Devenir Agent de transit / Affréteur

Résumé de l’accès au métier

Débouchés Métier Métier Formation Formation
Durée de formation : 2 à 3 ans après le Bac minimum, compter plutôt 5 ans
Diplôme requis d’entrée en formation : Baccalauréat
Lieux de formation : lycées professionnels, Instituts Universitaires de Technologie, écoles d’ingénieurs en Transport et Logistique
Déplacements : NON

Le métier

Les agents de transit et les affréteurs assurent les interfaces administratives, commerciales et économiques au niveau logistique et transport entre un expéditeur et un destinataire dans le cadre d’échanges nationaux ou internationaux (import export). Il s’agit pour eux de trouver des solutions au meilleur rapport qualité/prix/délais pour faire transiter des marchandises.

En fait, il leur faut agir de la manière la plus efficace et la plus rentable qui soit, tout en veillant au respect de La Législation en vigueur et au respect des consignes et des règles de sécurité.

Loin d’avoir la tête dans les nuages, ces professionnels sont pragmatiques, capables d’intervenir dans l’urgence, ce qui constitue l’essentiel de leur quotidien. Ils doivent régler par la négociation des litiges concernant des réclamations, des clauses de cahiers des charges non respectées, et autres aléas (grèves, avaries de marchandises, flambées des prix du carburant, etc.).

Ils coordonnent les différentes équipes (commerciales, transport) et travaillent avec les services des douanes ou avec des organismes portuaires (CCI), etc..

De l’organisation de la réception des marchandises chez l’expéditeur au stockage, puis au transit vers le destinataire, ces professionnels doivent envisager tous les cas de figure et proposer une solution fiable qui doit être validée par les clients.

Une partie de leur travail peut s’effectuer lors du montage de dossiers administratifs (déclarations de douanes, certificats sanitaires, etc.) aux procédures strictes et parfois complexes, notamment lorsqu’il s’agit d’import export en dehors de L’Union Européenne.

Ces démarches peuvent prendre du temps et parfois freiner, voire retarder, le transit. C’est pourquoi il faut à ces professionnels de la ténacité, de la conviction et une bonne dose de débrouillardise pour trouver des solutions et satisfaire le client, tout en ne débordant pas du cadre législatif du transport.

L’affréteur, quant à lui, est celui qui, en tant qu’intermédiaire entre clients et transporteurs, choisit le moyen de transport le plus adapté (routier, maritime, ferroviaire, fluvial ou aérien) aux besoins des expéditeurs et des destinataires.

L’anglais, le sens de l’organisation et un sens commercial affirmé sont indispensables pour exercer ces métiers. Il s’agit en effet de veiller à l’atteinte de l’objectif de marge, à la satisfaction du client et à la fiabilité des sous-traitants tout en s’appuyant sur la législation en vigueur, les prix du marché et la géographie des transports.

L’accès au métier

Le diplôme minimum demandé pour accéder à ces métiers est le Bac pro Logistique ou Exploitation des Transports. Ces deux baccalauréats sont souvent préparés dans les lycées professionnels.

Cependant, pour une meilleure insertion professionnelle, il vaut mieux acquérir un BTS Transport ou avoir un DUT Gestion, Logistique et Transport préparé dans un Institut Universitaire de Technologie dépendant d’une Université.

Une première expérience professionnelle est souhaitable, d’où l’intérêt de bien choisir son lieu de stage.

Pratiquer l’anglais est plus que recommandé.

Certaines entreprises demandent désormais un bac+4/5 comme une Maîtrise en Sciences de Gestion, Sciences Economiques ou Commerce International. Des diplômes d’école d’ingénieurs en Transport et Logistique existent comme ceux de L’ISEL ou Institut Supérieur d’Etudes Logistiques du Havre par exemple.

Les contraintes du métier

Le travail s’effectue en journée, en semaine, et fréquemment le samedi, selon l’organisation spécifique de l’entreprise.

Les lieux d’exercice

– Dans de grandes entreprises privées de logistique

– Sur concours dans les organismes publics ou parapublics de plates-formes logistiques (ports, aéroports, etc.)