du patrimoine ou dans l’animation du patrimoine.

Le conservateur du patrimoine est un cadre pluridisciplinaire de La Fonction Publique et un expert qui doit conserver et transmettre l’histoire et la culture d’un pays. Son travail se focalise plutôt sur la mise en valeur de cette histoire que ce soit à travers les collections des musées, à travers des montages d’expositions, des jeux thématiques, des reconstitutions historiques ou des mises à disposition de bâtiments, etc..

Ce n’est pas seulement un gestionnaire administratif. C’est aussi un véritable coordinateur qui organise et gère son fonds et le fait vivre. Ce professionnel est aussi évalué en fonction du taux de fréquentation de sa structure et des recettes qu’elle génère même si cet aspect est occulté par les visiteurs.

Conserver le patrimoine ne consiste pas seulement à le ‘ mettre sous bonne garde ‘. Ces professionnels doivent aussi connaître parfaitement les caractéristiques de leurs fonds et les méthodes pour assurer leur conservation (hydrométrie, chaleur, lumière, etc.) ou leur restauration (avec bien souvent une équipe spécialisée en interne ou une équipe qui travaille en sous-traitance).

Les postes ouverts, dans le public pour la plupart, ne sont pas nombreux et les concours sont très difficiles à réussir. Plusieurs niveaux de concours existent selon les responsabilités requises par les postes et par les musées. Certains Musées ou certaines Fondations ou certains Centres d’Art sont privés. Mais c’est aussi le réseau de connaissances qui détermine la prise de poste que ce soit dans le public (affectations après concours) comme dans le privé.

L’animateur de l’architecture et du patrimoine est généralement un fonctionnaire qui est responsable de la mise en oeuvre des activités culturelles d’une ville ou d’une région et qui anime les dispositifs de l’action culturelle en s’appuyant sur parcours pédagogiques, expositions, ateliers, etc.. Il développe des projets d’animation et des partenariats et il augmente par ses actions le taux de fréquentation des lieux et des sites dont il s’occupe.

Certains animateurs de l’architecture et du patrimoine sont chargés de projets et ils soumettent des idées afin de faire vivre leurs établissements.

L’accès au métier

Le chemin le plus classique vers le métier d’archéologue passe par L’Université avec au minimum un Master de Recherche (bac+5) Archéologie et Archéosciences ou Egyptologie, etc.. Les options sont déterminantes pour l’insertion professionnelle. La plupart des diplômés se lancent dans des Doctorats (bac+8), ce qui leur permet de se spécialiser plus avant, d’acquérir des compétences, de l’expérience professionnelle et de se tisser un réseau utile pour obtenir ensuite un poste de chercheur ou d’enseignant-chercheur.

Ce secteur est très fermé. Pour entrer dans le secteur public, il faut passer des concours en lien avec le patrimoine et la culture. Peu de postes sont ouverts et ils sont très difficiles à obtenir en général. Le privé offre de belles opportunités avec des budgets parfois très intéressants à gérer.

Le conservateur du patrimoine doit réussir le concours de L’INP (Institut National du Patrimoine). Pour se présenter au concours il doit être titulaire d’un bac+3 minimum (plutôt bac+4/5 en Histoire de L’Art). Les reçus aux concours suivent une formation rémunérée de dix-huit mois.

Deux corps de métiers existent pour les conservateurs du patrimoine : Conservateur d’Etat et Conservateur Territorial avec six spécialités possibles (archéologie, archives, inventaires, monuments historiques, musées, patrimoine scientifique technique et naturel).

Les animateurs de l’architecture et du patrimoine sont recrutés sur concours locaux du réseau ‘ Villes et Pays d’Art et d’Histoire ‘. Pour se présenter au concours, il faut avoir un niveau licence au minimum et connaître l’histoire de la ville ou du pays qui recrute.

Les contraintes du métier

Les horaires sont aléatoires car ils dépendent du chantier, du projet, de l’établissement, etc..

Les lieux d’exercice

– Dans Les Musées Nationaux

– Dans Les Centres d’Art et d’Histoire privés ou publics

– Dans Les Fondations d’Art et d’Histoire privées

– Dans des Organismes gérant des collections privées pas forcément ouvertes au public

– Dans des centres de recherche à L’Université ou dans des services archéologiques départementaux ou communaux pour les archéologues