Devenir Ambulancier

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Métier Formation
Durée de formation : environ 6 mois pour obtenir un Diplôme d’Etat d’ambulancier après réussite du concours d’entrée
Diplôme requis d’entrée en formation : un BEP ou un CAP est plutôt recommandé pour réussir le concours d’entrée en formation d’ambulancier, pas d’exigence de diplôme cependant
Lieux de formation : Croix-Rouge Française, Instituts de Formation d’Ambulancier, CFA , etc.. Attention Réforme des BEP et donc des cursus de formation !
Déplacements : OUI

Le métier

Sur le terrain, l’ambulancier travaille toujours en binôme sauf s’il conduit un VSL (Véhicule Sanitaire Léger). Il doit faire équipe avec différents collègues et prendre en charge tous les types de patients, d’où une bonne aptitude relationnelle à avoir pour pouvoir rejoindre cette profession.

Ce professionnel assure donc le transport des blessés et des malades mais c’est aussi un auxiliaire de soins, c’est-à-dire qu’il est formé pour intervenir en premiers secours (massage cardiaque, bouche à bouche, etc.). Souvent il est amené à rassurer les patients et à être le relais entre le lieu où ils habitent et les centres de soins. Il peut aussi avoir des patients réguliers et dans cette configuration, son état d’esprit stable et positif est déterminant (patients allant chaque semaine en chimiothérapie, en dialyse, etc.).

Il est également chargé d’effectuer des tâches annexes comme la tenue des documents de bord, comme ceux concernant l’entretien du véhicule, etc.. Il est régulièrement en contact avec les secrétariats d’organismes comme les services d’admission des hôpitaux, les secrétariats des maisons de retraite, etc..

Après plusieurs années d’exercice, l’ambulancier peut évoluer vers un poste de régulateur qui a pour fonction de planifier les interventions des ambulanciers et de coordonner logistiquement l’activité, sur une semaine en général.

L’accès au métier

C’était un métier très porteur mais avec la réforme qui ouvre désormais aux taxis le marché réservé aux ambulances (pour ce qui est seulement du transport de personnes en VSL ou Véhicule Sanitaire Léger), les besoins en recrutement sont en baisse.

Pour simplement conduire un VSL (très peu d’emplois), il faut avoir son PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1) à jour, et à remettre à jour tous les cinq ans, et avoir satisfait à une visite médicale chez un médecin agréé par La Préfecture. Ces deux points validés, La Préfecture doit tamponner le permis de conduire qui doit être impérativement acquis depuis plus de trois ans. Le candidat est alors apte à prendre en charge des patients ayant leur autonomie motrice.

Pour être ambulancier (chef de bord), il est préférable de passer un Diplôme d’Etat d’Ambulancier (DEA et ex Certificat de Capacité d’Ambulancier) obtenu après la formation professionnelle d’auxiliaire ambulancier et la réussite à l’examen. Il faut aussi avoir 18 ans, un niveau 3ème, un permis B obtenu depuis plus de trois ans révolus, ses vaccins à jour et satisfaire à une visite médicale autorisant la conduite des ambulances et VSL.

Comme la plupart des diplômes relevant du Ministère de La Santé, ce diplôme est assujetti à un concours payant préalable à l’entrée en formation et se déroule dans des Centres d’Enseignement des Soins d’Urgence, des CFA, etc.. La profession d’ambulancier est aussi accessible à toute personne sans diplôme d’ambulancier ayant un diplôme de secouriste (AFGSU niveau 2) et une formation professionnelle d’auxiliaire ambulancier de 70 heures (plus vaccins à jour et visite médicale). Une attestation professionnelle est obligatoire dès le premier emploi depuis le 1er janvier 2010.

Les contraintes du métier

Les horaires sont variables, travail en journée, la nuit, les week-ends et les jours fériés.

Les lieux d’exercice

– La plupart des ambulanciers travaillent au sein d’entreprises privées de transports sanitaires

– Une minorité d’entre eux entre dans La Fonction Publique au sein des SMUR par exemple (Services Mobiles d’Urgence et de Réanimation qui dépendent des hôpitaux)

– Certains se mettent à leur compte et créent leur propre entreprise de transports sanitaires